Ptrii, Moriiot, iSAj, iD
j. Parii, Moriiol, iM].
Et c'est là tout. Trois ans restaient à vivre à Gavarni, pendant lesquels lentement et graduellement il abandonna son art pour se retirer chaque jour davantage dans ce for intérieur, clos à tous, où il s'enfermait à présent avec ses visions mathématiques, comme un cénobite hautain en adoration devant la Vierge. Pendant ces trots années, plus rien ne vint rappeler au public, dés longtemps indifférent, le vieil artiste qui s'éteignait.
Il ne sortit de cette contemplation intime, de cette extase de Ëikir iodou, que pour mourir doucement, comme une lumière qui disparatt, te 34 novembre 1866.
Nous n'avons pas k apprécier ici l'ceuvre de Gavarni dans son ensemble. Sa gloire est sienne désarmais. Mais, au point de vue spécial qui nous occupe, on peut dire que la carrière de Gavarni renferme un enseignement. Il faut à l'illustrateur de livres, pour réussir, deux ordres de facultés spéciales, dont les unes sont naturelles, et les autres peuvent s'acqoérir par la persévérance. Outre le don de l'observation personnelle, il lui faut la faculté de saisir celle d'autnii, de se l'assimiler même dans une large mesure. Il faut qu'il voie les choses avec la lorgnette de son auteur, qu'il s'identifie avec lui, de manière, non seulement i le comprendre, mais à l'interpréter, et à faire, à son égard, œuvre de commentateur intelligent. L'illustration est une véritable glose, dont les résultats peuvent 3tre, suivant les cas, funestes ou merveilleux. — De toutes les qualités que suppose chez l'artiste un travail aussi important, Gavarni avait su acquérir par son obstination dans la lutte, doublée de cet amour-propre de chercheur qui ne veut pas s'avouer vaincu par la difficulté, presque toutes celles qu'il était possible d'acquérir. Il était arrivé, sinon à la perfection, du moins à l'excellence; et l'on peut en conclure que l'artiste véritable a dans son tempérament hypéresthésié, aidé d'un travail assidu, une ressource infinie, qui peut le faire triompher de bien des difficultés, de- bien des impossibilités même.
Eugène Foroues.
'J^^t RENSEIGNEMENTS ET MISCELLANÉE5
LIVRES AUX ENCHÈRES. — Lcs livres de l'école romantique et les ouvrages k figures des xvui' et xix* siècles contiauent à être recherchés des amateurs. Nous n'en voulons pour preuve que la nouvelle vente faite, à la fin de février, par les soins du libraire Durel, chargé de mettre aux enchères la collection de M. L...
Voici quelques-uns des prix d'adjudication :
Physiologie du mariage, par de Balzac, Paris, i83o, a vol. in-8, reliure de Cuzin, édition originale: i5o Ît.;— la Peau de chagrin, Paris, i83 1,2 vol. in-8, édition originale : i35 fr.; — le Père Goriot, Paris, Werdot, i835, a vol. in-8, éd. orig. : ioit.\ — Odes funambulesques, ^ar'Yti. de Banville, Alençon, Poulet- Halassis et de Broisse, 1857, in-12 ; 36 fr.; — les ïambes de Barbier, Paris, in-8, éd. orig. : yS fr. ; — Chansons morales et nu très, par Béranger, Paris, 1S16, in-i8, chef-d'œuvre de reliure de Cuzin : 410 fr. ; — Chansons de P.~J. Béranger, anciennes, nouvelles et inédites, avec des vignettes de Devéria et des dessins coloriés d'Henry Monnier, Paris, Baudouin, 1828, 2 vol. in-8 : 25o fr. ;— Œuvres complètes d'André Chénier, Paris, Baudouin, 1819, in-8, éd. orig. : 180 fr. ; — les Contes rémois, troisième édition, Paris, Michel Lévy, i858, in>8, reliure de Cuzin, exemplaire en grand papier de Hollande, avec les vignettes tirées sur Chine : 780 fr. ; — les Trois Mousquetaires, par Alex. Dumas, Paris, Baudry, 1844, 8 vol. in-8, éd. orig. : 3oo fr. ; — la Dame aux Camélias, par Alex. Dumas fils, Paris, Alex. Cadot, 1848, 2 vol. in-8, éd. orig. ; 