‹ Le livre (volume 4)Chapitre 92 sur 129 · I. Bibliothèque Sainle-Genevicve, ms. E. I. 4", ri · texte numérisé non relu

I. Bibliothèque Sainle-Genevicve, ms. E. I. 4", ri

« Remarquons d'abord, dit M. Ch. Kohier, que

les fonctions du bibliothécaire étaient plus variées qu'elles ne le sont aujourd'hui. En dehors de la conservation des volumes, il avait à en surveiller la confection, qui consistait dans le découpage et le polissage du parchemin, la copie et la reliure, 'outes choses qui étaient faites dans l'intérieur de l'abbaye, et généralement par des frères génovéfains. C'était à lui qu'incombait en outre le soin de régler quotidiennement les offices liturgiques.

a Son rôle, en ce qui touche la conservation des volumes, est fixé de la façon suivante :

n Tous les volumes doivent être catalogués.

tni

Deux ou trois fois par an, ils seront examinés un à un pour voir s'ils n'ont pas subi quelque dûtdrioration. Les armoires destinées à les recevoir seront tendues d'étoffes, de façon à les préserver de l'humidité. L'ordre par matières sera observe dans l'arrangement sur les rayons. Aucun volume ne sera prêté au dehors sans' qu'il soit perçu sur l'emprunteur un gage qui, pour les inconnus, devra être équivalent à la valeur du manuscrit. Les livres précieux ne seront pas prêtés sans une autorisation spéciale de l'abbé. Il sera tenu un registre de prêt. Les livres d'un usage journalier, ainsi que ceux qui servent plus spécialement à l'instruction et à l'êdificalion des frères, seront placés hors des armoires, à la disposition de tous. Les autres ne seront sortis des (irmoircs que sur une demande spéciale; ie prêt, bien que fait à l'intérieur de l'abbaye, sera inscrit sur un registre; l'emprunteur devra garder soigneusement le volume, ne pas le prêter, ni le laisser traîner, et le rapporter lui-même au bibliothé-

■< Dans la confection des livres, l'ii du bibliothécaire est obligatoire, même pour les plus petits détails. Aucune écriture, qu'il s'agisse du livres ou de pièces détachées, ne doit se faire ni fi l'intérieur de l'abbaye, ni à l'extérieur pour l'iibbayc sans qu'il en ait donné l'ordre. C'est lui qui embauche des copistes au duhor», lorsque le nombre des frères sachant copier est insuffisant. H doit fournir aux opinten tout ce qu'il faut pour écrire et leur déleiidri' de se servir de matériaux autres que ceux liiiirniii par lui, ou d'écrire autre chose que ce qui Iviir M été ordonné. Les copies doivent se faire ■ IIII1 Nil direction, à l'intérieur de l'abbaye, dans di<> liiciiiix aménagés de façon que les travailleurs lin milcnt troublés par aucun bruit. A ceux-ci, il I»! enjoint d'observer le plus complet sileiîce et ilii iKi point aller vaguer sans motif en dehors du 1ri< >il. Seul», l'ubbé, le prieur, le sous-prieur et le IrlIiliiXliéciiirc peuvent entrer dans leur salle de li.iviiil. J'Jilin, comme nous l'avons dit, le décou- Miigo et le polissage du parchemin, ainsi que la ii'lliiiu de» volumes, doivent être exécutés sous lu «iirvvillance du bibliothécaire.

a 1,11 troisième partie des fonctions du bibliolli.'. .liri' consiste dans la direction des offices lMlltgl<ple^. Non seulement ce fonctionnaire doit w. (Il.'t tt ce que ces offices aient lieu suivant \'i,i<\iu ciinonique, mais encore il est chargé de !• picndre les frères qui font des fautes en chanliiiil "Il en lisant, et, pours'acquitieraisément de I .II.' lilclie, il est tenu de savoir par cœur tous illice». Il lui est ordonné de prendre toutes Il'> jirécuulions nécessaires pour que les livres li-

turgiques soient rédigés avec une grande clartéei une parfaite correction, de manière que les officiants ne risquent pas d'être induits en erreur. Pour l'exécution des chants religieux, ses attributions semblent se confondre avec celles du préchantre. — Le règlement de l'abbaye de Saint- Victor ', à Paris, présente la plus grande analogie

Bibliothèque de l'Académie nationale de musique. — La bibliothèque et le musée de i'Opéra, qui avaient été fermés pour cause de vacances, sont rouverts au public depuis le i6 août.

