‹ Le Livre du prophète DanielChapitre 2 sur 27 · II PREFACE · texte numérisé non relu

II PREFACE

Critique répond parfaitement aux objections dirigées contre l'authenticité d'un livre qui les écrase. Nous avons, en effet, répondu péremptoirement — nous osons le dire — à tous ceux qui s'attachent à trouver dans ce saint Livre des contradictions et des preuves de non authenticité. Nous établissons qu'il n'est pas possible de contester l'ancienneté de ce livre , qu'il a été écrit àBabylone même, à une époque peu éloignée des événements, et par Daniel. L'attention de nos lecteurs sera attirée sur les arguments invoqués contre l'authenticité du livre par les rationalistes les plus en renom. Les objections des Bertholdt, Bleek, Hitzig, Lengerke, Rosenmùller, De Wette, Kuenen, etc., etc., ont été exposées, examinées, refutées, jugées et condamnées. On pourra ainsi voir aisément que tous les arguments de la critique négative tombent et disparaissent l'un après l'autre .

Nous nous sommes attaché plus spécialement à réfuter les difficultés qui se trouvent entassées dans le livre de von Lengerke (1). Ce livre est reconnu, par tous les critiques, comme offrant l'exposé le plus complet des arguments de la critique soi-disant libérale. Le professeur de Kœnigsberg s'est proposé de répondre à Hengstenberg et à Hœvernick et de résumer toutes les objections de ceux qui l'ont précédé. Il s'est trouvé qu'il résumait à peu près, en même temps, celles des critiques qui sont venus après lui ; il offre toutes les objections qui défraient encore aujourd'hui le répertoire des antichrétiens.

Ce coryphée des adversaires de Daniel n'a guère donné des vues qui lui soient propres, mais il a mis tous ses efforts à se faire l'écho de tous les cancans, de tous les potins et de toutes les rumeurs qui circulaient dans les écrits des protestants dits libéraux. Il attribue lui-même ce qu'il y a de meilleur dans son livre aux critiques de cette école, aux adversaires du livre de Daniel qui l'avaient précédé (2).

(1) Das Buch Daniel verdeutscht und ausgelégt von Dr. Cœsar von Lengerke, professor der Théologie zu Kônigsberg in Pr., Kônigsb. 1835.

(2) Die beste Wùrdigung unseres Bûches verdanken wir den Untersuchungen von Griesingcr, Gesenius, de Wette, Bleek, Rosenmù ller, Kirms, Hoffmann,- Hits ig, Redepenning, Hartmann, Ewald. Ibid., p. LU.

Page 1