II
nuellement parmi le peuple des millions d'almanachs oii se perpétuaient les plus ridicules et les plus grossières erreurs.
Dès la fin de juillet, Buckingham vend sa part de propriété et cède sa place à Maurice, lequel, le 5 juin i83o, remit ses fonctions de directeur à Charles Wentworth Dilke, le véritable créateur de VAthenœum^ puisqu'il en changea les conditions de publication et qu'il en assura le succès. Il était vraiment le metteur en œuvre prédestiné du programme de Silk Buckingham, car ses amis lui reconnaissaient, comme trait particulier de caractère, « un singulier amour de la vérité ».
Ce fut Tannée suivante, que John Francis, déjà employé à l'agence de publicité de Marlborough {Mariborough's Newspaper Office)^ entra à VAthenœum en qualité de junior clerk (septembre i83i). Ses services furent si vite appréciés que, le 4 octobre suivant, il était chargé de l'administration tout entière du journal. A partir de ce moment, le directeur, Charles W. Dilke, et Tadministrateur, John Francis, marchèrent la main dans la main vers le même but et l'atteignirent, autant qu'il est possible aux hommes d'atteindre dans la réalité le but qu'ils se proposent dans l'idéal.
M. John C. Francis, qui n'est pas moins intéressé que ne le fut son père à la gloire et à la prospérité de VAthenœum et qui est armé de toutes pièces pour lutter contre les difficultés grandissantes et multipliées que la concurrence et les conditions nouvelles de la presse opposent chaque jour au vieux journal, a suivi pas à pas, avec une exactitude, un soin, un respect, que réchauffent l'amour de l'œuvre commune et la conscience du bien accompli, la marche de VAthenœum et de ses deux inspirateurs de i83i à 1882. Sir Charles Wentworth Dilke était mort le 10 mai 1869 et avait été remplacé par Mr. Walker, du Daily News.
Nous ne suivrons pas, même de loin, la narration de M. John C. Francis, grosse de tous les faits littéraires d'un demi-siècle. Cette livraison ne suffirait pas à en donner une analyse intelligible à nos lecteurs. Il nous suffira de dire en termes généraux, avec l'auteur de la note préliminaire (Introductory Note) y Mr. H. R. Fox Bourne, que ce qui est consigné dans ces deux volumes dépasse de beaucoup le cadre d'une monographie. Les revues de livres, les notices nécrologiques, les articles originaux sur des sujets intéressants en littérature, en science, en art, avec, de temps en temps et prudemment, les digressions sur les domaines de la politique quotidienne et des luttes de parti, qui constituent le fonds même du journal, ont servi à
Mr. John C. Francis, pour tracer un tableau véritablement compréhensif des mouvements de la vie intellectuelle pendant près de soixante ans.
