‹ Le livre (volume 3)Chapitre 39 sur 103 · II · texte numérisé non relu

II

GSomôdlens (Les) ou le Foyer, comédie en un acte et en prose attnbuée à l'auteur du a Bureau d'esprit », représentée par les comédiens de la ville de Paris, au théâtre du Temple, le 5 janvier 2440. Paris, de l'imprimerie des successeurs de la veuve Duchesne, mmccccxl. In-8®. Certains exemplaires ont un titre ainsi conçu : « Les Comédiens ou le Foyer, comédie en un acte et en prose, par M***. Londres, 1777. » In-8®.

Cette pièce, cataloguée sous le n<^ 2 1 3 1 de la bibliothèque de Soleinne, fait l'objet de la note suivante : a Cette comédie est certainement de Louis-Sébastien Mercier qui, dans sa fameuse querelle avec les comédiens, imagina de se venger d'eux en les mettant sur la scène : Le Kain^ sous le nom de Gengiskan ; Préville, sous celui de Crispin; Mole, sous celui d'Hippolyte, etc. Voici une note de Joseph Pain à ce sujet : « Mercier m'a déclaré que cet ouvrage est sorti de sa plume à l'époque de son procès avec les comédiens, quoique l'avertissement l'attribue au chevalier Rutlidge, qui, lui-même, dans la préface du « Train de Paris», l'avoue. Mercier a même travaillé au a Bureau d'esprit», qui a paru sous le nom de Rutlidge. Cet Irlandais ne possédait pas encore assez la langue française. »

Nous ne saurions terminer cet article sans parler de l'obligeante communication de M. L. Sapin, qui place sous nos yeux un charmant exemplaire des a Comédiens », dont voici la description :

« Les Comédiens ou le Foyer, comédie en un acte et en prose, par M***. Quidfacient Domini, audient cum iali a fures? A Londres^ m. dcclxxviu » In-8'> de 32. pages.

A cet exemplaire est jointe une clef manuscrite bien complète que voici :

Messieurs :

Gengiskan,

Le Kain.

Crispin,

Préville.

Alceste,

Bellecour.

Lusignan,

Brizard.

Hippolyte,

Mole.

Harpagon^

Desessarts

Monvilain,

Monvel.

Crispinetj

Dugazon.

Nigaudin,

Bouret.

Pose:çéro,

Mesdames :

Dauberval

Alceste,

Bellecour.

Aménaïde,

Vestris.

Minaudier,

Fannier.

Bertinet,

Hus.

Crispin,

Préville.

Doligni.

CSoiimilril(J.), Societatis Jetsm, carmina. Nova editio. Parisiis, Barbou, i y53.

2 vol. in- 12.

On sait que le père Jean Commire est un des écrivains modernes qui ont cultivé avec le plus de succès la poésie latine. L'édition ci-dessus, la meilleure de toutes, contient, outre ses Imitations des Psaumes, ses Pièces héroïques, ses Odes, ses Idylles, ses Épigrammes, etc., un recueil de Fables, qui permettent de comprendre leur auteur dans cette étude. S'il faut en croire, en effet Chrétien Gryphius ( a Essai sur les historiens du xvii^ siècle >, p. 277)) les fables du P. Commire ont une clef. Voici d'ailleurs comment s'exprime Gryphius à ce sujet :

a .... Mais le P. Commire s'est surtout montré admirable dans ses Fables f où, sous des emblèmes ésopiques et dans un style digne de Phèdre, il a retracé d'une manière charmante les plus graves événements de l'Europe. Aussi crois-jc rendre un véritable service à mes lecteurs en leur offrant ici la clef des principales énigmes qui y sont contenues. Ainsi, dans la première fable, le Soleil dési* gne le roi de France ; les Grenouilles ne sont autre chose que les Hollandais ; V Aigle, c'est l'empereur; VÉpervier, c'est MontecucuUi ; les Pigeons, ce sont les magistrats de Cologne et de Munster; enfin le Rossignol ne peut désigner que FUrstemberg, évêque de Paderborn, poète et littérateur excellent. — Dans la fable ix* peut-on voir autre chose dans La conjuration des Étoiles contre le Soleil, que l'alliance conclue contre la France, en 1689, par les princes chré'tiens, et ne reconnaît-on pas bien les Hollandais sous le nom emblématique de Poissons? — Dans la fable xvii*, V Aigle et le Roitelet signifient manifestement l'empereur et le Hanovre. — Enfin dans la fable xix®, on ne saurait voir, danâ le Traité des Chiens avec les Loups^ qu'une allusion à l'alliance des Anglais avec la Hollande »

Il est regrettable que Chr. Gryphius n'ait pas plus étendu ses conjecture^ qui ont au moins le mérite de paraître assez ingénieuses.

Gomta (XiO) de Tiliedate, par Af"^ la marquise de P***. Paris,

Gissey, 1703*

Cet ouvrage, qui a pour auteur M™« de Perne (et suivant d'autres. M™* de Prince), serait une histoire véritable sous des noms imaginaires. « Cette histoire est si récente, dit l'auteur à la fin de son livre, que je n'en puis donner pour le présent davantage au public. » (Voir catalogue J. Techener, i858, n9 1 1836, où un superbe exemplaire est côté 28 fr.)

Comtesse (La) d'Olonne, comédie en un acte et en vers.

Cette pièce est une sorte de réduction de la comédie, en quatre actes très courts, intitulée : < La Comédie galante de M. D. B. » (Cologne, Pierre Marteau, s. d. pet. in- 12 de 34 p.) — Les bibliographes, on le sait, ne sont point d'accord sur l'auteur de cette pièce, que les uns attribuent à M. Corneille de Blessebois, dont le nom est représenté par les initiales du titre, tandis que le plus grand nombre affirment qu'elle est de Bussy^Rabutin, parce qu'elle est fondée sur le chapitre des « Amours des Gaules » relatif aux débordements de la comtesse

Ito LE LIVRE

d'Oloone. D'autres, enfin, veulent que la réduction en un acte et en vers soit de Grandval le père, qui parait d'ailleurs avoir fait effectivement une pièce sous ce titre. Quoi qu'il en soit, car ce n'est point ici le cas d'étudier à fond cette question, il n'est pas douteux que cette pièce a été maintes fols réimprimée, soit isolément, soit dans des recueils de pièces libres et galantes. C'est ainsi que nous la retrouvons dans un article du Catalogue de Soleinnes que nous transcrivons textuellement, à cause de la clef qu'il contient :

s N" 3833. — Xa F -mania, poème lubrique (par Mercier, de Coropiègne),

suivie de plusieurs autres pièces du même genre, a Londres, aux dépens des amateurs, 1780. Ia-i8 de 106 p. Figures,

• On y trouve » La Comtesse d'Olonne », comédie en un acte, en vers, de Bussy-Rabutin, avec quelques changements et sous des noms travestis, ce qui prouverait que la pièce a été imprimée ici sur un manuscrit du temps :

Argénie, — la comtesse d'Olonne.

Bigdore, — le comte de Guiche, Gélonide, — la comtesse de Fiesque.

L'Abbé, — l'abbé de Roye.

Marcelin, — Marcîllac.

Castellor, — le duc de Castres.

Manicamp, — le Giton du comte de Guiche.

Gandaiin, ~ le duc de Caudale. >

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