CHAPITRE XI
rendu le sens de ce verbe : Quasi tempestas veniet. — i II traversera (de "132?. passer, traverser).
41. Et il entrera dans le pays de la Gloire; et des multitudes k succomberont ; mais celles-ci seront sauvées de sa main : Edom, Moab et la capitale l des fils d'Ammon m.
k Des multitudes. Quelques commentateurs prennent rabbot (ni3"ï) pour un adjectif féminin qui se rapporterait au subst. ''arazot (terres) exprimé au verset qui précède. Mais rabbot peut très bien être regardé comme un pluriel neutre {multa) qui, pris substantivement, signifie des « multitudes. » — ' Le commencement. Le mot rvuiO (commencement, premier, prémices) indique la partie principale, la capitale (cfr. Genèse X, 10); d'après Rosenmùller, la portion la plus remarquable (prœstantior eorum pars). — m Ces populations seront épargnées par Antiochus parce qu'elles devaient l'aider dans la guerre contre les Juifs (I Mach. V, 3-8; IV, 61). Moab n'existait plus comme nation au temps d'Antiochus. C'est pourquoi on s'est demandé avec raison comment un écrivain de cette époque aurait eu l'idée de mentionner ce peuple. On n'a pas osé dire que le pseudo-Daniel ait mis en avant le nom d'Ammon, dans le but de tromper le lecteur et de se donner une couleur archaïque. Nous avons montré suffisamment la sincérité et la véracité de l'auteur, pour que les criticistes soient tenus à le respecter et à ne pas lui attribuer de pareils motifs. Aussi Moses Stuart, qui s'est égaré au sujet des quatre empires et en ce qui concerne les 70 semaines, mais qui n'a pu s'empêcher de reconnaître l'authenticité du livre, s'est senti conduit à cette conclusion : le tableau exposé devant nous offre une de ces touches minutieuses qui semblent indiquer la main qui doit l'avoir dessiné (t he sketch before us exhibits one ofthose minuts touches, which seem to point to the hand that must hâve drawn it). Nous comprenons, du reste, que, en mentionnant les fils d'Ammon, l'Ange ait eu en vue ceux de cette nation qui survivaient, assujettis à des nations voisines et sous un autre nom.
42. Et il étendra11 sa main sur les contrées ; et la contrée d'Egypte n'échappera pas.
*Il enverra sa main (veîslah yadô), il l'étendra sur des contrées qu'il s'attribuera (cfr. Exode XXII, 8, II).
43. Et il s'emparera des trésors d'or©, d'argent et de toutes les choses précieuses p de l'Egypte ; et les Loubim (les Lybiens) et les Cuschim (Ethiopiens) (seront) à sa suites
0 Et il dominera sur les trésors, il agira comme en étant devenu le maître. — p Les choses précieuses, les choses désirables , nilDn, état de ce qui est désirable, agréable, précieux (res quae desiderantur. — q Sur les traces de ses pas (mizhad, pas ; ^yy fl a marché). Les Lybiens et les Ethiopiens, soumis aux Ptolémées , furent, par suite de la conquête de l'Egypte, assujétis au roi de Syrie et servirent sous ses ordres, comme troupes auxiliaires.
44. Et des rumeurs de l'Orient et du nord le terrifieront r ; et il sortira8 avec une grande fureur pour détruire et pour anéantir des multitudes.
r Des rumeurs, semuhôt (de yn\£7 il a entendu appris)... Y effrayeront, yebahuluhû (troisième pers. fut. piel, de Sn3, il a effrayé, épouvanté). — 8 II sortira (de la Syrie), il marchera en avant, il s'élancera pour combattre. Pendant que le roi Antiochus travaillait à amener par tous les moyens l'apostasie ou l'extermination de Juifs, il reçut des nouvelles qui l'effrayèrent. Il apprit en même temps que les Parthes, à l'Orient, et les Arméniens, au Nord, se préparaient à marcher contre lui. Avant de se diriger contre eux, il remit à Lysias, son lieutenant, la moitié de son armée et lui ordonna d'anéantir la nation juive et d'en distribuer les terres à d'autres peuples (cfr. Appien. ch. 45 ; Tacite, V, 8 ; I Mach., III, 37).
45. Et il plantera l les tentes de son trône u entre les mersv, vers les montagnes de Gloire de sainteté x; et il arrivera à sa fin ? ; et il ne sera pas secouru \
1 Et il fixera, veîttah, troisième pers. fut. kal,àe yaz planter enfoncer; dresser, étendre. "Les tentes de son trône, 'appaupô,