Nous ajouterons qu'il met en relief avec l'orgueil légitime d'un fils, mais aussi avec la véracité d'un historien, la part considérable prise par John Francis dans la lutte, qui ne se termina qu'en 1861, contre l'excise et les taxes énormes qui pesaient sur les manifestations de l'intelligence par la presse, the tax on knowledge^ comme on disait alors. Enfin nous noterons au passage, parmi les renseignements précieux pour l'histoire de la vie littéraire de ce siècle dont fourmillent ces deux volumes, quelques détails qui ont un intérêt particulier pour les bibliophiles et pour les Français. Un poème de Carlyle, une note sur les « Roxburghe Revels Manuscripts », l'électrotypie, les catalogues de Bohn, les procédés nouveaux de lithographie, la découverte de la plus ancienne gravure sur bois avec date, accompagnée de son fac-similé, la fondation du Daily NewSj la création du mot Folk-Lore par Mr. Thoms, bientôt suivie de la fondation de Notes and Queries^ si habilement dirigé d'abord par Mr. Thoms lui-même, puis par le D' Doran, et aujourd'hui par notre éminent ami Mr. Joseph Knight, la campagne de VAthenœum pour pousser à la recherche de l'expédition de John Franklin, quantité d'informations sur les sociétés littéraires, le récit complet et amusant de la célèbre fumisterie bibliographique connue sous le nom de Catalogue du comte de For t sa s ^ des articles sur les bibliothèques de chemins de fer, sur les cabinets de lecture et sur les bibliothèques publiques, l'appui prêté par VAthenœum à l'Exposition de i85i, les progrès de la photographie, la fondation de la « Philobiblon Society », une vente de la première édition de Shakespeare, l'affaire Libri, l'ouverture de la <c National Portrait gallery », les efforts de poètes ou de littérateurs comme Shelley, George Eliot, les Bronté, Browning, Dickens, Disraeli, la fondation de la « Library Association », de 1' « Index Society » et de la « Folk Lore Society», le Livre qui, déjà cité (t. II, p. 278) à propos de l'étude sur la maison d'édition Bentley, insérée dans son numéro d'octobre i865, est annoncé avec son programme primitif (p. 424) auquel, il s'est, lui aussi, lidèlement tenu, — les origines de l'imprimerie au Japon, la vente Beresford Hope, les détails sur la carrière de l'éditeur Daniel Macmillan : tels sont, entre mille autres, les points que nous signalons de préférence h nos lecteurs.
Ces deux beaux volumes sont ornés, en outre du fac-similé de l'estampe de Malines (1418) dont nous parlions plus haut, des portraits de
GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE
John Francis et de Charles Wentworth Dilke. Les éditeurs, MM. Richard Bentley et Fils, n*ont rien épargné pour les rendre, par les soins matériels et l'exécution typographique, dignes des trésors littéraires, artistiques et historiques que M. John C. Francis y a si industrieusement et si habilement entassés.
Nous nous reprocherions de ne pas informer nos lecteurs que tout ce que produira la vente de ce très bel et très utile ouvrage est destiné par Fauteur à accroître le capital des pensions servies à ses membres dans lé besoin par la Newsvendor's Benevolent Institution (Société de secours mutuels des libraires et marchands de journaux).
M. John C. Francis nous trace en raccourci, dans son ouvrage sur la vie de son père et sur le développement du fameux journal à la réputation et à Tautorité duquel son père contribua tant, le tableau d'un demi-siècle de la vie intellectuelle du monde civilisé contemporain.
M. Robert Christy entreprend de nous donner, dans un recueil de proverbes, maximes et locutions de tous les temps, le résumé et comme l'essence de la sagesse, ondoyante et diverse à la la surface, immobile au fond, de Thumanité *. La besogne a été faite chez nous, on sait avec quelle industrie et quelle érudition, par Leroux de Lincy : ce qui n'a pas empêché que de nombreux glaneurs n'aient trouvé depuis à faire de belles gerbes dans le champ dont on avait pris tant de peine à ramasser la moisson. Nous avions nousraême l'occasion naguère de rendre compte du volume que M. Lorédan Larchey a consacré à nos vieux proverbes, et nous pouvions lui en signaler un certain nombre qui avaient échappé à ses recherches comme à celles de Leroux de Lincy. C'est dire qu'en de telles matières, il est impossible d'être complet. Les chercheurs les plus consciencieux sont ceux qui le savent le mieux et qui hésitent le moins à l'avouer. Aussi ne faut-il pas s'étonner d'entendre M. Robert Christy, au premier mot de sa préface, déclarer qu'il ne réclame pour son livre le mérite d'être ni complet, ni parfait. Bien au contraire, il s'est fermé d'abondantes sources en excluant tout ce qui pouvait être regardé comme immoral, indécent et grossier, et tous les proverbes ou dictons purement locaux. C'est là un mérite pour une nombreuse et excessivement respectable
I. Proverbs, maxims and phrases of ail agesy classified subjectively and arranged alphabetically. In two volumes. Compiled by Robert Christy. London, T% Fisher Unwin, 1888; 2 vol. in-8*.
