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La porcelaine tendre de Sèvres, par
ÉiiOLURD Garnibb. — Livraison 1 (format jjrund in-4° colombier), contenant une notice historique tt 5 grandes planches en couleur. Paris, maison Quantin, 7, rue Saint-Benoit. Prix ; 20 francs.
Lj Porcel.iine tendre de Sèvres, par Edouard Garnier, sera un monument définitif élevé à la gloire d'une des plus merveilleuses industries dont ait le droit de s'enorgueillir un pays. Les iimatcurs qui ont la passion des belles pâtes tendres, auront désormais la possibilité de s'offrir la jouissance de leur image fidèle; les fabricants et les artistes trouveront à profusion de splendides modèle* de formes et de tdns. L'auteur qui est, en même temps qu'un écrivain érudit, un aquarelliste de gr^ind talent, a su donner à ces reproductions en couleur l'éclat, la vivacité, le coloris des originaux.
L'ouvrage sera publié en dix livraisons et formera un volume grand in-4° colombier de 5o planches contenant plus de aSo motifs reproduits en aquarelle.
I^ première livraison, qui vient de paraître, renferme une notice historique des plus intéressantes, relatant les origines de la fabrication de la porcelaine en Europe, l'historique de la manufacture de Vincennes et de la manufacture de Sèvres, les procédés de fabrication et décoration de la porcelaine tendre ainsi qu'un tableau des marques et monogrammes des peintres, décorateurs et doreurs de la manufacture de Sèvres de 1753 à 1800; les 5 planches de cette livraison comportent 10 sujets très variés, parmi lesquels un plateau au chiffre de M" du Barry, différents vases de la période révolutionnaire appartenant au musée Carnavalet, plusieurs modèles de jardinières des collections Edouard André, mar<l"'* de VogUé, Alphonse de Rothschild, etc.
CRITIQUE LITTERAIRE DU MOIS
Cette première livraison promet beaucoup et fdit le plus grand honneur à la maison Quantin : il est impossible dâ pousser plus loin l'art de la
reproduction en couleur. Nos lecteurs pourront d'ailleurs s'en renJre compte par eux-mêmes en visitant au Palais des Arts libéraux (Champ-de-
Mars) le salon d'exposition de la maison Quantin où ils trouveront groupées en tableau les magnifiques chromotypographies de la porcelaine tendre de Sèvres. Par une faveur CKCeptionnelle, l'ouvrage est déjà honoré de la souscription duministère des Beaux- Art s.
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SCIENCES DIVERSES
- Physique — Mathématiques — Sciences occultes —
Sciences appliquées à l'industrie — Technologie
La Chaleur animale, par Ch. Richet. Un vol. in-S" de la Bibliothèque scientifique internationale. Paris, Félix Alcan ; iSSg. — Prix :
Cette belle étude n'était pas encore complètement imprimée que M. Henry de Varigny donnait à la Revue des Deux Mondes (livraison du i" mai) un travail sur la Température et la Vie. C'est Lavoisier, écrivait-il, qui a posé les bases véritables de la théorie de ta calorification ; après s'être rendu un compte eïact de la nature et des propriétés des éléments constituants de l'air normal, il démontra d'une façon irréfutable que l'air fiïpiré par un animal est plus riche en acide carbonique que ne L'est l'air inspiré. El M, Richet, uu début de son ouvrage, rend pareillement à Lavoisier ce qui est à Lavoisier. 11 le cite : v La conservation de la chaleur animale est due, au moins en grande partie, à la chaleur que produit la combinaison de l'air pur, respiré par les animaux, avec la base de l'air fixe que le sang lui fournit. » Des mémoires publiés par l'illustre savant avec Séguin, il dégage les irois données suivantes : i" l'air de l'atmosphère fournit l'oxygène et la chaleur; le sang fournit le combustible, et les aliments restituent au sang ce qu'il perd par la respiration ; î" le mouvement et le travail du muscle produisent beaucoup d'acide carbonique ; 3° la transpiration règle la quantité de chaleur perdue. Il dégage, d'autre part, des nombreux travaux auxquels on s'est livré dans le cours de ce siècle, trois faits qui avaient échappé à Lavoisier et ont de l'importance : i" la production de la chaleur se fait dans l'intimité des tissus, non dans les poumons ; 2* la mesure de la température dans la fièvre est le
meilleur guide pour suivre la marche d'une maladie fébrile; 3" le système nerveux central est, chez les animaux à sang chaud, l'appareil régulateur de la chaleur, ■ Mais, t ajoute M. Richet, quelle que soit la valeur de ces connaissances récentes, je ne pense pas qu'on puisse à aucun degré en comparer l'importance à la grande loi que Lavoisier a établie sur les ruines du vitalisme : la vie est une /onction chimique. »
C'est au chapitre i" que M. Richet retrace comme l'bistoite de cette partie de la biologie.
Au chapitre 11, il commence par distinguer différents sujets d'étude : la chaleur animale proprement dite, ses causes, ses variations, ses perturbations, et l'action de la chaleur (ou du froid) sur les êtres vivants. Le premier sujet indiqué en comprend lui-même deux : un animal a une chaleur propre qui se peut déterminer au moyen du thermomètre; un animal placé dans un milieu à température glus basse que la sienne propre, gardant une température invariable, ou à peu près, produit de la chaleur ; après avoir fait la mesure thermométrique, il s'agit de procéder à la me^ntt calorimétrique. L'auteur dit rejeter l'ancienne définition : animaux à sang chaud et animaux à sang froid, préférer la nouvelle : ani« maux à température constante et animaux à température variable; puis, formulant néanmoins quelques réserves à l'endroit de cette dernière, il aborde la question de la température des mammifères et des oiseaux et relate ses observations et mensurations. En voici les résultats : la température d'un animal donné est, si l'on veut, fonction de trois variables : sa combustion physiologique (production de chaleur), sa fourrure protectrice, plus ou moins épaisse (conservation de la chaleur produite), et enfin la tempe-
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