‹ Le livre du sceptreChapitre 39 sur 64 · LXX1V · texte numérisé non relu

LXX1V

Le peuple ne peut connaître que de ses besoins, qui

sont ses seuls droits : quand il se meut, son sentiment paraît souvent noble, mais toutes ses aspirations, même belles, aboutissent au désordre. La foin a- 1- elle pas créé l'inquisition ?

Le maximum d'honneurs avec le minimum de char-' ges : voilà toute la bourgeoisie.

Le minimum de travail avec le maximum de paye : voilà tout le peuple.

LXXVT

En face des Sénats il faut des Chambres ; correspondantes mais restreintes et lisant des cahiers imprimés, sans discours : un de la terre, un de l'usine, un du commerce.

Ces cahiers de la main-d'œuvre ne doivent traiter que des besoins.

Tout ce quil y a de légitime dans les revendications populaires se résume dans le droit au travail ; il devrait y avoir un ministère de la misère expédiant dans la campagne méridionale tous les pauvres des villes et fondant, en grand, ce que Balzac attribue à Benassit dans Le médecin de campagne.

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