classe de lecteurs. Ce n'en est pas un pour nous, au contraire. Mais ce n'est pas à nous que M, Robert Christy a voulu s'adresser, et nous aurions mauvaise grâce à lui en faire un reproche. Malgré ces omissions, que les curieux et les érudits seuls ont le droit de regretter, l'auteur a conscience d'avoir exhumé un grand nombre de beaux dictons et proverbes qui étaient restés enfouis dans les vieux auteurs aujourd'hui négligés. Il a tait aussi de considérables emprunts au Punch, au Blackwood's Edinburgh Magapne, et a dépouillé, nous assure-t-il, tous les recueils de proverbes un peu importants qui ont été publiés
jusqu'à ce jour.
Une innovation dont il se fait honneur est d'avoir classé ses proverbes, non pas, comme dans presque tous les recueils, suivant l'ordre alphabétique du premier mot, mais alphabétiquement par sujet, réunissant, par exemple, en une même liste tous ceux qui ont trait à l'idée d'achat, ou à la femme, ou au livre, etc. Cette innovation ne nous paraît point si nouvelle. Pour nous en tenir aux deux collectionneurs de proverbes français déjà cités, Leroux de Lincy a soin de diviser les siens par sujets, compréhensifs, il est vrai, mais généralement bien tranchés, et M. Lorédan Larchey a dressé un « Index des matières » qui annule tout à fait l'inconvénient de l'ordre purement alphabétique dont se plaint M. Christy.
Le plan de M. Christy embrasse tous les âges et aussi toutes les nations, car un très grand nombre de ses proverbes sont indiqués comme traduits du français, de l'allemand, du hollandais et des autres langues européennes ou orientales» Il s'en faut qu'il ait, dans tous ces trésors, pris tout ce qu'il y avait à prendre. Il doublerait facilement le nombre de ses volumes et la quantité de matières qu'ils contiennent, et il ne serait pas encore au bout. Sans sortir de la langue anglaise, il nous serait facile de citer un bon nombre de locutions proverbiales qu'on cherche en vain dans son recueil. Que serait-ce si nous faisions une excursion sur notre propre domaine, ou sur celui des langues étrangères ?
Quoi qu'il en sôit de ces lacunes dont on peut bien diminuer le nombre, mais qu'on ne saurait, dans un travail de ce genre, éviter tout à fait, nous devons chaudement féliciter M. Christy d'avoir mené à bien, en somme, un ouvrage considérable, luxueusement édité par M. Fisher Unwin, et que tout le monde consultera avec plaisir et profit.
C'est encore la littérature des proverbes qui
fait le sujet d'un fort beau volume, imprimé avec un soin exlrime sur des pages à grandes marges encadrées de filets carmin, par l'établissement du Lloyd a us iro- hongrois à Trieste, et mis en vente à Rome, chez l'éditeur Loescher'. L'auteur, M. Marco Besso, a limité ses recherches aux seuls proverbes qui ont Romepourobjetou pour point de comparaison, et ce champ ainsi restreint, il craint de n'avoir pu l'eiplorer partout et demande, avec une seyante modestie, l'indulgence pour une œuvre qu'il espère perfectionner et parachever, rappelant avec à-propos que
Son plan, d'ailleurs, est plus vaste qu'il ne paraît. Il y comprend les proverbes sur les papes ; il reproduit le curieux opuscule d'Ulrich de Hutten, Trias Romana ; il donne en appendice une bibliographie des nombreux ouvrages où il a puisé les proverbes et locutions qu'il rapporte; il ne s'en tient pas aux proverbes italiens, mais toutes les littératures et toutes les langues, jusqu'à l'hébreu, sont mises par lui à contribution. Enfin et surtout, ce n'est pas une simple compilation classifiée ^ M. Marco Besso fait ccuvre de commentateur et de critique et témoigne, dans les remarques dont il accompagne ses textes, d'un sens littéraire où la sûreté n'exclut pas l'esprit. Nous relevons rapidement un certain nombre de proverbes ou locutions proverbiales qui nous paraissent avoir échappé aux recherches de M. Besso, heureux de lui rendre, pour notre très faible part, en les lui signalant, le léger service qu'il réclame de tous ceux qui s'intéressent au sujet de ses éludes.
