CHAPITRE II I
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sans cloute sur la foi d'inscriptions disparues. Tous deux ont été gravés en bois à Lyon et publiés dans le livre
Fig- 5J- — l'onraits de Madeleine, reine d'Ecosse, et de Marguerite, duchesse de Savoie, d'après les originaux par Corneille de Lyon.
de Roville, le Promptuaire des Médailles, cité plus haut, avec de petites différences de détail tout à fait insigni-
Fig. 5-;. — Portraits de François, dauphin, et de Charles, duc d'Angoulènic
d'après les originaux par Corneille de Lyon.
Bois tirés du Pi ompluaire des Médailles de Roville.
fiantes. Il n'y a donc rien d'impossible non plus à ce que Corneille ait lui-même donné ces portraits, et les ait d:ssinés sur bois d'après les modèles de la chambre
dont parlait Brantôme. Aussi bien le faire d'un maître se retrouve-t-il dans les délicates figures du P}'o)nptiiah-e, et les différences que nous signalions sontelles le fait de Tauteur et non dMn copiste, qui ne se fût point permis de changer rien.
C'est la première fois, croyons-nous, que ces rapprochements sont faits; ils serviront peut-être aux érudits lyonnais à percer le mystère; mais, en tout cas, nos suppositions sont plus honorables pour Corneille de Lyon que ne sont les fantaisies de Robert-Dumesnil à son égards A en juger par les quatre petites médailles ici représentées, Tart de la gravure sur bois a rarement été plus habile que dans ces portraits.
Quoi d'étonnant aussi qu'un homme comme Corneille eût dessiné de pratique les personnages de VEntrée de Henri II? En tout état de cause, pourquoi choisirions-nous Jean Cousin plutôt que le Petit-Bernard? A cette époque, nous le savons, les rois conduisaient à leur suite leurs peintres ordinaires; mais nous ne sachions pas que Jean Cousin eût jamais suivi la cour à Lyon en 1549, n'étant point en titre d'office, comme Clouet.
Cet artiste a produit des œuvres bien authentiques d'ailleurs; l'une d'elles est signée et paraphée, et ne peut laisser aucun doute; c'est le Livre de Perspective de Jehan Cousin Senonois, inaistre painctre, publié en i56o par Jean Le Royer, imprimeur du roi pour les mathématiques. Cette profession d'imprimeur en mathématiques devait comporter certaines difficultés de
I. Robert-Dumesnil, peintre-graveur franç..is. T. VI, p. 343.