CHAPITRE VIII
Jes. 14, 19:50 ix6aXXeiv, Luc. 6, 12. Es entspricht somit ganç dem jxiavat ày(aa[xa xat àyfouç (I, Macc. I, 46), welches Antiochus gebot ; vgl., v. 39. On sait très bien, en effet, que le temple ne fut pas détruit et que le sanctuaire fut dévasté et profané. On peut voir, dans le premier livre des Machabées (ch. I, 23, 24, 39, 41, 42, 4^-49, 57, 62), la description des événements prédits ici. — La forme masculine des deux verbes que nous venons d'étudier ne se rapporte pas à la corne, mais au roi qu'elle représente.
12. Et une armée m sera placée0 auprès du (Sacrifice) Perpétuel0 pour le crime p, et elle jettera à terre ? la vérité'; et elle agira*; et elle réussira4.
a Le mot zaba' est employé, ici, sans article, et nous sommes, dès lors, autorisés à ne pas lui donner la signification qu'il a aux versets 10 et H. Sans doute, l'absence de l'article ne suffirait pour donner au mot du texte le sens que nous lui donnons , mais elle permet de le lui donner. Il semble que si l'auteur avait voulu désigner le même objet, il aurait écrit hazzeba', c'està-dire « l'armée » (susmentionnée). On objecte, il est vrai, qu'il a été déjà question d'une zaba' aux versets 10 et H, et qu'il est question de cette même k armée » au verset 13. Mais, dans le premier de ces versets, ce mot est caractérisé par le mot « cieux, » et au verset 13, la zaba' dont il s'agit est unie avec le sanctuaire, qodes. Au verset M, l'article indique qu'il s'agit de l'armée mentionnée au verset 10. Ainsi, le contexte explique très bien qu'il s'agit là du peuple de Dieu, du peuple élu. Il en est tout autrement ici. — » Sera placée, tinnaten, 3« pers. futur niphal de ■JT13, donner, mettre, placer, établir. Ce verbe est au féminin à cause de zaba\ qui est considéré ici comme un nom colllectif et emplojéau féminin. - ° Auprès du tanAd; haï signifie ici auprès de, près de, à côté de. On le traduit par « sur » avec le sens de « contre ». Stuart : Over, in a hostile sensé, impljing that the daily sacrifice was subjected to oppressive and impious supervision. Mais cette armée avait surtout pour but d'empêcher le tamîd et de lui substituer un sacrifice païen. — p Pour le crime, pour la transgression ; par le péché, par l'idolâtrie. L'expression tflTS? se compose de a qui signifie « pour » ^ cause de) (au sujet de) ; et de pgg, défection, crime. Ce crime sera défini au verset suivant : il s'agit du crime de la désolation ou de la profanation du temple. C'est le crime commis par un pouvoir oppres-
sif, impie, idolâtre, qui devait empêcher d'offrir des sacrifices au vrai Dieu, et présider à des sacrifices offerts à des suppôts de Satan. Fësah est en opposition avec le tamîd et indique la transgression du culte mosaïque et le remplacement de ce culte par un culte idolâtrique. — q Elle jettera à terre, elle livrera au mépris, elle abaissera, elle vilipendera, profanera. Les divers sens de salak sont indiquées au verset précédent. Rosenmùller : Et projiciet cornu illud veritatem, i. e. veri Dei cultum ad terram, vilipendet et ipse, et ut ab aliis quoque vilipendatur efficere conabitur. — r La Vérité, 'émet, c'est-à-dire la vraie religion, le culte du vrai Dieu, la loi mosaïque : la religion révélée dans la Loi et les Prophètes sera abaissée, jetée à terre, humiliée. — • Et elle agira (hastah, 3° pers. prêt, fémin. kal, de nt'7 faire, agir) à sa guise, selon sa volonté; sous-entendu "j^-i, volonté, agrément, plaisir : elle opérera, elle se démènera comme elle voudra. — 'Elle réussira, vehîzelihah, hiphil, faire réussir, réussir, de nSîf, traverser, passer, réussir. Daniel voit, dans un avenir plus ou moins éloigné (voj. vs. 23), l'interruption des sacrifices du matin et du soir et la profanation du sanctuaire du Dieu vivant. Une armée de païens, une armée d'Antiochus, fut imposée à la ville et elle remplaça le culte de Jéhovah par le culte des prêtres du paganisme. Le premier livre de Machabées nous apprend le résultat de l'envoi d'Appollonius à Jérusalem « avec une grande suite » : la cité de David fut fortifiée et habitée par « une race de péché », qui « fut un piège pour le lieu saint », et qui empêcha d'offrir les sacrifices prescrits par la loi (ch. I, 35-38, 47-50; voy. p. 631). D'un autre côté, le Voyant put avoir devant lui le spectacle du culte païen intronisé dans le lieu saint. Car l'impie ne se contenta pas de détruire le sacerdoce du temple et d'enlever à Dieu le sacrifice perpétuel. Il établit un autre corps de sacrificateurs; de sorte qu'une zaba païenne remplaça l'armée du ciel et fit offrir des sacrifices impurs en rapport avec l'impiété d'Antiochus.
Quelques exégètes ont donné au mot zaba.de ce verset une traduction conforme à la nôtre. Grotius : et exercitus, i. e, praesidium Antiochi, dabitur, imponetur urbi contra juge sacrificium, per scelus (id est propter scelera a Judœis perpetrata). I. D. Michaelis et la version syriaque s'expriment de la même manière. Hitzig transforme la zaba' en « une expédition militaire {Feld^ug) qui fut faite ou conduite contre le sacrifice quotidien avec crime » {mit Frevel). Mais il oublie que natan ne signifie pas « conduire ». "Wieseler se rapproche davantage du