DOUZIEME JOUR BEE
aissant at , revendeur.quarant bénéfice.
e fis vraiment ce <jm s'appe
imprimerie honteuse de Bruxelles ou d'Amsterdam. Ces méchants livrets, de si triste apparence, ont trouble si longtemps clos maîtres luut-puissuiits ! Plus d'une fois ces petits écrits, piquants comme des puces au soleil , ont empêché de dormir le terrible cardinal de Richelieu. Les Cuise, avant lui, avaient bondi comme un taureau sous l'iii-uiHon d'un taon invisible. Il est vrai que le cardinal Slazarin ne s'en inquiétai! guère ; niais Louis XIV, au pins beau moment de sa gloire, et lui-même, Charles II, roi d' Angleterre , accablé su us les prospérités de White-Hall , se répandaient eu menaces furieuse» ronti-c ees paiti]>lile!s hollandais. Même on dit que la (pierre avec la Hollande n'eut pas d'autre motif que l'insolence des pamphlétaires.
Ce conte satirique et gahuit touchait aux plus délicates aventures de la eonr de France, en l'an de grâce ltiôi. Louis XIV était alors un amoureux sans vergogne; il n'était pas encore le grand roi,
s il était le coi très-heureux; I Europe avait les x sur te jeune liomme, et faisait de grands ix pour qu'il rcslât uniquement occupé des
i peur de
fut l'auteur Ue ce récit leste et vivant qui , dans sa méchanceté, n'est pas sans {(race et sans politesse.
L'auteur, <|iii ne vit pas loin de Versailles, se moque agréablement de celte aimable cour; mais dans sa moquerie il ne va pas jusqu'à manquer de respect : « Commençons , dit-il (nous conservons le texte exact), par le fidellc poudrait du roy , qui est grand, les cspaules un |ieu larges, la iambe belle, danse bien, fort adroit à tous les exercices du corps. Il a assez l'air et le port d'un monarque, les cheveux presque noirs, marqué de petite vérole, les yen\ brillants et doux, la bouche rouge; avec tout cela, il n'est assurément pas beau. Il a extrêmement de l'esprit; son (reste est admirable avec ce
(rneuse et méprisante; avec les hommes assez de vanité; mi peu d'envie et pas commode s'il u'esloit rov, mais beaucoup do courage, infatigable, véritable, jilein d'honneur; gardant sa parole ;ivi:c. nue fidélité extrême; reemmoissaul , plein de probité, estimant cent qui en ont, laissant ceux qui en manquent ; ferme à tout ce qu'il a entrepris... »
Pour mi portrait satirique, il faut convenir qu'il n'y a pas de quoi fâcher l'esprit le plus quinteux. Ceci dil, l'auteur anonyme explique au lecteur comment peu s'en est fallu que le roi épousât Hortense .. Manchiny n, la propre niëco du cardinal de Mazarin. <■ Elle éloit grosse el petite, avec l'air d'une ntbtirt'tîèrr et beaucoup d'esprit par-dessus le marché, n Le cardinal Mazarin n'eût pas été fâché de faire de sa nièce une reine de France ; mais il n'osa pas affronter la fureur de la reine mère, et maria sa nièce au dur tic Cutwjnrs (sic;. Elle pleurait, elle
(lisait: ■• Sire, vous êtes roy, vous m'aimez, et je pars!... ■> Le roi la laissa partir; puis tout de suite, à peine mariée, il devint amoureux de mademoiselle de la Vallièrc, mie des filles d'honneur de madame In dueliesse d'Orléans i llenrietie d'Angleterre). Mademoiselle de la Vallière n'était pas d'une
noblesse illustre elle est présentement noble
comme le roi : - Elle est d'une taille médiocre, fort
qu'elle boile; elle est blonde et blanche, les yeux liiims; les regards en sont languissants el quelquefois aussi soul-ils pleins de t'en, de joie el d'esprit; la boiinbe grande, assez vermeille, les dents pas belles, point de gorge, les liras plats, qui l'ont mal ju;;cr du resle de son corps. .1