‹ Le Livre noir et les établissements de Dax IntroductionChapitre 2 sur 22 · OP · texte numérisé non relu

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(') «... cum uxore mea Aliénor regina et cum filiis meis Ferrando el Ucnrico. »

(3) «... vel per collationem nobis... factam a regina Berengaria filia Alfonsi Régis et regine Alienore. » (Bôles gascons, 1. 1, suppU n» kHi.)

(à) « Alfonso IX, rey de Léon, habia casado de segundas nupcias con dofia Berenguela, infantadc Casiilla. Tuvo de este matrimonio à Fernando, el que ganô la ciudad de Cérdoba. Por muerto de D. Enrique I, subiô al trono castellano doAa Berenguela ; y sin consulter al marido, abdicô desde luego en Fernando... Fué, despues de todo, rey de Léon y Castilla y no volvicron à separarse las dos coronas. » (Pi y Margall, Las Nacionalidades, p. an.)

« ... Ego^Ferrandus Dei gratia rex Castille et Toleti... ex assensu et beneplacito domine Berengaric regine, genitricis mee, libenti animo et voluntate spontanea pro remedio animarum parcntum meorum illustris régis Aldofonsi felicis recordationis et uxoris sue Alionoris. i (Charte de Ferdinand III contenue dans une confirmation de ia55, publiée par M. E. François-Saint-Maur, Bévue des Basses-Pyrénées et des Jjandes, t. IV, p. 3 ai.)

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bienfaiteur et d'un ami, la personne de ce souverain, qui Tut dans su patrie un guerrier célèbre, un législateur et un saint.

Ferdinand y constate, en substance, que, depuis les guerres passées, les gens de Belforado, gardent toujours rancune des maux que leur ont infligés en Gascogne les gens de Dax, et en témoignage de son amitié personnelle pour ces derniers — par amor de los de Ax que quiero bien — il enjoint à ses sujets d'oublier les torts qu'ils en ont reçus et de les laisser commercer en paix dans tout son royaume, (c J'ordonne et je défends, dit-il, que nul ne soit assez osé pour leur faire tort, ni force, non seulement dans leurs personnes, mais encore dans tout ce qui leur appartient, ni pour les saisir à moins qu'ils ne soient engagés comme débiteurs ou comme cautions, et quiconque ferait violence à l'un d'eux dans son corps ou en quoi que ce soit, c'est à moi pour lui qu'il le paiera (>). »

On peut, sans faire injure à la magnanimité de saint Ferdinand, soupçonner quelque arrière-pensée politique àous la forme tendrement familière que revêtait sa royale générosité; on le peut d'autant mieux, que la minorité d'Henri III offrait en ce moment une occasion favorable aux vieilles prétentions de la maison de Gastille; mais ces prétentions qui ne devaient abdiquer que trente ans après, ne diminuaient ni l'utilité ni le mérite de la charte de protection libéralement octroyée par le monarque espagnol aux citoyens dacquois.

Henri III confirma, le 3 août ia36, les privilèges de Richard et de Jean sans Terre (»). Par une charte du 6 du même mois, il enjoignit au maire, aux jurats et à ses baillis de Bordeaux, de protéger les marchands de Dax lorsqu'ils iraient dans leur ville, de les traiter avec considération et de ne tolérer à leur égard aucune vexation contraire aux privilèges qu'ils tenaient de Richard, son oncle, et de Jean, son père(^).

Il est à remarquer que les privilèges dont il a été question jusqu'ici, sont décernés aux citoyens de Dax en général : hominibus mets de Aquis — ftdelissimis civibus meis Aquensis civilatis. De ce que le capdel et les justiciers n'y sont pas mentionnés, on ne saurait conclure qu'ils n'existaient pas sous les trois premiers rois Plantagenets. Le défaut de mention signifierait plutôt que les rois ne reconnaissaient pas officiellement une consti-

tution communale non revêtue de la sanction souveraine. A partir de 12)2 Henri III s'adresse tantôt au capdel et aux prud'hommes (>), tantôt au capdel et aux justiciers (>), — jusliciario pour jus ticiariis — tantôt à l'universalité des habitants {^). Ce n'est qu'après l'établissement de la mairie, que l'adresse au maire, aux jurats et à la communauté devient de style à peu près invariable.

i^e capdel En Ramon Arnaud Pelegrin fut présent avec sa cour à l'acte d'affranchissement d'un homme nommé Ramon de Vie par Ramon« Arnaud de Dax, vicomte de Tartas. 11 y Ggure immédiatement après Navarre de Miossans, évéque et sénéchal du roi d'Angleterre (^). L'acte est daté : en los mes de iun lan de Noslre Seinhor mil ccx; mais l'épiscopat de Navarre deMiossans n'ayant commencé qu'en 1239, c'est probablement mil cgxl qu'il faut lire.

A Ramon Arnaud Pelegrin dut succéder Garssie Arnaud de Gos, qui, était en fonction lorsque Henri III dans la 27* année de son règne, substitua la mairie au capdelat.

La charte d'institution du nouveau régime porte dans nos cartulaires la date incomplète : apad Bardegalam X'»die{^); mais son enregistrement dans les Rôles gascons à la suite d'actes du 9 septembre de la 27* année du règne d'Henri III permet de lui assigner la date précise du 10 septembre i243 (6).

Nous disons enregistrement parce que la charte n'est que résumée dans tes Rôles sous forme dé note. Au lieu du style diplomatique direct : « Henricus Dei gratia... sciatis quod concessimus, )> les Rôles disent: <(Rex concessit. » La teneur de l'acte y est même diminuée dans une de ées parties essentielles. Ainsi le scribe a eu soin de relater la peine encourue par les contrevenants aux droits fiscaux concédés par la commune au roi, mais il a omis volontairement de mentionner la clause résolutoire stipulée contre le roi dans le cas où il ne tiendrait pas ses engagements vis-à-vis de la commune (?). «

Le 2 octobre suivant la municipalité nouvelle inaugurait son avènement par la remise au sénéchal des Lettres d'accord convenues selon les termes de la charte (^). Elles précisaient, sous la forme d'un règlement d'adminis-

(') Rôles gascons, t. I, n" 36o, lagi.

(') ïbid,, n9 95a, «capdello et jusliciario Aquensibus. »

(3)/6id., no* 590,813.

(4) P. aôa.

l'i) Bêles gascons^ 1. 1, n» ia3o. — Garssie-Arnaud de Gos était encore capdel le vendredi avant l'Ascension ia43 qui correspond au i5 mai. Il figure avec sa qualité au bas du compromis passé à cette date entre le clergé et les bourgeois de Dax» p. 398.

(7) « et si forte de voluntate nostra volumus eis aufferre, etc. »

(8) «... de quibus nobis confident cartam suam et eam liberabunt senescallo nostro Vasconle. »

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