23o fr. ; — Madame Bovary, Paris, Michel Lévy, 1857, in-ia, éd. orig., exemplaire sur grand papier de Hollande : 199 fr. ; — les Jeunes- France, Paris, Rendue!, i833, in-8, éd. orig. i 235 tr.;— le Diable à Paris, Paris, Hetzel, 1845, a vol. gr. in-8: 100 fr. ; — Odes et Poésies diverses, par M, Victor Hugo, Paris, Pélicier, 1822, in-i2, éd. orig. : a40 fr. ; — Han d'Islande 1 aSo fr. ; — Nouvelles Odes, Paris, 1824, in-12 : i9ofr. ;— Oifcs et Ballades, Paris, i8a6, in-ia, 200 tr.;—Cromwell, 1828, in-8 : 5o fr, ; — les Orientales, Paris, 1829, in-8; — le Dernier jour d'un condamné, Paris, iSag, in-ia : 47 h. j— Notre-Dame de Parts, i83i, 2 vol. in-8: 800 fr. ; — les Feuilles d'automne, i83z, in-8 : 3o5 fr. Tous ces ouvrages étaient
lia LE LIVRE
en éditions originales. — Méditations poétiques de Lamartine, Paris, 1820, éd. orig. : 23o fr. ^—Chroniqne du règne de Charles IX, par Mérimée, Paris, imprimé par Chamerot pour les Amis des Livres, 1876, 2 vol. gr. in-8 : 65o fr. \ — l'Anglais mangeur d'opium^ Paris, 1828, in- 12 : i5o fr. ; — Contes d'Espagne ei d'Italie, i83o, in-8, éd. orig., reliure de Cuzin : 255 fr. ; — un Spectacle dans un fauteuil, Paris, 1 83 3- 1834, 3 vol. in-8, éd. orig., reliure de Cuzin : 670 fr. ; — /jP/^iaie,par Gust. Planche, Paris, 1842, in-8 : 2o5 fr.\^ le Rouge et le Noir ^ par Stendhal, Paris, Levavasseur, i83i, 2 vol. in-8, éd. orig. : io5 fr.; — Cinq- Mars, Paris, 1826, 2 vol. in-8, éd. orig. : 299 fr. ; — Servitude et Grandeur militaires, Paris, i835, in-8, éd. orig. : 180 fr.; — Anacréon, Sapho, Bion et Moschus, 1773, in-8, fig. d'Eisen, reliure ancienne : i5o fr.; — Satires du sieur D... (Boileau-Despréaux), Paris, Claude Barbin, 1666, éd. orig. fort rare, reliure de Cuzin : 4o5 fr. ; — Discours sur V Histoire universelle, Paris, Sébastien Mabre- Cramoisy, 1681, gr. in-4, rel. de Cuzin : 5oi fr. ; — la Folle journée ou le Ma~ riage de Figaro, gr. in-8, 1785, exemplaire en grand papier, avec le feuillet d'errata qui manque souvent : 23o fr.; — Idylles de Berquin, 1775, a tomes en I vol. pet. in-8 ; Romances, par le même, 1776, pet. in-8, ensemble 2 vol. reliés par Cuzin: 5oi fr.; — Mémoires de messire Philippe de Commines, Leyde, chez les Elzeviers, 1648, pet. in-12 : 200 fr.; — le Théâtre de Pierre Corneille^ Paris, Trabouillet, 1682, 4 vol. in-12, 5oi fr. , — les Baisers de Dorât, 1770, in-8, exemplaire en grand papier: 900 fr. ; — les FaMes, du même, 1773, 2 tomes en I vol. in-8, 800 fr. ; — les Aventures de Télémaque, Paris, 17 17, a vol. in-12, éd. orig. : 36o fr.; — les Bienfaits du sommeil ou les Quatre rêves accomplis, par Imbert, 1776, in-8 : 299 fr. \— Chansons de Laborde, 1773, 4 tomes en 2 vol. : 2,120 fr. ;— les Caractères de Théophraste, Paris, 1688, in-ia, première édition : 5oo fr.; — les Amours pastorales de Daphnis et Chloé, 17 18, pet. in-8, édition dite du Régent, superbe exemplaire dans une reliure mosaïque de Thibaron-Joly : i ,320 fr. ;— les Œuvres de Clément Marot, édition très rare de 1 539 : 460 fr.; — les Œuvres de monsieur de Molière, 1682, 8 vol. in-ia, exemplaire contenant deux cartons pour a le Festin de Pierre » : 6o5 fr. ; — Recueil des meilleurs contes en vers, 1778, 4 vol. pet. in-12, portrait et fig. de Duplessis- Bertaux, reliure ancienne : 1,199 ^^*
(^ll^ La bibliothèque du savant et regretté libraire Potier s'est vendue au commencement du mois dernier. La bibliographie tenait, comme on le peut penser, une grande place dans cette collection, qui était riche surtout en catalogues de bibliothèques publiques et particulières. Nous donnons ici l'indication des catalogues les plus estimés et les prix qu'ils ont atteints.