On doit prier pour le pape.
Il n'est pas le pape, il peut se tromper. Il n'y ■ que le pape d'infaillible.
Un pape mort ne vaut pat un chien en vie. Content comme un pape- Hardi comme un saini Pierre.
Une
semble pas que M. Marco Besso s'occupe
I. Roma neiproverbie nei modi di dire, Saggio di Marco Besso. Roma, Ermanno Lcescber et C°, 18*^9; 1 vol. gr. in-U*. — Prix : 5 francs.
de saint Pierre ; îl est pourtant le premier des papes. Son nom se retrouve dans un assez grand nombre de proverbes
Vertu romaine.
Le Romain vainct estant assis.
Aller à Rome sur la ifitc.
Elle esi plus battue que le pavé de Rome.
Wh crever the Roman conquered he inhibited (Gibbon).
. It i( follj (o live in Rome and quarrel wiib Ibe pope (John Rusael).
Ye drive a snail to Rome.
Rome was not bujli in a day.
If you would be a pope, you must tbink of nothing elte.
Une mine inépuisable de proverbes, dictons et locutions, c'est l'oeuvre de Montaigne. Nous ne croyons pas qu'on l'ait jamais complètement dépouillée à ce point de vue, et il doit y rester de nombreuses et piquantes trouvailles à faire. Le journal de son voyage en Italie, notamment, qui est encore peu lu et peu connu, donnerait, croyons-nous, une notable récolte. Le professeur Alessandro d'Ancona vient de publier une édition de cette précieuse relation, avec la traduction italienne, desnotes fort savantes et —ce qui est plus — toujours utiles, et une bibliographie remarquable des voyages en Italie dus à des étrangers jusque dans les premières années de ce siècle ', Cette bibliographie n'a pas la prétention d'être complète; mais, telle qu'elle est, elle peut rendre de grands services et constitue un supplément d'une valeur véritable au récit de Montaigne. Le livre est dédié à M. Gaston Paris et mérite assurément un tel patronage. C'est un beau travail, qui fait grand honneur à l'homme érudit qui l'a mené à bien, et qui a droit à une place dans toutes les bibliothèques d'Italie et de France, B.-M. Gausseron.
I. Prof. Alessandro d'Ancona. Vliatia alla fine del secolo xvi. Giomale del viagio di Michèle de Montaigne in Italia nel i58o e i58i. Nuova ediiione del testo francese ed iialiano con note ed un Sa^io di Bibliograda dei Viaggi in Italia. Cilla diCasiello; S. Lapi, 188g; 1 vol. petit in-8*; xv-719 pages. — Prix I 12 francs.
It
FRAIfOB
Ces deux mois n'ont pas été fertiles en noulelles intéressant nos bibliothèques. Ni la Nationale, ni la Mazarine, ni Sa in te- Geneviève, ni l'Arsenal — si ce n'est par la mort récente de son conservateur, M. Ulbach, — ni aucun de nos autres grands dépôts de livres, n'a fait parler de soL Mais il en est d'autres plus modestes ou d'un iotérêl plus spécial, sur lesquels il est bon d'attirer l'attention du public. On en ignore souvent jusqu'à l'existence, et pourtant les travailleurs y ont à leur disposition des ressources choisies et prêles â être mises en œuvre, tandis qu'ailleurs ils sont obligés à des recherches toujours longues tl pénibles, quand elles ne restent pas stériles. C'est ainsi que la Chambre de commerce du département de la Seine possède une bibliothèque dont les collections, patiemment accumulées et coordonnées depuis plus de cinquante ans, embrassent aujourd'hui les principales divisions des sciences, de sorte que, sans dévier de sa destinalion première, qui était purement de servir les intérêts du commerce, elle offre des instruments detravail dont commencent à profiter desjecteurs appartenant à presque toutes les classes sociales.
