LE TEMPS OU DE LTMPUISSANGE
On ne ment pas en assurant que la foi transporte des montagnes, si la foi est proportionnelle aux montagnes.
Le consentement diminue l'homme, non pas l'événement.
La vie doit être voulue dans la direction et consentie dans les modes.
Les médecins qui traitent le symptôme, au lieu de ladiathèse, sont des ignares, ainsi les politiques qui remédient, même de leur mieux, aux différents soubresauts d'une décadence. Il faut envisager le passé d'une maladie pour diagnostiquer l'état présent, et telle médication qui eut jugulé
le cas morbide à son début, aggraverait à une stase plus avancée.
Socialement, le meilleur parti est celui possible. Pour fonder, il faut une grande force, une plus grande audace ; au contraire, pour conserver on doit se tenir dans le mode tempéré.
Actuellement, il y a trois forces en France : l'armée, seule péremptoire, l'antagonisme de la bourgeoisie et du peuple, enfin, pour mémoire, l'opinion.
La bourgeoisie se fie sur l'armée, mais elle oublie que la nation entière est armée, et que l'envers de la prochaine guerre sera la révolution : le jour où l'étranger occupera beaucoup de fusils, il s'en trouvera un grand nombre qui profiteront du moindre revers, pour mettre le désordre à profit. Aujourd'hui, Sedan se doublerait d'une anarchie bien autre que la Commune. On a tué la résignation, on assomme le peuple de ses droits, si bien qu'il y croit, et c'est le dernier fanatisme.
Comment les bourgeois ont-ils poussé la niaiserie jusqu'à établir l'instruction laïque: sans religion, la vertu devient une simple stupidité : si la mort est vraiment la finalité de la vie, la résignation n'a pas de nom honorable. Il se présente dans la vie de chaque être plusieurs occasions de
pécher avec impunité : bref je ne connais pas un être moral sans religion.
Le citoyen d'aujourd'hui n'a plus de vertu ; il faut le gouverner par ses intérêts immédiats, car l'intérêt réel à longue portée ne se voit plus poursuivi ni compris.
M. de Ronald, le plus lucide des écrivains théocratiques. envisage trois personnes sociales :
Pou voir, Père, Dieu, roi, Royauté, Destin ; — Ministre, mère, prêtre, féaux, Noblesse, Providence ; — sujet, enfant, fidèle, peuple, Tiers-État, Volonté. Parti d'un point différent, il arrive à la même équation que d'Olivet : il a suivi notre même prodrome de la famille, archétype social.
Personne ne contestera que si le Roi était paternel, les ministres maternels, et les sujets filiaux, tout serait pour le mieux; mais quand les sujets, les enfants, le peuple, ont été livrés à leur volonté ils n'ont fait que des ruines. A ce prix sont-ils restés libres? la Révolution a malmené plus de chiffonniers qu'il n'y a de jours dans l'année : la lunette de la guillotine n'encadrait pas seulement des têtes de ci-devants et de calotins.
Le fait actuel a une formidable précision, le sujet, l'enfant, ne veut pas de père, de roi, il nie le Destin, la Moire Nécessité : le fidèle ne veut pas de prêtre, il est à soi-même son propre culte et nie
la Providence; il lui reste sa Volonté, cela suffit pour mal faire, non pour exister. Leibnitz, qui était un autre cerveau que Stirner, écrivait à la fin du xvme sièle :
« Ceux qui se croient déchargés de l'importune crainte d'une Providence surveillante et d'un avenir menaçant lâchent la bride à leurs passions brutales et tournent leur esprit à séduire et à corrompre les autres : et s'ils sont ambitieux et d'un caractère un peu dur, ils seront capables, pour leur plaisir ou leur avancement, de mettre le feu aux quatre coins de la terre, et j'en ai connu de cette trempe... »
On appelle loi le résultat des rapports naturels entre les êtres : or, le premier rapport entre les êtres c'est leur hiérarchie, leur inégalité.