Catalogues du Fay : 19 fr. ; Colbert : 25 fr. ; du comte de Hoym : 20 fr. ; de Boze : i5 fr.; Secousse : 16 fr. ; de la marquise de Pompadour : 12 fr. ; de M"» Du Barry (reproduction du manuscrit original faite en 1874 par le bibliophile Jacob) : 14 fr. ; du duc de La Vallière, première partie : 19 fr.; seconde partie : 3o fr. ; Méon (exemplaire couvert de notes et contenant la table des auteurs et des anonymes, les prix d'adjudication et le nom des acquéreurs) : 43 fr. ; Renouard (1811-1814) : 60 fr.; Renouard (1819) : 21 fr. ; Duriez (1827) : 26 fr. ; Viollet-le-Duc (1843-1847) : i5 fr. : Soleinne et de Pont-de-Vesle : 33 fr.; catalogue de la librairie Fontaine (1872-1879) : 3i fr.
CHRONIQUE OU LIVRE ij}
Quelques jours après la vente Potier avait lieu, par les soins de M. Labitte, celle d'une remarquable collection qui comprenait, outre des livres de luxe et des exemplaires annotés par des hommes célèbres, plusieurs manuscrits des plus intéressants.
Dix-neuf lettres autographes de Ducis, datées de Versailles, an XII à 1806, et adressées à Bernardin de Saint-Pierre, ont été adjugées moyennant le prix de 210 fr. Trente-deux lettres autographes de M** de Genlis, écrites également à Bernardin de Saint- Pierre, ont été vendues 1 18 fr. Cinq lettres de Voltaire à Vauvenargues et différentes pièces autographes de ce dernier ont été poussées jusqu'à 490 fr. Un manuscrit autographe de Bossuet pouvant s'intituler : Additions pour le Discours sur l'Histoire universelle (in-4, 47 feuillets) : 3o5 fr. Plan de l'Amazone, manuscrit de B. de Saint-Pierre : 60 fr. Carnet de voyage de B. de Saint- Pierre, composé de 53 feuillets, dont quelques-uns en blanc : 122 fr. Instruction générale, manuscrit de M"* de Maintenon, in-i6, 33 feuillets : 220 fr.
Parmi les livres rendus précieux par les annotations qui y ont été faites, il convient de citer :
Un Cicéron enrichi de notes manuscrites attribuées au Tasse : 2 1 5 fr. ; — le Parnasse des plus excellents poètes de ce temps (1607), exemplaire annoté et corrigé de la main de Malherbe : io5 fr. ; — un Pline le Jeune, ayant appartenu à Érasme, qui l'a couvert de plus de i ,5oo notes marginales : 200 fr. ; — un exemplaire de Régnier, portant sur le titre la signature de Racine: io5 fr.;
— les Saisons f de Saint- Lambert, exemplaire de Roucher avec notes autographes : 1 1 1 fr. ; ^ un recueil comprenant : i^ deux éditions différentes d'une pièce de Voltaire intitulée : Discours en vers sur les événements de l'année 1 'J44 (Paris, Prault, 1744); 2* quatre éditions différentes du Poème de Fontenoy^ a été acheté 800 fr. par M. Et. Charavay. Ce recueil est d'autant plus précieux qu'il contient, outre des notes manuscrites de Voltaire, des corrections imp>ortantes, faites par le célèbre écrivain lui-même pour le Poème de Fontenoy.
Dans les livres de luxe, nous avons remarqué :
La Sainte Bible, Paris, Lefèvre, 1828, 1834, i3 vol. grand papier : 38o fr.;
— Discours et méditations chrestiennes de Philippe de Mornay (Saumur, i6o5) ; exemplaire unique, sur vélin, aux armes de Mornay et avec des notes de sa main : 2,460 fr.; — Coutumes deBerry (1540), exemplaire sur vélin : 1,000 fr. ;
— Musée de la Caricature, Paris, Delloye, i838, 2 vol. in-4 : 3oo fr. ; — la Caricature morale^ religieuse^ littéraire etscénique (n® i, 4nov. i83o, au n* 25i, 27 août i835), 6 vol. in-4 * i,2o5 fr.; — le Roman de la Rose^ Paris, Didot, 181 3, 4 vol.; un des deux exemplaires sur vélin : 345 fr. ; » Fables choisies de La Fontaine, Paris, Desaint et Saillant, 1755-39, 4 vol. in-foL, exemplaire en grand papier de Hollande; belles épreuves des figures d'Oudry : 1,499 ^^-î ~" Œuvres de Rabelais^ i74i> 3 vol. in-4, reliure de Petit : 905 fr. ; — Paul et VirginiCf Paris, Didot, 1789, in- 18, fig. de Moreau; exemplaire sur vélin, reliure de Bozérian : 1,499 ^''-
(^P^ Le mois dernier a eu lieu la vente, sur baisse de mises à prix, des ouvrages de musique composant le fonds de Léon Escudier, qui n'avaient point été adjugés à la première vacation.