Antiquité de l'imprimerie de Provins. — M. Henri StJein a découvert deux petits livrets gothiques, conservés sous lacote A.Î164 dans la bibliothèque d'Auxerre, qui tendentà prouver que les premiers imprimeurs de Provins n'ont pas été, comme on le croyait jusqu'ici, Guillaume Tavernier, l'imprimeur de la Règle des marchans (149CI et la veuve Jean Trumeau, dont on ne connaissait d'ailleurs qu'un volume : Cura elericalis ([3ii) à l'état d'exemplaire unique. M, Henri Stein signale pour la première fois, de la même officine, un volume rarissime, qui est une reimpression d'un ouvrage du célèbre Josse Bade d'Assche.

On lit au folio 1 recto :

CARMEN LUGUBRE PHILIPPI, BEROALDI de domi-

NICE PASSIONIS DIE. ElUSDEU PENES SIVE

CANTICUM DE LAUDIBUS DiVE VIKGINIS ET

VIRI PRUDENTES OfFICIA : AB ASCENSIO Bl-

LUCIDE EXPLANATA.

Au-dessus, un bois représente la Salutation angélique. La suscription, folio 1 5 verso :

[mprimc  Prouîns Par ta Ueufue Jehan Trumeau. Z Guillaume Trumeau. Libraire demourât a Lbôme Sauluaige. Près le Pont au Poysson. M-CCCCC.XXVI.

est, comme le dit M. Henri Stein, particulièrement intéressante, car elle nous donne la preuvi; que la veuve Trumeau exerçait encore en i5i6. associée à son tils Guillaume.

Mais la veuve Trumeau ne faisait, elle-même, que continuer la profession de son mari, que l'on

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connaissait jusqu'ici seulement comme libraire, mais qui était aussi réellement imprimeur. En effet, on trouve dans un recueil factice de la librairie d'Auierre deux livrets gothiques dont voici la description d'après M. Stein :

J. Les sept pseaulmes en fran \ çois Nouelle- «iët. Imprimées A provins, in-S" ijothique, 12 feuilles, 26 lignes à la page, avec gravure sur bois représentant David agenouillé, avec sa harpe à côté de lui, et entouré d'anges et de séraphins; au bas on lit : Spes mea Deus; le même bois est répété au verso, avec la légende 1 le Roy David. — Filets rouges en bordure. — Les feuillets sont signés au premier : A. II ; au deuxième, A. III; au sixièmï, B. I; au septième, B. Il; au huitième, B. III; cette signature est placée dans l'intervalle du double encadrement rouge.

Cette plaquette, comprenant les litanies des saints, les diï commandements, etc., débute

Sire en la fi irgure et en

corrige. Misi

■, au recto du dernier feuillet, par ces trois lignes :

Cy finissent. Us sept pseaulmes en fran çois translatées au plus près du latin Et ont este nouuellement Imprimes a provins.

Au verso du même feuillet se voit une nouvelle gravure sur bois représentant le Messie annonçant l'Évangile; le Père et le Fils, ayant tous deux le nimbe crucifère, sont entourés des élus (iebout à gauche, et des damnés à genoux avec le diable, à droite. Une banderole, partant de la main droite du Père, porte ces mots : Hic est jiiiiis meus ditectus ; une autre, partant de la main droite du Fils, yortt: Exivi a pâtre et veni in mun-

II, Les vigiles des mors \ En françois, in-S" gothique, C feuilles, 32 lignes à la page, avec gravure sur bois. — Les feuillets sont signés au deuïiéme : A. Il, et au troisième, A. III.

Sur le titre est reproduit un fragment de Danse des morts, ayac la légende : Spes mea Deus, et de chaque côté l'on voit des fleurons divers à fleurs

Au v

o du ti

e on lit r

Sensuiutc les vigilles des trèspasses iraUtees du latin en fracoys.

La suscription est :

Cy finissent les vieilles des trèspassex translatées du latin en francojrs. Imprimées a prouis par. yehan trumeau Libraire demourant sur le pont au poysson.

La similitude des caractères employés et du filigrane du papier prouvent, sans qu'il soit possible d'en douter, que les deux plaquettes sortent de la mSme officine. Mais elles ne sont pas datées et si l'on peut affirmer qu'elles ont été imprimées avant i5oo, on ne saurait décider si elles sont antérieures à 1496, date du premier livre connu imprimé par Guillaume Tavernier. Cependant comme on trouve Jean Trumeau, libraire b. Provins, dès le milieu du xv" siècle, la probabilité est fort en faveur de cette hypothèse, qui, si elle venait à être prouvée, pourrait faire monter de quelques places la ville de Provins dans la liste chronologique des villes de France, qui ont possédé les premières des imprimeurs, où elle occupe jusqu'ici le vingt-huitième rang. A ce propos, M. Henri Stein, dans la remarquable étude que nous venons d'anaîyser [Recherches sur les débuts de l'imprimerie à Provins,- bibliothèque de l'École des chartes, mai-juin iSSg, p. 318), veut bien rappeler que le dernier tableau chronologique de l'établissement de l'imprimerie dans les différentes villes de France qui ait été publié a paru dans le Livre, en décembre 1884, P- 397-