Assistez à un conseil de révision et vous verrez que les hommes physiquement ne sont pas égaux : regardez autour de vous et voyez que votre estime met rarement deux hommes sur un même plan ; enfin, les auteurs de votre bibliothèque ne vous paraissent pas égaux parce qu'ils sont dans le même format et vous pensez qu'un Spinoza est autre chose qu'un Jules Simon. En quoi peut donc consister l'égalité? en un seul phénomène, la vie. Hercule ou avorton, cœur exquis ou féroce, génie ou grimaud, ce sont des hommes, mais inégaux.
Il y a deux côtés à envisager. Imitant l'implacabiiité de la nature et de Lacédémone, tuerezvous l'avorton, l'infirme, le vieillard, traiterez- vous l'individu, selon son utilité sociale?
En ce cas, l'inégalité s'impose, puisque vous retranchez d'un côté l'inutile et êtes forcé de donner toutes les prérogatives à l'être utile.
Celui qui trouve un moyen prophylactique contre une maladie mortelle n'a pas pour égal l'ivrogne ou même l'honnête débardeur des quais.
Dans l'autre sens de la question, la Société, au contraire, éprouvera une grande pitié pour Favorton, l'infirme et le vieillard : plus l'être sera misérable et plus elle s'efforcera de réparer l'injustice de la nature, mais c'est ici l'idée de charité aryenne, c'est ici le verbe de Jésus, comblant par la charité les inégalités.
L'égalité ne peut exister que dans le système des castes, entre gens de même extraction ou de même valeur. Dans la constitution française, égalité veut dire supériorité du nombre sur l'élite, de la passion sur la raison et rien autre.
Chaque fois que les demi-savants touchent à la science, comme ils ne comprennent rien au legs traditionnel, ils font table rase et recommencent l'expérience des siècles.
On peut dire hardiment que jamais un prin-
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cipe n'a été proféré depuis la présente république, à la tribune; la politique se réduit à de l'administration. La France, depuis 1872, est un pays qui liquide : de petites personnalités font des règlements au lieu de lois, et les meilleurs ministres de ce temps seraient peut-être des chefs de bureau dans leur propre département sous Louis XIV, mais rien de plus. L'incessante criaillerie de la représentation nationale et les combats de coq sténographiés à l'Officiel témoignent d'une décomposition singulière.
Si la philosophie ou recherche de la vérité a commencé pour l'homme avec la parole et pour l'univers avec « l'écriture » il est étonnant que nous en soyons encore à suivre des lois moitié romaines, moitié soudardes.
« Le code civil » dit de Bonald » est un code de facultés souvent tristes et fâcheuses et non un code de devoirs sacrés et indispensables. 11 peut former des juges, des avocats, des plaideurs : il ne saurait faire des hommes vertueux et des citoyens estimables. Il donne les règles du combat entre les hommes et non les moyens de la paix... Le législateur ressemble à un médecin qui, au lieu de donner des préceptes de santé, prescrirait seulement des remèdes contre la fièvre ou le coma... Il faut apprendre aux hommes ce qu'ils
se doivent les uns aux autres avant de leur dire ce qu'ils peuvent les uns contre les autres. »
Le monde moderne n'a point d'autre base que les intérêts, voilà pourquoi, s'il y a révolution, c'est-à-dire changement dans les intérêts en jeu, l'édifice social croule en entier, faute de principe !
Ne voit-on pas cent demi-lettrés et un millier d'ouvriers ignares, écrire et déclamer que tout est pour le pis en ce monde : qu'il faut renverser, sans avoir aucun plan pour reconstruire; comme si, autour d'un cerisier démesuré, des enfants voulaient scier l'arbre pour en manger les fruits, sans réfléchir qu'il vaut mieux, avec des gaules, atteindre les branches ou faire la courte échelle et grimper ; en laissant vivre l'arbre, ils pourront revenir y goûter la saison prochaine.
Il y a bien un garde-champêtre qui le leur dit, mais c'est le garde champêtre, c'est-dire le bourgeois, l'ennemi des gars, le bedeau de la propriété.
