ÉTUDES ET DOCUMENTS NOUVEAUX
SUH. LES LEVRES A CLEK
(Suite)
syché , fable morale , par Loovan Qeliot, Dijonois. A M, Daifis, premier président de Bordeaux. Agen, Domaret, 1599. In- 12.
I Cette pièce extrêmement rare est en cinq
' actes avec prologue et choeurs, le tout en vers. L'auteur, avocat distingué de Dijon (voir biographie Michaud, t. LXV, p. 193), jne allégorie morale dont nous trouvons l'analans ta bibliographie Gay (t. VI, p. 147); voici yché devenant grande fille, on prend le parti de a la fiance avec le Dauphin ou fils du roi. En cérémonies de la noce, arrivent sur la scène parfumeur, un cuisinier, un macquereau (sid), ui, tous épris des charmes de Psyché, obtiennent ■s. Lorsque le fils du roi arrive, il la trouve cou- " chée avec tous ses amants et le mariage est manqué, l'allégorie est facile k saisir : Psyché représente l'âme; le Dauphin représente Jésus- Christ, fils de Dieu ; les amants sont les passions et plaisirs des sens auxquels rame s'abandonne pendant la vie terrestre. »
ÉTUDES SUR LES LIVRES A CLEF as
Rabelais ressuscité récitant les faicts et comportements admirables du très
valeureuxGrandgosier,royde Place- Vuide ; traduictde grec affricain en fran-
çaispar Thibaut le Nattier, clerc du lieu deBargèsen Bassigny. — AParis,
Anthoine de Brueih MDC.XIV. — La i'* édition est de Rouen, 1611, in-
12. — Réimprimé à 100 exemplaires chez J. Gay et fils, à Genève, avec notes
de Philomneste Junior, in- 18 de viii-io5 p.
M. G. Brunet, qui a rédigé Tintéressante petite notice qui précède ce curieux et très rare ouvrage, nous fait connaître que « Thibaut le Nattier » n'est que le pseudonyme de N. de Horry^ écrivain bien peu connu. Les exemplaires du «Rabelais ressuscité» sont devenus si rares, malgré les trois éditions de 161 1, 1614 et i6i5, qu'on ne connaît pas, depuis des années, d'autre exemplaire que celui de Ch. Nodier. Le très vaîheureux Grandgosier^ c'est Henri IV. L'ouvrage de N. de Horry, publié pour la première fois en 161 1, un an au plus après la mort du roi, devait être une dernière expression des haines d'un ancien ligueur. Malheureusement la clef de l'ouvrage est aujourd'hui perdue; il serait bien utile qu'on la refît pour l'intelligence de ce piquant écrit.
Révolution (La) française et Bonaparte, ou les Guises du xvin* sièole. Tragédie en cinq actes et en vers, avec des notes. — Paris, LocardetDavi, 1818, in-8® (par Gaétan DE Larochefoucauld-Liancourt).
La clef de cette pièce satirico-politique est fort simple. C'est l'histoire de la chute de Napoléon I" et de la restauration de Louis XVIII, avec les noms des personnages de la Ligue.
Roman (Le) d'une Américaine en Russie, par Fanny Lear, — Bruxelles, A. Lacroix et G*, in- 12 de ix-336 p. (accompagné de lettres originales),
Ce livre, qui fit un bruit énorme au moment de son introduction en France, n'est autre chose que le récit des amours d'un prince de la famille impériale de Russie avec l'auteur, dont le vrai nom est Henriette Hey, veuve Black/ord, dite miss Phœnix, Le « Catalogue des livres condamnés » (p. 354) donne des détails sur les poursuites exercées contre l'ouvrage et contre l'auteur, qui n'a d'ailleurs rien avancé que de vrai ; nous avons vu un exemplaire annoté et complété à l'aide des papiers et correspondances saisis sur miss Phœnix. Ce sera une curieuse clef à faire, mais pour beaucoup plus tard.
Roman (Le) de la Cour de Bruxelles, ou les aventures des plus braves Cavaliers qui lurent Jamais et des plus belles Dames du monde, par Puget de la Serre, — Imprimé à Spa et à Aix en Allemagne, par Jean Tournay (Liège); — frontispice gravé par Valdor; — i vol. pet. in-8» de vii-726 p. et i f. d'errata.
Un très bel exemplaire de cet ouvrage figura- sous le n® 63 19 à la vente T. de Jonghe, et fut adjugé, au prix de 440 francs, à M. Capron. a Ce roman,