Paris, Canner, 1845, in
9. Il ne faat pas perdre de vue qu'à côté de ces travaux plus durables, Gavarni continuait à collaborer k nombre de journaux; outre le Charivari y auquel il donne plus d'un millier de dessins, il travaille pour le Figaro (1839-1840), la Renaissance (1840), le Bulletin de l'Ami des arts (1843-1845)1 la Sylphide (1843), etc., etc. On a peine k se figurer une aussi colossale production.
10. Nous n'avons pas la prétention de donner une bibliographie complète des « Physiologies ». Voici seulement celles où Gavarni a semé ses plus amusantes croquades : Physiologie du Parisien en province, Paris, Lachapelle, 1841; Physiologie du provincial à Paris, par Pierre Durand (E. Gninot), Paris, Aubert, 1841 ; Physiologie de l'écolier, par Ed. Ourliac, Paris, Aubert, 1841 ; Physiologie du tailleur, par L. Huart, Paris, Aubert, 1841 ; Physiologie de la femme honnête, par Ch. Marchai, Paris, Lachapelle, 1841 ; Physiologie de Vusurier, par Ch. Marchai, Paris, Lachapelle, 1841 ; Physiologie du musicien, par A. Cler, Paris, Aubert, 1841 ; Pl^siologie de la grisette, par L. Huan, Paris, Aubert, 1841 ; Physiologie de la lorette, par Maurice Alhoy, Paris, Aubert, 1841 ; Physiologie du chicard, par Ch. Marchai, Paris, Lachapelle, 1841 ; Physio^ logie du débardeur, par Alhoy, Paris, Aubert, 184a ; Physiologie des demoiselles de magasin, Paris, Lachapelle, 1843, etc.
LES ILLUSTRATEURS DE LIVRES AU XIX* SIECLE tii
mann', te Diable à Paris*, et enfin le Juif errant*, l'une de ses plus magistrales conceptions.
Dans les Français peints par eux-mêmes et dans le Diable à Paris, Gavarni accumulait tout ce que l'observation lui avait appris sur la vie dans la capitale. Il y a dans ces douze volumes tout un poème immense et grandiose, un kaléidoscope animé, une lanterne vraiment magique, devant la lentille de laquelle vient défiler la foule des contemporains de l'artiste. Tous sont là, depuis le ramoneur et le mendiant jusqu'au fashionable, au sportroan, él^mment campé sur le trottoir de son boulevard &vori ; depuis le médecin aux manières insinuantes et polies jusqu'à l'avocat, greffant en cour d'assises un mélodrame sur une tragédie; depuis le saltimbanque , recou vrant son maillot collant d'un pardessus déformé, avec ses côtelettes broussailleuses, sa gueule en avant, son chapeau sordide écrasé sur l'oreille, jusqu'au paisible et inoffensif habitant de Versailles,
cultivateur d'ceillets en Flkvk du ?oit (BaulcTard de Gandj.
pots, qui vient à Paris
une fois en dix ans et retourne bien vite s'enterrer dans le satellite de la grand'ville. Rien ne manque à cette revue intime, qui dévoile nettement toutes nos attitudes, toutes nos grimaces, même les plus familières; nous sommes tous là,