La vente s'est faite, comme la première fois, en l'étude de M* Cherrier,
i3« LE LIVRE
notaire, rue Jean-Jacques Rousseau. Les éditeurs y étaient venus en si grand nombre que le local avait peine à les contenir ; ces messieurs se sont montrés d'ailleurs plus empressés qu'à la précédente séance, et quelques-uns des lots mis en vente ont été disputés avec la plus vive animation. Voici le résultat des principales adjudications :
La partition d'Aïda^ de Verdi, dont la mise à prix avait été abaissée de 90,000 francs à 54,000 francs, a été particulièrement disputée ; finalement, elle est restée à M. Alphonse Leduc, au prix de 100,000 francs, frais non compris.
Les quatre partitions de M. Ambroise Thomas : le Caïd, le Songe d'une nuit d'été, Raymond ou le Secret de la reine, et la Tonelliy réunies en un seul lot, ont été adjugées à MM. Heugel et fils, pour 40,000 francs.
M. Henri Lemoine a acheté Emani, de Verdi, 14,500 francs; la messe de Requiem^ du même maître, 6,600 francs, et la méthode de contrebasse de M. Bottesini, 4,200 francs.
Don Carlos et Simon Boccanegra^ de Verdi, ont été poussés par un avoué de Paris, M. Dubost, qui surenchérissait, dit-on, pour le compte de la maison Riccordi, de Milan. Ces deux lots lui sont restés, le premier pour 9,800 fi*., le second, pour 3, 100 fr.
M. Vianesi, qui, assure-t-on, a le désir d'ouvrir un théâtre italien à Paris, l'hiver prochain, a fait l'acquisition des partitions ô^'ILombardi et Jérusalem, au prix de 7,000 fr.
La partition des Vêpres siciliennes est restée à l'éditeur Kybourtz, du passage du Havre, au prix de 6,100 fr.
L'éditeur Bathlot s'est fait adjuger le Premier jour de bonheur ^ d'Auber, pour 6,700 fr., et Une Folie à RomCy des frères Ricci, pour 3, 200 fr.
M. Lumière, qui représente, dit-on, une société, laquelle veut fonder à Paris un important magasin de musique, a acheté pour 3,400 fr. le Dom Sébas* tien de Donizetti.
Au nombre des quelques partitions peu favorisées, nous citerons celle de Gustave III d'Auber, que MM. Heugel et fils ont eue pour 950 fr. ; Rêve d'amour^ du même, et Pierre de Médicis, du prince Poniatowski, adjugées à M. Bathlot pour 700 fr. et 65o fr. ; Gibby la Cornemuse ^ de Clapisson, et Gastibel^a, le premier ouvrage d'Aimé Maillard, adjugés en un lot, pour 35o fr., à M. O'Kelly,
Outre les œuvres théâtrales, il a été vendu un grand nombre de propriétés musicales, dont quelques-unes fort importantes. Nous citerons, entre autres, la Grande Méthode de cornet à piston, d'Arban, qui, mise à prix à 24,000 fr., est montée jusqu'à. 3 3,5oo fr., et est restée à M. Leduc.
Parmi les lots de musique de piano, les œuvres très pianistiques d'Espadero, fort répandues à l'étranger, mais peu connues en Frapce, ont été acquises par l'éditeur Louis Gregh.
Les lots les plus importants du piano avaient été adjugés à la première vacation, à la suite de laquelle M. O'Kelly a racheté un lot composé de plusieurs morceaux de Prudent, de toutes les compositions de Gottschalk et de toutes les chansonnettes de Berthelier, au prix de 60,000 fr.
Le produit total de la seconde vacation s'est élevé à plus de 210,000 fr.
Il y a quelques jours, on a vendu, à Berne, une bibliothèque qui contient une collection unique, dît le catalogue, en tant qu'œuvre complète de Die Junge Schwei^ (La jeune Suisse), qui parut à Brienne, en français et en allemand, du i*' juillet i835 au 23 juillet i836, sous la direction de Mazzini. Cette bibliothèque appartenait à feu M. l'avocat Bûcher, de Berthoud.
