‹ Le Livre du propháete DanielChapitre 252 sur 318 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

viendra établir son règne glorieux. — Les traducteurs n'ont pas indiqué avec assez de précision le sens de ce verset : « je suis venu pour t'apprendre ce qui arrivera aux derniers jours (in novissimis diebus — Vulgate) ; Rosenmùller : in posteritate dierum, i. e. in futuris temporibus ; Stuart : in later Urnes; Lengerke : Am Ende der Tage\ Reuss : « à la fin des temps » ; Neucbàtel : dans la fin des jours. — s Car encore une vision. Le mot hazon {"IlTri ) signifie ici «prophétie», comme dans Isaïe (ch. I, 4). Au reste, il est bien évident que les visions prophétiques de Daniel sont des prophéties. Le mot f\y (encore) indique que, en dehors des prophéties contenues dans les chapitres VII, VIII et IX, il y a encore une prophétie. C'est sans raison que quelques rabbins ont conclu de ce passage qu'une autre révélation serait faite à Daniel pour lui expliquer celle-ci. — h Pour ces jours, layyamim (wnoih). Ce mot offre l'article et il se rattache ainsi à la période qui vient d'être indiquée. Ainsi la Vulgate n'a pas très exactement rendu le sens : quoniam adhuc Visio in dies. Carrière traduit ainsi cette traduction latine : « car cette vision ne s'accomplira qu'après bien du temps». On y a vu que cette prophétie ne s'accomplirait que « dans un temps éloigné », que «dans des jours lointains, c'est-à-dire dans les temps messianiques. Saint Jérôme a trop souvent pris cette expression comme désignant la fin du monde : non in vicino tempore, sed in novissimis diebus id est in consummatione saeculi. Mais la vision du ch. XI n'a pour objet que la fin de la période comprise entre Cyrus et Antiochus Epiphane ; et cette fin est le règne de ce dernier roi aboutissant à un châtiment divin.

15. Et lorsqu'il parlait selon ces paroles, je tenais ma face vers la terre et je gardais le silence1.

1 Nê'êlamtt, conj. niphal de cdSn (être muet) qui a un sens réflexe : je me tins moi-même silencieux. — Daniel n'est pas encore tout à fait revenu à lui-, il résume les paroles de l'ange ; il n'ose regarder celui qui lui apparaît et il n'est pas même en état de proférer une parole. Il est comme fasciné devant l'apparition, et il ne se montrera prêt à recevoir la révélation qu'après avoir été touché de nouveau par l'Ange.

16. Et voici! comme une ressemblance des fils d'Adam j toucha krnes lèvres; et j'ouvris ma bouche,

et je parlai; et je dis à celui qui se tenait debout devant moi : Mon Seigneur, dans la vision, mes articulations1 se sont tournées en moi et je n'ai (aucune) force.

a Comme une ressemblance (demût) des fils d'homme, c'est-à-dire comme quelqu'un qui avait une forme humaine. Cette expression n'est pas la même que celle qui est indiquée au chap. VIII (vs. -15). Au lieu de bneij .(fils), les LXX ont lu yad (main,) et ils ont traduit : w; éuouoai; yv.ooç, àvOpoj-ou (comme une ressemblance de main d'homme) ; cette ressemblance d'homme est celle de l'Ange qui vient de parler. Rien n'indique qu'il soit question d'un ange différent ; c'est toujours celui qui s'est présenté au verset 18. Il ne paraît pas qu'il soit le même que l'ange des chapitres VII (43) et VIII (15). Daniel n'avait senti d'abord que la main de celui-ci, et, dans ce moment, il voit sa figure. — k Littér. (était) touchant mes lèvres. L'Ange rend ainsi à Daniel la faculté de parler que la crainte et la frayeur inspirées par la grande apparition (5, 6), lui avaient fait perdre, i Mes articulations. Le mot zarim (c^ij? de zar, pierre, caillou). Divers commentateurs ont pensé que ce mot signifiait ici les angoisses de l'àme : on peut le rattacher à zûr (presser, assiéger, affliger). Lengerke (meine Schrecken), Maurer [terrores met) le traduisent par « terreurs, » Mais on ne peut dire : « Les terreurs se sont tournées en moi. » Reuss a imaginé de mettre là des « convulsions ». (« J'ai été saisi de convulsions »), RosenmùlJer» plus correct, s'exprime ainsi : Tormina alicujus in ipso converti minus congrue dicitur. Et visiones a Deo oblatœ exanimatum quidem reddunt prse metu, et debilitatum, non vero dolores excitant; vid. Vs. 8. Sed recte Jarçhi et hic, et 1 Sam. IV, 19. nn>3? franco-g-allica voce nunc obsoleta l '' cardoneil, i.

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e. cardines interpretatus est, quem significatum' et Proverb. XXVI, 14. obtinet, ad quem loc. vid. not. Sunt igitur verba nostra sic explicanda : in visione ista, quee Vs. 5.6. descripta est, versisunt cardines mei apud me; cardines corporis autem vocantur extremitates ossium insertse membrorum acetabulis, quse in iis continentur haud secus ac cardines ostii in forium ansis. Sensus igitur hic erit : ossium meorum cardinibus prse terrore laxatis compages membrorum resolutae sunt, unde summa débilitas. (Cf. ch. V, 6). Jarchi a donc très bien traduit ce mot par « gonds. » Il s'agit là des jointures des membres. La Vulgate

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