L'ETUDIANT EN MEDECINE
M bien singulier type que le père Achaintre, et surtout un bouquiniste comme il n'y en a gu^re, et mSme, sans vouloir médire aucunement des autres, comme il n'y en a plus.
On peut rendre hardiment cet hommage posthume à sa mémoire, du moins si nous en jugeons par l'anecdote suivante qu'un hasard de lecture a Eût tomber récemment sous nos yeux et que nous exhumons, en l'abrégeant cependant de plus de moitié, d'un fragment de livraison (novembre-décembre t839), du Bibliohgue du nord de la France et du midi de la Belgique.
Connaissez-vous ce modeste recueil qui a été l'un des rares précurseurs du Livre? Non, sans doute.
Nous ne pensons pas qu'il ait fait t^ucoup de bruit dam le monde, ni qu'il ait pu fournir une bien longue carrière; car, pour notre compte, jamais jusqu'ici nous n'en avions ouT parler.
Mais venons à notre anecdote.
Le 5 février 1811, il &isait un froid de quinze degrés au-dessous de zéro; k Seine était prise, et, vers dix heures, Paris s'éveillait tout scintillant de givre soua un pâle soleil, qui disait d'incroyables efforts pour paraître radieux.
Il gelait donc à pierre Cendre, et pourtant un jeune étudiant en médecine, devenu plus tard, croyons-nous, un savant archiviste, et qui déjà était atteint