‹ Le livre du sceptreChapitre 49 sur 64 · CXX1V · texte numérisé non relu

CXX1V

Il y a des épidémies morales : mais il ng a pas de Comité d'hygiène morale.

Ze peuple est comme ranimai, non méchant mais brute, lancez-lui une idée, il en fera un crime. La logique de F impulsif et du sanglier cest de se ruer, voilà pourquoi il ne faut éveiller que les appétences qu'on peut satisfaire»

L^e peuple réduit instatanément Vidée en acte, le bourgeois en passion ; Vun ne peut pas le bien, il ne le voit pas ; Vautre le voit et ne le peut pas.

Il faut une discipline à l'esprit et une discipline aux idées, celle même instituée par les grands épongmes de la pensée humaine.

Quiconque croit avoir une idée personnelle est un sot. On ne pense pas à nouveau ; on associe et on applique, et cela s appelle encore le génie.

Page 1