‹ Le Livre du propháete DanielChapitre 58 sur 318 · TRADUCTION DE LA VULGATE · texte numérisé non relu

TRADUCTION DE LA VULGATE

24. Septuaginta hebdomades abbreviatce sunt super populum tuum, et super urbem sanctam tuam ut consummetur prœvaricatio etfinem accipiat peccatum, et deleatur iniquitas, et adducatur justitia sempiterna, et impleatur visio, et prophetia, et ungatur Sanctus sanctorum. — 25. Scitoergo, et animadverte : Ab exitu sermonis, ut iterum œdificetur Jérusalem, usque ad Christum ducem, hebdomades septem, et hebdomades sexaginta

duœ erunt : et rursum œdijicabitur platea, et mûri in angustia temporum. — 26. Et post hebdomades sexaginta duas occidetur Christus : et non erit ejus populus, qui eum negaturus est. Et civitatem, et sanctuarium dissipabit populus cum duce venturo : et finis ejus vastitas, et post jinem belli statut a desolatio. — 27. Conjïrmabit autem pactum multis hebdomada una ,• et in dimidio hebdomadis deficiet hostia et sacrificium ; et erit in templo abominatio desolationis • et usquc ad consummationem et Jinem perseverabit desolatio.

Traduction française et commentaire.

24. Soixante-dix semaines3 ont été décrétées1* à l'égard de ton peuple et de ta ville sainte0 : pour réfréner le crime d, et pour sceller les péchés6, et pour expier l'iniquité^ et pour amener Justice éternelles, et pour sceller Vision et Prophète11, et pour oindre Saint des Saints1.

a Semaines, propr. septaines, D»yiï* pluriel de sabûha, qu'on rend en français par le mot « semaine » (lat. septlmana), et qui est un dérivé du nom de nombre yzvi sept. Ce mot désigne une septaine, un groupe, un ensemble, une succession de sept, une heptade. Le mot !68o[j.<£ç, par lequel les Juifs alexandrins ont rendu le mot hébreu, ne signifie pas autre chose. On a dit que le pluriel sabuhîm offre une irrégularité et qu'on ne le trouve, sous cette forme masculine, que dans le ch. IX, 24, 25, 26 et ch. X, 2, 3, de Daniel. Mais on ne doit pas trouver étonnant qu'un substantif, masculin au singulier, ait une forme plurielle masculine qui a pu être usitée concurremment avec le féminin sabûhât. On trouve, en effet, dans la Genèse, ch. XXIX, 27, 28, un texte où, d'après la vocalisation massorétique, yyp est à l'état construit de la forme masculine. Il est vrai que," d'après "Wieseler, il faudrait lire y^u (sept: « Fais encore les prochaines sept années pleines »). Mais ce critique ne prouve pas que les Massorètes se soient trompés en cela. Gesenius, dans ce passage, traduit ce mot par hebdomas. Lengerke dit que l'auteur pouvait, « avec un droit égal (mit gleichem Reich), employer le masculin ou le féminin. » Il n'est pas d'ailleurs probable que la terminaison masculine de sabuhîm ait pour but de donner à ce mot une terminaison semblable à celle du mot suivant. Quoi qu'il en soit, il n'y a là aucune difficulté sérieuse, et il est plus important de nous rendre compte de la nature de ces semaines.

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