A vrai dire, le propriétaire de l'arbre ne permettra jamais qu'on lui prenne des cerises et les gamins, barbares instinctifs, pensent plus vivement à détruire l'arbre, pour se gorger une fois. L'arbre sera donc gardé, mais non sauvé.
Il faut l'avouer, les sentiments des classes sociales sont pires que ceux des nationalités ; le patriotisme chôme par instant et on oublie
l'étranger, on n'oublie pas un instant son concitoyen ennemi.
Les prolétaires veulent, non pas l'amélioration de leur sort et d'équitables droits, mais tout, accordant à chacun la moyenne générale. Supposons un instant que ces aliénés obtiennent le retour à l'État de toute la propriété, de l'usine et des machines :
La France apparaît une immense caserne. Il n'y a qu'un Patron, l'Etat, qui nourrit, habille et loge tout le monde : et on donne vingt sous par jour pour les menus plaisirs. Il se trouvera des gens qui se priveront, économisant cinq sous, vendant partie de leur portion, soignant leurs habits, et, au bout d'un mois, il y aura des capitalistes, c'est-àdire des gens ayant un louis, quand, autour d'eux, la plupart n'ont que cinquante centimes. La proportion d'un louis à un franc est la même que de mille à vingt mille, ou de cent mille à deux millions, ou d'un million à vingt millions. Le capital est irréductible en lui-même.
Toutefois, la Bourgeoisie qui l'incarne n'ayant ni le prestigieux passé de la noblesse, ni le mouvement intelligent de For, sera frappée en expiation de ses crimes.
Je crois que le Capital doit être ; mais il est aux mains les plus indignes qui aient jamais profané
le signe de la croix; la civilisation n'a aucun intérêt à ce que le raffineur Lebaudy se serve de ses millions pour donner des courses de taureaux ou réjouir la garnison de Fontainebleau. Les bourgeois sont anli-chrétiens et, de plus, ils sont bêtes, leur aventure n'intéresse qu'eux-mêmes : mais le peuple est plus menaçant et plus brute, il menace les bibliothèques et les musées, il méprise les savants et les artistes, des propre à rien.
Si le conflit devait se produire sans saccagement de l'Etat, il n'y aurait lieu de s'intéresser ni à l'un, ni à l'autre.
L'avidité de la plèbe n'a d'égale que la rapacité capitaliste, ils se valent et le métaphysicien les renverrait dos à dos, sous une considération nette comme une épée : le bourgeois soutient l'ordre social, le peuple le menace. Voilà ce que les socialistes n'ont pas encore compris, espadonnant en paroles violentes.
Leur insuffisance cérébrale ne leur permet pas même de rechercher le nouvel ordre de choses.
Ils vont comme des sangliers, droit sur l'obstacle : ce bel élan ne vaut pas d'être vu, au prix de toutes les ruines. Le peuple poursuit un mirage de ripaille égalitaire, « tout le monde comme moi, tout comme moi ». En vain, il voit des pisteurs de la gare venir voter avec la carte
d'un président de Chambre, en vain les listes déposées à la préfecture et celles déposées à la mairie sont différentes, en vain on trouve dans les urnes, deux mille bulletins de plus qu'il n'y a de votants inscrits:
« Vive la République sociale! »
Les sociétés n'ont jamais vécu qu'à la condition absolue qu'une partie de leurs membres renonçassent à une portion de leurs droits.
L'intimité amicale, amoureuse, conjugale, sociale ne se maintient qu'au prix de perpétuelles concessions que chacun fait à l'idée d'harmonie.
Ceux qui refusent de le comprendre déchirent le pacte social et s'appellent des méchants puérils.
Revendiquer l'impossible n'appartient qu'à des ignares. Les brutes révolutionnaires certes, ne reculaient pas devant l'acte expressif de leurs idées. Le 21 janvier 1793, la France jetait, aux yeux étonnés de l'Europe, la tête sanglante d'un roi; le 2 août 1802, Bonaparte est consul à vie, deux ans après empereur. La Terreur régularisée s'étendait sur tout l'Occident par les mains françaises. Quel succès pour la déclaration des droits de l'homme et les immortels principes !
