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comme à la parade, chacun avec son irait caractéristique, sa * cassure ■, ses tares, ses facettes brillantes ou ternies. Et telle est la puissance d'évocation de l'artiste, la réalité permanente de son observation, qu'aujourd'hui encore, après quarante ans, ces portraits sont toujours ressemblants et viennent nous mur-
,lla grand-pire, c'ttt pmque une Donrrice.
murer à l'oreille, avec l'ironie impitoyable d'un Sosie malicieux; l'éternel iptNli atmi-tvi du moraliste antique.
Dans cette épopée, un chant spécial est consacré k la femme. Comme tous les poètes, Gavarni adorait l'éternel féminin ; il s'en était constitué le connaisseur exquis, le dilettante que Stendhal aurait voulu être. Il savait la femme, il la savait par cœur, il en avait consciencieusement approfondi l'étude, et, pour rappeler une métaphore qu'il employait souvent, son esprit était comme ces cartons vitrés d'entomologistes où sont classés, dans un ordre régulier et savant, des papillons de toutes nuances et de toute rareté. Rien d'étonnant ensuite, s'il savait faire usage de ces joujoux délicats : il était le virtuose de la femme; il en jouait avec un art infini, comme un artiste joue d'un instrument de choix.
LES ILLUSTRATEURS DE LIVRES AU XIX° SIÈCLE ti)
et il savait en tirer des notes adorables de justesse et de profondeur, des sonorités harmonieuses, toute une orchestration révélatrice qui iàisait ressortir ingénieusement les séductions et les faussetés, les dévouements et les trahi-
Le père tu financier.
sons, les gloires et les bassesses du Protée féminin. Nul ne possédera plus que lui le secret de cette créature infiniment variée dont il nous montre les divers aspects, depuis la Demoiselle à marier, l'Actrice, et celte charmante figure du Rat, jusqu'à la Panthère, la Calège, la Vénérienne, voire même la Reven-