(^^:^ Un ouvrage très rare, V École des armes^ d'Angelo, datant de 1 763, vient d'être acquis, à la vente Sunderliona, au prix de45o fr., par un amateur anglais.
(^^^ Ventes annoncées. — La vente de la quatrième partie de la bibliothèque Ambroise Firmin-Didot aura lieu dans la première quinzaine de juin. Elle comprendra une série de livres anciens, rares et précieux, manuscrits et imprimés relatifs à la théologie, à la jurisprudence, aux sciences et arts, ainsi qu'une collection remarquable de livres avec figures sur bois.
Parmi les manuscrits, nous citerons plus particulièrement le Psautier et Livre de Prières de la reine Bonne de Luxembourg, femme du roi Jean. Ce manuscrit est orné de miniatures qui sont des chefs-d'œuvre de finesse et d'esprit ; im Évangéliaire du x" siècle, richement orné ; le Missel du Mont-Cassirty daté de 1404; un Livre d'Heures^ enrichi de 107 miniatures, et qui paraît avoir été exécuté pour Anne de Beaujeu, régente de France; un Livre d'Heures^ Rysint appartenu à Marie de Bourgogne; un Livre d'Heures du xv* siècle, orné de près de 400 miniatures et ayant appartenu à Louis XV ; un Livre d'Heures, fait pour le roi René d'Anjou ; un Livré d'Heures, fait pour Marguerite de Rohan, comtesse d'Angoulême (avec son portrait), grand'mère de François I*', et dont l'exécution est attribuée à Jehan Foucquet; un Livre d'Heures du XV* siècle, orné de miniatures d'une finesse extraordinaire, à la reliure de Philippe de Béthune; un Livre d'Heures, fait pour Louis XII; un Recueil de Traités de dévotion, avec miniatures, de la bibliothèque de Charles V; deux Traités politiques de Christine de Pisan, avec miniatures ; plusieurs Traités de Léonard de Vinci, ornés de dessins de la main du Poussin, et un grand nombre d'autres manuscrits avec miniatures.
Parmi les imprimés, on trouvera une remarquable série de Livres d'Heures, des reliures exécutées pour des souverains ou des personnages célèbres, des volumes avec des notes autographes de Rabelais, Bossuet, etc.
(^P^ Bibliothèque Sunderland. -* La seconde partie, qui va être mise en vente prochainement, est aussi intéressante que la première, et il y a dans le catalogue de nombreux numéros qui touchent particulièrement notre pays.
Parmi les deux mille ouvrages qui vont être vendus en avril, on remarque les quatre éditions des Faictes, Dictes et Ballades d'Alain Chartier, et, parmi ellesy la première de toutes, celle de Caron, quoique Brunet la considère comme postérieure à celle de 1489. Suivent les Chroniques de Saint^Deny; c'est le premier livre avec date imprimé à Paris, dont il ne se trouve malheureusement que le premier volume. Mais la collection contient un bel exemplaire de l'édition de Vérard, ainsi que la première édition des Chroniques de Normandie, imprimée à Rouen par Guillaume Tailleur, en mai 1487, et deux édi-
tions de chroniques non décrites jusqu'à ce jour ni mentionnées par les bibliographes, dont l'une est la Chronica del Reydon Rodrigo.
Mais ce qui intéresse le plus la France, c'est une collectioa de livres, broctiures, pamphlets relatifs aux aSiaires de notre pays, embrassant tout un siècle de l'histoire de France, depuis i563 jusqu'à i663. Ils consistent en satires, en prose et en vers, relations de batailles, sièges, mariages, couronnements, apparitions et signes remarquables aux cieux, pestes, événements locaux, politiques et nationaux. Un grand nombre se rapportent aux disputes et controverses religieuses et théologiques du temps. Comme plusieurs de ces écrits ont été imprimés et mis en circulation secrètement, et aussi à cause de leur nature éphémère, il est évident qu'il doit y en avoir parmi eus une grande quantité d'uni^es ou du moins de la plus grande rareté.
<4^^ On annonce, pour le mois de juin prochain, la vente de la bibliothèque du duc d'Hamilton, à Ham il ton-Palace (Ecosse). Cette bibliothèque contient des ouvrages fort rares et de précieux manuscrits, entre autres des lettres de Marie Stuart à Botbwell, qui fixeront les historiens sur le caractère encore mal connu de cette malheureuse reine.
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