Otez les garnisons des grandes villes et vous reverrez, du jour au lendemain, non plus une
convention, un semblant de gouvernement, mais l'anarchie. Celui qui, le premier, a écrit ce mot en programme, était évidemment une sous brute alcoolique; ceux qui s'en servent, en sachant ce qu'il signifie, sont des aliénés.
On peut différer sur les principes, non pas sur la nécessité d'en avoir ; si Tolstoï avait dit que la jurisprudence n'est pas la justice, il aurait exprimé une vérité, mais nier la fatalité de l'élément répressif, cela ne ressort pas même de la sophistique mais, je le répète, d'un encéphalisme épouvantable.
L'anarchiste est un fou, la bourgeoisie l'a traité en être conscient et responsable, elle l'a reconnu comme antagoniste, elle a croisé son couperet de justice avec le poignard de Caserio : niaiserie. La maison de fous et la camisole de force, voilà le seul traitement que la société, si elle a foi en elle, puisse infliger à ses agresseurs.
Gomment ! MM. les riches se sont moqués de Dieu, et ils s'étonnent qu'on ne garde pas la religion du notable ?
La décomposition morale a suivi la propagande anti-religieuse. Quatorze ans ne se sont pas écoulés depuis la laïcisation des écoles et le pourchas des moines, et déjà la fameuse science pour tous a répondu par les boîtes de Vaillant et de Henry,
la conscience latine ayant perdu son balancier religieux.
Vraiment, quand on étudie la décadence française, on s'effare devant la stupidité bourgeoise.
Comment ! Suffrage universel ! Ecole du soir ! Contrat Social complet à vingt-cinq centimes ! Bible pour rire, liberté de réunion, liberté de la presse et, au milieu de cette fomentation populaire, aucun enseignement préventif, aucun guide- Ane?
L'ouvrier qui, son travail fini, se met à lire et à réfléchir comme tous les simples, s'éblouit des idées qui surgissent en foule : comme il n'a lu que ce qui flattait sa tendance, il se sent victime, victime séculaire, en passant devant Notre-Dame, il se figure que le mortier ne fut mouillé qu'avec la sueur du peuple.
Puis, il a lu des statistiques, de là son épouvante. Il est certain que les recettes de l'Etat sont aussi nombreuses que ses dépenses ; et il a conclu a l'abomination, c'est-à-dire à la Révolution.
Ceux qui sont venus lui parler, l'ont flatté. Une assemblée populaire ne permet pas autre discours que l'apothéose du peuple, et celui qui expliquerait ses erreurs, serait assommé. Qui parle au peuple, sinon celui-là qui a besoin de son robuste coup d'épaule pour toucher aux fonctions ? La
politique est la plus lucrative des carrières, après le patriotisme. Le peuple n'a donc vu que des quémandeurs et cela n'a pas peu contribué à lui donner une belle opinion de lui-même. Allez dire à n'importe quel ouvrier qu'il n'entend rien à la politique, mais ayez une canne et même un révolver, sinon sa réponse sera péremptoire.
Ainsi, le peuple croit comprendre de quoi il s'agit, quand il choisit un candidat, et rien ne le persuadera de sa propre incapacité.
Une remarque qu'on n'a point laite, et qui a sa portée, c'est que la pauvre littérature sociale a le caractère d'économie politique : on dirait que cette prétendue science a été disjointe de la science du Sceptre, pour permettre aux ignares de disserter sur l'Etat : en tout cas, cela indique que, par instinct, le peuple s'applique sur le terrain où il pourrait sentir juste ses besoins ; tout le reste n'est qu'un honteux fatras. Or, ses besoins sont physiques; s'il en a d'autres, il évoluera individuellement.
La civilisation est menacée par une caste plus entêtée que les mules, plus outrecuidante que l'armée : l'ouvrier qui a lu, le serrurier sociologue, le typo économiste.