M. Ludovic Halévy, de l'Académie française, a récemment fait don à la bibliothèque du Conservaioire du manuscrit autographe de la partition d'orchestre de la Fée aux Roses, l'une des Œuvres les plus charmantes de son oncle, Froraenthal H a lé vy, représentée pour la première fois à rOpéra-Comique, le i" octobre 1849.
Une session d'examen pour l'obtention du certi&cat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire dans les bibliothèques universitaires s'ouvrira à Paris, le i" juillet prochain, à la bibliothèque de l'Anenal. La liste d'inscription des candidats sera close le 1" mai.
Nous empruntons au Figaro du ai février l'intéressante note qui suit :
• Un bibliophile bien connu, le baron Double, vient de faire une découverte curieuse. Il a trouvé l'eïemplaire de dédicace d'un livre offert par Marat à la reine Ma rie-An toi nette.
a Ce livre, intitulé le Feu, est relié en maroquin vert plein et porte les armes de la reine de France, c'est-à-dire les blasons accolés de France et d'Autriche. Marat qui, avant d'être un fou* gueux révolutionnaire, s'occupait de sciences, traite dans ce livre du feu et de la lumière.
* Le baron Double a placé cette rareté dans la bibliothèque authentique de Louis XIV qu'il a
luvée dans la succession desi
Les ventes d'autographes ont été plus nombreuses et plus intéressantes en février que dans le mois qui vient de s'écouler.
Nous ne parierons que de celle de la collection de M. Frédéric Marferre, b l'hôtel Drouot, le aî février. On y remarquai!, entre autres pièces curieuses, une lettre en prose et en vers du i5 juin 1804, dans laquelle le célèbre chansonnier Béranger reproche à son ami Guerna sa négligence :
Je sais bien qu'il n'est pas permis.
En fait de preuves d'un grand zèle, De compter avec su imis.
Plus qu'on ne compte avec aa belle.
Il lui parle ensuite de sa collaboration à des vaudevilles de circonstance : s C'est avec plaisir que je me suis mis à chansonner, ce que je n'avais fait depuis l'autre année. Je sens que si j'avais la fortune, j'aurais peut-être l'excusable folie de ne faire que cela. • Il n'aime pas les ouvrages à prétentions :
De son talent se Taire un jeu, Se meure au-dessus de la gloire.
En ne la cherchant point ou peu ; Préférer vivre en paii a vivre dans l'hiatoire. Aimer h chanter, rire, boire.
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GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE
Dnseils de M. de Marbeuf, Napoléon « a 3s études du côté de la marine » et va tîe du département de Toulon. La forale est très humble : « Vous ne pouvez plus grande charité, monseigneur, que gerune famille qui se trouve abandon-
avril, on a vendu à la salle Sylvestre des
e poésies manuscrites du xviii* siècle at-
à Molière et sur Molière.
feuillets, d'une écriture différente des lassent pour être un manuscrit original îRAPHE de Molière ; ils contiennent une >ièce de 102 vers, adressée à Iris, portant
Lundy matin. Vers irréguliers^ et à la nitiarles P. A. B. (Pour Armande Belette épître a été reproduite dans Tédi- . Œuvres de Molière donnée par Scheu- -yon.
s ces pièces furent trouvées dans une s vieux papiers concernant la famille des
que M. le marquis Henri de La Garde il y a une trentaine d'années, chez un liste d'Avignon.
