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Vwv< UN nii^m*» scuilciïUMil (luoiques centaines d'anncM's. il V .iiira laiil el lanl eud'llomèros, d^Eschylcs, i\r I*lal(m<. d'Arishiles, i\c Vir^ilos, d'Horaces, de .Lurivrt's. (Ir (acrrons, de Tacites, de Dantes, dr 1j» Tass(»s, d(» Shaki^speares, de Miltons, de Cervanl(»s, de Camoëns, de Rabelais, de Montaignes, d«' I*;isr;d<. de ('orneill(*s, de Molières, de Racines, «le l.;i l'onlaint^s, de Vollaircs, de Rousseaux, de .Moulcsquieux', de Diderots, de Gœthes, de Schillers. d(» livrons, de (^Jiateauhriands, de Balzacs, de I)i('kens, d(> Lamarlin(»s, d'IIugos, — je ne cite que 1rs coryplirc^s. l(*s pins grands parmi les plus grands, - qu'on ne sauni plus au(|uel entendre, qu'on n'anin j)his le loisir de lire une page, une seule patife (le chacun d'eux? ce sera matériellement iinpossihN»', <'l Ions c(»s sublimes penseurs, maî-
1. (!(»U<' r(Mii;n(inc parai! (Mrc (mi désaccord avec ce (jui a (''!('' dit cidcssus, pp. ()[} cl siiiv., à propos des (ciivrcs choisies v\ anlludo^Hf^s; «-'est que inécédeminent j'envisageais rélaL actuel de la litléialure. el (pi'à présiMd je i)arlc de ce qu'elle sera dans sei)t, liuitou dix siècles. — «Au bout décent ans, — cent ans seulement, — un génie de i)reniier ordre est réduit à deux ou trois pages.... On s'imagine (jue l'immortalité en littérature consiste à fie fttivc lire des générations futures. C'est là une illusion à laquelle il faut renoncer. Nous ne serons pas lus de l'avenir: nous le savons, nous nous en réjouissons, et nous en félicitons l'avenir. Mais nous aurons travaillé à avancer la manière d'envisager les choses, nous aurons conduit l'avenir à n'avoir pas besoin de nous lire. » Ktc. (Ernest W^iAKsJ'Aveinv de la acienre, pp. 224-225.) «... Pour entrer dans )a morale vraie et dans l'art vrai, il faut reconnaître que le moi n'est rien. Il faut accepter, sans
très prosateurs ou divins poètes, se trouveront étouffés et noyés dans la masse ; leurs noms, aujourd'hui retentissants entre tous, finiront par s'abolir de la mémoire hutnaine, bien obligée, selon la menace et sentence de Sainte-Beuve, de faire faillite, lorsqu'elle sera trop chargée ^ C'est ce qui faisait dire à Proudhon que « rechercher la gloire littéraire est un anachronisme* ».
réserve et sans arrière-pensée, rhinnl>Ie rùle d'ouvrier gra^ luit de Tœuvre divine el de serviteur anonyme du genre humain.... « Celui qui, dans son temps, a fait sa besogne, « écrit Schiller, a eu sa part dans la ci*éation de choses qui « sont éternelles. Que de livres, perdus aujourd'hui dans « les bibliothèques, ont fait, il y a trois siècles, la révolution « (|ue nous voyons de nos yeux! Xos pères nous sontincou- « nus à nous-mêmes, mais nous vivons par eux. » Laeordairo disait : «« Quand j)ers()nne ne nous lirait plus dans « cent ans, <pf importe? La goutte d'eau qui aborde à la « mer n'en a pas moins contribué à faire le lleuvc^, et le « neuve ne meurt pas. » (Paul Stapfkr, op. rit., 1. II, j)p. 595-50 i.)