Nouslisons dans le Jourrtiiidi'îMj'jnfj (juillet): Manuscrits relatifs à l'histoire de France, conservés dans la bibliothèque de sir Thomas Phillips à Cheltenham; notices par M. Omont, — Paris, Picard, 1889, 71 p. in-S",

Les manuscrits que sir Thomas Phillips avait, pendant soixante ans, entassés dans sa célèbre bibliothèque, étaient, en 1886, au nombre de 35,3(6, Il n'y avait, dans aucun lieu du monde, un tel trésor en la possession d'un particulier. Ces manuscrits ayant, après la mort de sir Thomas Phillips, a été mis en vente, la Prusse, la Belgique, la Hollande en ont acquis un assez grand nombre. La France ne sera-t-elle pas également curieuse de recouvrer ceux dont l'ont dépouillée, en divers temps, des mains coupables, et qui lui sont offerts aujourd'hui par l'héritier du grand collectionneur ? Voici le catalogue, dressé par M. Omont, des volumes qui contiennent des pièces relatives à la France. Elles sont nombreuses, et il y en a de toute date. Beaucoup de nos provinces, de nos villes, se sont laissé ravir, surtout dans le dernier siècle,

LE LIVKE

Im plu* précieux monuments de leur hiitoire; ils n» «uni pn* perdu*, M. Omoni It^ en infiwme, llïsonti Chcitcnham, Qii'dlt;^ s'emploient à se IvH fiiiro rotituer.

feTRAliaBII

Angleterre. — Une vacance au Briiish Muleum. — On annonce que le conservateur du diSptirtcineril des imprimés, au British Muséum. M. Bullen, va prendre sa retraite,

AtMtM-JJtiiM. — Nous avons reça le dis-septième rapport annuel publié par le conseil, directeur de la bibliothèque publique de Chicago.

Cet établissement est en pleine prospe'rité. If contient 149,166 volumes, dont io,255 sont des acquisitions faites durant l'année. Il a été visité par 117,810 lecteurs et adonne en lecture, soit à l'inlérieur, soit au dehors 1,114,964 ouvrages.

Grèce. — Le manuscrit de Saint-Jean de Pâturas. — La Société philologique athénienne connue sous le nom de • Parnasse » 0. résolu de publier le catalogue des manuscrits conservés au monastère de Saint-Jeun, à Paturos, dressé depuis longtemps dépù pni- M. J. Sukellion, conservateur des manuscrits h. \a bibliothèque nadoiial d'Athènes. Le volume paraîtra à lu tin de

I. — /..i Bibliothèque impériale à Saint- PfifTfh urf;. — Un correspondant de the Lihrsry Jf-urnal, Je Now-York, nous expose, dans le as^cro de juillet de ce )ournnl, ses doléances « ;cE>p<M de» dè^.'options éprouvées par lui dans te ptsiâcf HMiothèques Je Iterlin et de Suint- Pïîersbouy, Lj lettre e« amusante, avec ses cu4;;=-tn;>ss hamoriïiiques et son ton d'amour- ;r '->:et a^^.-*:;»!. • Jjî. dit le correspondant, um f^ 7\t5M ~.:re demi-heure dans la bibliothèouE àî Be-lla. J; ne visaucun livre; je reconnus OLi. t>à.l^sii jvss sonijer ians un certiiicat J'un -p-nîi-sih?^ ie Vl'riivcrsàîè. du ministre américain ni. m suciçje jjtre i<ers,'nne n« sachant rien du taxe e,a' w^n c^itv.j-:?. V. eût ete p'ius simple de se ci-ipg- ren jÈ^rT* e\tr,:v.;:e Je IVcitice, — le Tiiuuis. — es de rr;er y*;naib'.c *:Tij*cTeur Gui'.- Mxaoi î*" d; se T«,'--t,r «ri-.;^ Je m*.- c^joteTît.ti uomr i aàcr-ar if !avc;r .i.-sî ;i:.:::oii:aaie;".l cir.q

Ihcque possédait des instraments aussi vulgaires qu'un plumeau à épousseter et une brosse à frotter. Je pensab que je trouverais assez de livres 3 Saint-Pétersbourg,

