‹ Le livre (volume 2)Chapitre 99 sur 107 · LES ANGLAIS QUI ONT ÉCRIT EN FRANÇAIS |8S · texte numérisé non relu

LES ANGLAIS QUI ONT ÉCRIT EN FRANÇAIS |8S

9. Italy; with Sketches ofSpain and Portugal, By the Author of a Vathek v. In two

Yolumes. Vol. I. London : Bentley, etc., 1834.

In-8% XVI et 871, p. et xy-38i. Cet ouvrage a été réimprimé dans la môme année par Baudry de Paris, en un volume, avec le nom de l'auteur. Il forme aussi un volume de Bentley^s Standard Lihrary of Popular Literature, London, 1840, avec portrait de Beckford, d'après un tableau par Sir J. Reynolds.

10. Recollections ofan Excursion to the Monasteries o/Alcobaça and Batalha, By the Author of « Vathek ». London : Richard Bentley, etc., i835. In-S**, xi et 228. p.

Ce n'est pas cependant des publications anglaises de Beckford, soit de ses ouvrages originaux, soit de ses traductions, que je ireuz entretenir le lecteur, mais seulement du roman qu'il a composé en français. Il m'a paru néanmoins utile d'énumérer tous ses écrits, parce que, autant que je sache, une liste complète n'en a pas encore été faite*, et aussi pour démontrer que sa réputation comme auteur ne repose pas exclusivement sur Vathek. Passons donc maintenant à cet ouvrage, dont il y a eu plu sieurs éditions en français et en anglais.

I. Vathbk. a Lausanne, chez Isaac Hignou et Comp*. M.DCC.LXXXVII.

In-8% IV et 204 p., titre encadré, avec trois lignes et une vignette représentant une ruine romaine ou italienne, pas de faux-titre, pas de notes, mais seulement une Explication de quelques mots à la fin. UAvis suivant s'y trouve : « L'ouvrage que nous présentons au public a été composé en français par M. Beckford. L'indiscrétion d'un homme de lettres à qui le manuscrit avait été confié, il y a trois ans, en a fait connaître la traduction anglaise avant la publication de l'original. Le traducteur a même pris sur lui d'avancer, dans sa préface, que Vathek était traduit de l'arabe. L'auteur s'inscrit en faux contre celte assertion, et s'engage à ne point en imposer au public sur d'autres ouvrages de ce genre qu'il se propose de faire connaître; il les puisera dans la collection précieuse de manuscrits orientaux laissés par feu M. Worthley Montague, et dont les originaux se trouvent à Londres chez M. Palmer, régisseur du duc de Bedford. »

2. Vathek, conte arabe. A Paris, chez Poinçot, libraire, rue de la Harpe*, près Saint- Côme, n' i35. 1787. In-8'', 190 p.; sur le titre une corbeille de fruits et une double ligne, pas d'avis ou préface, mais 69 notes, p. 167 à la fin.

On ne sait au juste laquelle de ces deux éditions, publiées dans la même année, est la première. On croirait, d'après la préface de Beckford dans l'édition de i8x5, que

1. Reddiog note encore un petit livre par Beckford dont je n^ai pas eu la bonne fortune de rencontrer un exemplaire. A Catalogue o/Books to be told by Master Thomas Dibdin; c'est une satire burlesque dirigée contre la bibliomanie, probablement dans le genre du Catalogue Fortsas.

2. Je ne prétends pas comprendre la préface mite par M. Stéphane Mallarmé à la plus récente édition, dont mention sera faite plus tard (n* 5); car die est écrite dans un style beaucoup trop éleré pour Tintelligence bornée de nous autres, pauvres insulaires ; mais je pense qu'il veot fidre croire que les éditions de Paris et de Lausanne sont les mêmes, c'est-À-dire que la dernière a été imprimée à Paria. Voici ses propres mots : a Anonyme, parut, à Paris et à Lausanne, en 1787, une édition simultanée du texte vrai (avant la rédaction) et varié depuis, l'auteur ayant résidé aux bords du Léman : c'est bien la même dont un ballot fut expédié en feuilles de notre rue de la Harpe, » Si j'ai deviné sa signification, je puis l'assurer, c'est par la force de l'imagination. Le type, la justification, la pagination, le titre et le demi-titre, tout est différent. M. Mallarmé ajoute que l'édition de Paris « est de cette rareté (en un temps o& tout objet enseveli se fait voir), qu'il ne la mentionne exactement au catalogue usité dans notre librairie. Quel le tirage, la vente, quelle, etc., détails qu'omit de conserver pour la littérature, au cours du commentaire actuel; des recherches furent faites par son trisaïeul, dont le nom, comme syndic des libraires, accompagne la demande faite du privilège du Hoy* — Consultez V Intermédiaire, VIII, J41.

Page 1