CHAPITRE PREMIER
Fig. 3. — Figure de l’Ecole de Martin Schongauer, tirée du Rationarium evangelistarum de 1505 et copiée sur la planche correspondante de 1 ’Ars memorandi.
utilis de arte et scientia bene moriendi (in-40, s. L n. d.);
seulement l’ordre y est interverti, la figure n° 5 du xylographe devient le n° 3 de l’édition de 1480.
L Mrs memorandi , autre impression xylographique dont le sujet, emprunté au Nouveau Testament, prêtait également à l’imagination des artistes, eut une destinée aussi glorieuse. L’ouvrage renfermait primitivement une trentaine de planches, le texte en regard des 1 5 figures et comptant comme planche. Les gravures représentaient les attributs de chacun des évangélistes avec allégories et légende explicative. Ainsi, dans celle qui a rapport à l’apôtre Mathieu :
Le n° 1 représente la Naissance et la généalogie de Jésus- Christ ;
Le n° 2, les Offrandes des Mages ;
Le n° 3, le Baptême de Jean ;
Le n° 4, la Tentation du Christ par le Diable ;
Le n° 5, la Prédication sur la montagne ;
Le n° 6, la Parabole des oiseaux.
L’ange qui supporte le tout est l’emblème de saint Mathieu l’évangéliste.
Cette manière de mnémotechnie des évangiles procédait de symboles, dont nous n’avons point à rechercher l’origine, mais qui remontaient sans aucun doute à plusieurs siècles en arrière. Quoi qu’il en soit, le succès en fut aussi grand que celui des précédentes œuvres citées. En i5o5, un éditeur allemand en publiait une imitation sous le nom de Rationarium evangelistarum et cette fois le copiste des illustrations, pour être resté dans la tradition du xylographe primitif, ne s’en révèle pas moins un artiste de premier ordre, élève de Martin Schongauer à tout le moins. Certaines concep-