‹ Le Livre, illustration - la reliureChapitre 133 sur 140 · J. C. Nemeitz, Séjour de Paris. Leyde, 1727, in-S · texte numérisé non relu

J. C. Nemeitz, Séjour de Paris. Leyde, 1727, in-S

jcO LE LIVRE.

h2ures. Au collège des Quatre-Naiions, il a visité la collection mazarine, reconstituée et enrichie des legs de Jean des Cordes de Limoges. Ici les bibliothécaires « sont fort officieux et aiment les discours )i.

Dans ceux de ces établissements ouverts aux curieux, la manière de travailler est des plus simples : « On y empoigne des livres, dit Nemeitz, on les feuillette, on lit dedans, Ton copie aussi quelque passage, étant assis à son aise; l'on parcourt les catalogues, et l'on se fait bailler par ceux qui sont constituez pour ceste fin tels livres qui vous plairont... « Le conseiller du prince de Waldeck continue avec une certaine malice: * L'aprèsdinée semble estre le temps le plus propre pour voir les bibliothèques, car c'est alors que les moines se promènent d'ordinaire dans les jardins de leur couvent, et d'autres sçavans ne sont pas d'humeur à s'occuper alors des choses sérieuses. »

Mais ces facilités de communication n'étaient en somme données qu'à la Mazarine, à Saint-Victor et à la bibliothèque des avocats; et si Clément rêvait, dès Tannée 1702, de voir la Bibliothèque royale s'ouvrir toute grande, le peu de commodité d'installation ne le permettait guère. Il écrivait alors : « On ose assurer que tous ceux qui ont un peu de goût pour les livres apprendront avec plaisir qu'un recueil aussi vaste et aussi nombreux que celui de la Collection du roy soit en état d'être rendu public par cette manière. »

La banque de Law, qui avait été logée quelque temps à l'hôtel de Nevers aliéné par les héritiers de Mazarin, disparut bientôt avec la ruine du Système. Suivant ce que nous disions tout à l'heure, l'abbé Bignon comprit

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