‹ Le Livre du propháete DanielChapitre 31 sur 318 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

49. Et il dit : Voici ! je te ferai connaître' ce qui arrivera1 à la fin de l'indignation u, car (c'est) pour le temps de la fin \

BJe suis te faisant connaître, môdihaka, participe hiphil de y*r> connaître, Bavoir ; il n'est pas nécessaire de le traduire ainsi : Ego intelligere facturus te swn. — » Ce qui sera. — "Dans la postériorité de l'indignation. Bé'ahartt, signifie « postériorité, ce qui est après, derrière ; fin, extrémité, suite. » Le mot Qy-y colère, offre l'article, parce que l'Ange veut que Daniel et le lecteur de sa prophétie rapportent « l'indignation » ou cette « indignation » à un événement indiqué déjà par le contexte. Il s'agit en particulier du temps déterminé (*ryia) c'est-à-dire de 2,300 soirs-matins, après lesquels viendra la délivrance. Cette indignation (divine) s'est manifesté par les calamités que Dieu envoya aux Juifs comme des témoignages de sa colère. — v Car pour le temps (fixé) de la fin, trn Tyiob >?. H faut maintenir au lamed le sens de « pour» et s'en tenir au sens strict des mots. La traduction par le datif ne donne pas le vrai sens du texte. Nam erit tempori scilicet calamitoso finis. Oahen se contente de traduire ainsi l'expression lemohëd qëz : a Au temps /deviendra la fin, ou bien cette époque calamiteuse fixée aura une fin, ce qui est annoncé par la vision est pour un temps postérieur. » La Vulgate nous donne une version analogue : Ego ostendam tibi quœ futura sunt in novissimo maledictionis (voy. au sujet de 'aharît , ch. II, p. 4 58) : quoniam habet tempus finem suum. Evidemment « le temps aura sa fin, » mais ce n'est pas le sens indiqué par le texte. Dans le même ordre d'idées, d'autres traduisent ainsi ce passage : quoniam ad tempus prœstituium, scil. prsestituto tempore erit finis indignationis. Rosenmùller observe que d'après les accents les mots lemôhëd qëz sont étroitement unis par l'état de régime, et que cela ressort aussi de ce qu'il n'y a pas lammohed avec le hé inclus de l'article, ce qui a lieu d'ordinaire lorsque ce nom est pris dans un sens absolu (ut fieri solet, cum nomen hoc definite et absolute ponitur).

Le mot qëz est donc regardé à tort par Stuart comme le sujet de ce membre de phrase, et cette erreur l'a amené à le traduire ainsi d'une façon peu exacte : For at anappointed timeis the end. Toutefois, en expliquant qëz par a final issue» ou par une fin amenée par le jugement divin, par le châtiment, comme au ch. IX, 26, il ne serait pas autorisé à restreindre ici cette expression à la

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mort d'Antiochus (That the angel calls the spécial attention of Daniel to this topic (both in vs. 17 and 19), and mentions only this, shows, beyond any good reason for doubt, that the times and punishment of Antiochus... constituée the burden of the vision just related. That others matters respecting the Medo-Persian dynasty, that of Alexander, and of his successors, arc touched upon, seems to be mainly because they stand historically connected with the dynasty of Antiochus). Lengerke reconnaît luimôme que « ce qui doit arriver à la fin de l'indignation (de Dieuj ou du châtiment est tout ce qui est dit d'Antiochus Epiphane aux versets 10-12 et 23. » Mais c'est tout à fait en dehors des données du texte, que ce critique fait coïncider le jugement d'Antiochus avec le jugement final du monde. Quelques traducteurs ont, en effet, exagéré le sens de l'expression «fin de l'indignation, » et ils ont cru qu'elle désignait «les derniers temps, » la fin du monde, Voici la version de C. B. Michaelis : Quoniam ad tempus finis, i. e. ad ultima tempora hsec visio spectat, ut verset 17. Il ne s'agit cependant pas, dans ce passage, de la fin des temps , et Stuart dit à ce sujet : « Ce qui doit arriver vers la fin be'aharît de la période d'indignation est la chose la plus saillante dans la vision prophétique, et ce que Daniel et le peuple juif avaient le plus d'intérêt à connaître. » {That which is to take place near the close of the indignationperiod, is the most prominent thing in the prophétie vision, and that which Daniel and the Jewish people were most interested to know). En effet, l'Ange veut faire connaître à Daniel comment finiront les malversations, les crimes delà petite corne, et les épreuves des juifs sous le règne d'Antiochus : la vision a pour but de montrer que, dans « les derniers temps de l'indignation, » le jugement de Dieu frappera le profanateur impie du Temple de Jérusalem, le persécuteur du peuple des saints. C'est donc à tort que Reuss se sert de notre texte pour le rattacher à la fin des temps en traduisant ainsi qu'il suit et en y ajoutant un commentaire qui en dénature le sens : « Ce qui arrivera au dernier temps de la colère de Dieu, car il s'agit de l'époque finale» (au verset 17, il a mis : « car la vision a trait au temps final»). Sur cette version équivoque, ce critique fantaisiste échafaude la note que voici : « Cette époque est sans doute éloignée du temps dans lequel le livre place son prétendu auteur. Entre Bels'aççar et le royaume des saints, il doit s'écouler des siècles. Mais comme il est facile de constater que l'auteur a écrit sous le règne d'Antiochus, jusqu'auquel il con-

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