LES MÊMES, MAURICE
MAURICE, venant du fond.
On vient de m'apprendre que ma conduite qu tribunal n'vait pas eu l'approbation de tout le monde. Jd
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ne sais ce que tous en pensez, mais, penne tlez*moi de l'expliquer en peu de mots. M^^*» Henriette n'a été acquittée qu'à la majorité d*unc voix. Cet acquittement peut satisfaire la loi, mais c'est une dérision pour le monde. C'est devant le monde, devant l'opinion en l'affrontant, qu'il m'importait de gagner !a cause de cette femme calomniée. Elle est gagnée maintenant; mon devoir d'avocat et d'homme est presque rempli... (A 3I.de Champvilliers.) J'aime à croire, monsieur que dans votre jeunesse vous en eussiez fait autant, si toutefois vous n'avez pas surpassé mon zèle dans une dt ces belles causes où vous luttiez d'éloquence avec les foudres du barreau impérial... (Embarras de M. de Champvilliers, A l/rae de Champvilliers.) Et vous, madame, dans ces temps de gloire pour votre mari, vous deviez être heureuse, comme le serait aujourd'hui W^^ Clotilde,si ma réputation lui appartenait... (Expression glaciale de J/™« de Champvilliers.) Me désapprouveriez-vous aussi, mademoiselle?... (Accueil dédaigneux de Clotil» de.) Ce silence général m'apprend que je n'ai pas non plus ici le bonheur d'être approuvé ; je n'en reste pas moins convaincu de la bonté de mon action, et je m'éloigne pénétré du regret profond d'être seul à la comprendre... (Use relire par la porte de doits.)
M AD. DE vALPiN, bas à il!/™« de Champvilliers.
Mon amie, j'ai à vous parler.
MAD. DE CHAMPVILLIERS, à son mari.
Mm« la comtesse voudrait m'entretenir seule un instant.
CHAMPVILLIERS, prenant sa fille sous son bras, à demivoix.
Viens, ma fîlle; allons faire notre paix avec lui.
MAD. DE CHAMPVILLIERS, QUi tt entcndU,
M. de Champvilliers, pas de faiblesse! pas de faiblesse!...
Charopvilliers et Clotilde sortent par la même porte par où est sorti Maurice.
Archfvês de fa VIffe de Bruxeftes Archief van de Stad BrusseJ