LE LITRE
pondre , quand vous leur demanderesr du pain : « Attendez , il n'y en a pas. »
Si vous ne pouvez maintenant partager leur tâche, efforcez-vous au moins de la leur rendre moins rude par le soin que vous prendrez de leur complaire, eldeles aider, selon votre âge, avec une tendresse toute filiale*
Vous manquez d'expérience et de rai-' son : il est donc nécessaire que vous soyez guidés par leur raison et leur expérience ; et ainsi , selon l'ordre naturel et la volonté de Dieu , vous devez leur obéir, prêter à leurs conseils, à leurs enseignements une oreille docile. Les petits même des animaux n'écoutent - ils pas leur père et leur mère , et ne leur obéissent - ils pas à l'instant lorsqu'ils les appellent , ou les reprennent , ou les avertissent de ce qui leur nuiroit?
Faites par devoir ce qu'ils font par instinet.
Dieu vous a-l-il donné des frères, des sœurs : que rien n'altère jamais la paix entre vous ni l'affection que vous vous devez mutuellement. Vous êtes sortis des mêmes entrailles et le même lait vous a aourris : est-il un lien plus fort et plus sacré que celui-là? Faites en sorte que les années le resserrent toujours davantage. Notre sentier sur la terre est difficile et rude : pour y marcher avec assurance , pour n'y point trébucher à chaque pas^ appuyez -vous les uns sur les autres.
Plusieurs se perdent par un choix léger de leurs amis et de leurs compagnons : ne vous liez qu'avec ceux qui giarebent dans la route du bien , dont la conduite est irréprochable. Les autres