ETRAlfGKR
magne. — Il s'est formé à Bonn une so-
ui se propose d'honorer la mémoire de
yen en achetant la maison où est né le
et en la restaurant de manière à en établir
agementtel qu'il existait en 1770. Le salon
:onverti en musée. Ce musée contiendrait
nuscrits de Beethoven, des bustes et des
jx reproduisant ses traits, ainsi qu'une
iièque réunissant tous les ouvrages, toutes
Dchures, tous les articles d'une certaine
le qui ont été consacrés à la vie et aux
s du grand compositeur.
Dans son n« 18, l' Export- Journal, édité à
:ig par G. Hedeler, commence une liste des
'théques comprenant plus de cinquante mille
les. Le but pratique de cette publication est
arnir des renseignements utiles aux libraires,
Douquinistes, etc., car l* Export-Journal ne
întente pas d'une simple énumération : il
lue encore les sommes dont dispose annuel-
nt chaque bibliothécaire et énumère les desi-
ta de chacune. Ces données proviennent des
'Othécaires eux-mêmes.
— M. O. Gracklauer, à Leipzig, ()ublie annuellement le catalogue systématique de tous les recueils qui paraissent périodiquement en Allemagne. Lq Deutscher Journal'Katalog JUr 188 g (in-8° de 56 pages), qui vient d'être mis en vente, contient plus de deux mille mentions de revues. Ces revues sont groupées sous les trente-huit rubriques suivantes : L Revues bibliographiques, littéraires et critiques; — II. Théologie, missions, feuilles pieuses, avec quatre subdivisions pour les religions protestante, catholique romaine, chrétienne et diverses, juive; — III. Sciences politique et sociale, jurisprudence; — IV. Médecine, anthropologie, physiologie; — V. Art vétérinaire, protection des animaux; — VI. Sciences naturelles avec des subdivisions pour la zoologie, la botanique, la géologie «t la minéralogie, la chimie, la physique et la météorologie, la pharmacie; — VII. Philosophie; — VIII. Éducation et Enseignement; — IX. Grammaire comparée; langues classiques et orientales, antiquités classiques; — X. Langues modernes; — XL Histoire et sciences auxiliaires ; — XII. Géographie, ethnographie, statistique; — XIII. Mathématiques et Astronomie ; — XIV. Art militaire ; — XV. Sport, hippologie, hippiatrique; — XVI. Commerce et Finances; — XVII. — Assurances; — XVIII. Marine; XIX. Chemins de fer, postes, télégraphes; — XX. Industrie, technologie; — XXI. Architecture ; — XXII. Industrie minière, métallurgie ; — XXIII. — Forêts, chasse, pêche ; — XXIV. Économie domestique et rurale; — XXV. Jardinage; — XXVI. Industrie viticole; — XXVII. Arts et Théâtre; — XXVIIL Musique; — XXIX. Revues amusantes ; — XXX. Revues pour la jeunesse ; — XXXI. Revues pour les femmes. Journaux de modes ; — XXXII. Journaux de modes pour les vêtements d'hommes; — XXXIII. Sténographie; — XXXIV. Dessin; — XXXV. Gymnastique; — XXXVI. Timbrologie; — XXXVII.
franc-Maçonnerie ; — XXXVIII. Divers. Pour chaque périodique, le Journal-Katalog donne le titre de la revue, le nom du directeur, le nombre de fascicules paraissant dans l'année, l'indication du mois où commence chaque année, le nom de l'éditeur, la ville où il s'imprime, le prix par année, semestre, trimestre ou mois, selon les circonstances. On conçoit toute l'utilité que présente ce recueil.
— Le 18 mars et jours suivants, la collection Henri Klemm a été vendue aux enchères, à Dresde. Le catalogue ne comprenait que i,43i numéros, mais le moindre peut être réputé très rare, et un bon quart mérite d'être réputé rarissime. Comme le faisait observer le Gutenberg'
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