J'estime qu'avant d'oser formuler une idée générale, il faut connaître le processus de la ma-
lière ; or, l'ouvrier, à moins d'être un génie prodigieux, ne comprendra rien aux grands textes du passé. Il lit l'histoire et il croit la comprendre, mais quel est le professeur de faculté qui possède une philosophie de l'histoire? il en ferait un livre et rendrait un colossal service !
Entre le point théocratique de St-Bonnet et ce qu'on appelle aujourd'hui la notion évolutive de Darwin, on ne cite rien. Au reste, dans ces derniers temps, devant la lacune que seule une vie de travaux spécieux peut combler, les socialistes ont déclaré que les morts avaient toujours trop d'empire sur les vivants : et ces prétendus scientifistes ont rejeté d'un coup le seul patrimoine humain, l'arche sainte de la civilisation, l'expérience.
La révolution, moins ignare ou plus pudique, se grimait à la romaine : eux sont simplement contemporains, ils ne veulent rien savoir : ce sont des aliénés. Mais, de même que toutes les fautes d'une femme sont les fautes de son maître, l'homme, la décomposition du peuple est l'œuvre de la bourgeoisie : ils ont donné l'exemple de toutes les vilenies, on les suit, et on les dépassera.
Si la conception sacerdotale du pouvoir, si la compétence de celui qui l'exerce ne sont pas adoptées, il n'y arien de plus à faire qu'à se garer.
Les lois, s'inspirant de l'événement immédiat, les mœurs perdant même leur hypocrisie nécessaire, le peuple excité à la curée et la bourgeoisie gendarmée àprement, constituent une forme d'agonie, mais non une condition vitale.
Egoïsmes, vanités, appétits, infatuations, rancunes, cynismes, démences, toute la bestiaire de la basse passionnalité hurle et montre ses crocs ; il faut que tout cela soit vaincu par la raison ou par l'invasion, au nom de Dieu ou au nom du plus fort. On ne vit pas de décomposition : l'état actuel n'agonise même plus, il s'enlise en des torsions finales.
CONCORDANCE CATHOLIQUE
ARCANES SEXTODÉNAIRES
cvm
Le meilleur parti est toujours celui qui est possible ; je ne dis pas celui qui le parait , car il ne paraît à chacun que sa propre passion, et toute passion est un aveuglement.
Le possible, c'est ce qui est conforme, par lie au destin, partie à la Providence.
Si la mort est bien la finalité de la vie, la résignation des déshérités n'a point de nom honorable. Et il faut gouverner au nom de Vintérèt, par Fintèrêt, et immédiat ; or, Vimmédiatité des convoitises nie la durée des résultats.
Toute la volonté latine s emploie à nier le Destin et la Providence.
Si la loi sociale résulte de rapports naturels entre les êtres, elle est d'abord hiérarchique.
Comme le peuple se trompe, en réclamant V égalité! C est au contraire, au nom de V inégalité qu'on lui doit aide et secours, parce qu'il est ignare et faible.
Il ng a que la charité qui fasse de F égalité.
Bonald a bien vu que le code forme seulement des bourgeois « il donne, dit-il, les règles du combat entre les hommes » .
GXII
Les révolutions naissent toutes d'un manque de principes, parce que nul ne respecte jamais que l'intérêt, seule base et chancelante des Etats modernes.
Vidée de VEtat, unique Patron de toute la nation, n'a pu naître qu'au cerveau d'un ivrogne, achevé d'abrutir dans la garde impériale.
L' anarchiste est un fou — et la bourgeoisie, qui devient bête quand elle a peur, a croisé le fer du bourreau avec le poignard de Caserio, elle a donné Vêchafaud au lieu de la douche, elle a donc reconnu la qualité d'adversaire à son contempteur.
Quatorze ans après la laïcision, la dynamite fait son apparition, comme opinion.
Collectivement, le peuple n'a que des besoins physiques. Individuellement, il a les droits de sa capacité, non pas celle qu'il se trouve, celle qu'il prouve, par V œuvre.