• Il va quantité de livres, — environ vingt miUes de ravons en longueur et un million et demi de livres, sans compter les manuscrits, — dans la Bibliothèque impériale publique. Ils sont si nombreux qu'ils ont absolument débordé les bibliothécaires et les lecteurs. Les bibliothécaires sont eitrèmement obligeants; mais le système dans son ensemble est si radicalement défectueux que les efforts individuels ne peuvent avoir grand effet. Il y a de 3oo à 400 lecteurs par jour, ea moyenne, — 120,000 par an; — et ce nombre s'accroît si rapidement qu'il faudra bientôt agrandir de nouveau la salle de lecture. Il y a un bon nombre de besoins criants; mais le réel besoin, le besoin qui crie le plus haut, qui hurle, c'est celui d'un catalogue. Pour l'instant, il n'y en a, pratiquement, pas du tout. La manière de procéder est U suivante ; à la porte d'entrée, le soldat, qui prend votre manteau et vos chaussures, vous donne une feuille de papier sur laquelle il note le numéro du porte-manteau qui vous est assigné. Vous ne serez autorisé à réclamer vos vCtements et â sortir de l'édifice que si le papier porte l'estampille indiquant que vous avez rendu tous les livres. Sur ce papier, vous écrivez votre nom et le numéro de votre carte. Cette carte, disons-le en passant, vous est remise contre voire signature et votre adresse, sans avoirà en appeler aux professeurs, ministres plénipotentiaires et autres potentats. En cela, la bibliothèque de Saint-Pétersbourg a décidément l'avantage sur celle de Berlin. Sur votre papier, le fonctionnaire Je service au bureau écrit les titres de tous les livres communiqués, après que vous les avcï reçus. Après que vous les avez i^çus! C'est li que gît l'enctouure. Au haut du grand escalier. en dehors Je la salle de lecture, sur le palier, se trouvent quelques pupitres pourvus Je quelques catalogues d'après des divisions comme : linêiature russe, littérature étrangère, Jicti oc nair«s- et un petit nombre J'autres semblables. Comz:e ïî est nécessaire de parcourir l'alphabet p'.usieors fois, Jans certains Je ces feuillets, pour s'asscrer qu'on n'a pas passé le livre qu'oa désire, J recherche est parfois ai£>ei :o:^i:se, et î certiisa époques et à certaines fce-res s', y a plus dasirants acs ca:aU-^c« x;ue J* caralc^i-es a:è=>es Si vccs irociei xc^tre '^tt*, ïc-s es écrivei Is

rc^ se '^ =---ct« pas, eî pt

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VOUS soyez assez au courant pour Tes demander, vous pouvez obtenir une autre série de feuillets qui sont communiqués au bureau sur demande spéciale. Ils consistent en deux listes annuelles d'acquisitions d'ouvrages étrangers (iSSô-iSSy), et en des listes semestrielles commençant en i863 et finissant, non sans quelques irrégularités et lacunes, au n* 19 qui contient les acquisitions pour 1 882- 1 883. Après cette date, il n'y a plus rien.

« Quand vos fiches sont prêtes, vous les glissez dans l'ouverture ad hoc du bureau des périodiques et des livres^ et vous cherchez un siège aussi près que possible, ou vous vous promenez en attendant les ouvrages. Aucune femme n'est employée dans rétablissement, et il n'y a point pour vous servir de petits garçons aux figures angéliques, comme dans notre bienheureuse Bibliothèque publique de Boston. (J'ai cru parfois que ces enfants étaient des démons; mais je suis aujourd'hui fermement convaincu que ce sont des chérubins ailés.) Non. Chacun prend ses livres au bureau. Comme pas un dictionnaire, pas une encyclopédie, pas un livre de référence ne peut s'obtenir que par la filière officielle régulière, cela exige parfois pas mal de travail physique aussi bien que mental. Il faut présenter le papier reçu du portier de la salle en prenant les livres ; le titre de chacun y est soigneusement noté. A mesure qu'on retourne les ouvrages, un reçu vous est délivré, soit écrit, soit imprimé et timbré.

« S'il arrive que les livres demandés soient dans la section de la salle de lecture, on les a promptement. Autrement, on ne peut les avoir qu'après trois heures, ou le lendemain matin, — pourvu que la demande ait été remise avant une heure : les heures de travail sont de dix heures du matin à neuf heures du soir. — S'il se trouve que le lendemain soit un dimanche ou un jour de fête, on ne peut avoir le livre, bien que la bibliothèque soit ouverte, ces jours-là, de midi à trois heures; il faut attendre le premier jour de travail ordinaire. La bibliothèque est hermétiquement fermée pendant une semaine aux vacances de Noôl, le même espace de temps environ à Pâques, si je me rappelle bien, et quelques jours encore à un autre moment de l'année, quand on « fait l'inventaire ». On fait bien de n'être pas pressé à ges époques-là; mais la nature humaine est contrariante, et c'est quelquefois juste à ce moment qu'on désire le plus un livre.

« Certains ouvrages ne sont jamais communiqués aux lecteurs, — du moins dans la salle de lecture. — Aucun livre n'est jamais prêté au dehors, d'après le règlement. Nous reviendrons sur ce sujet et sur d'autres, lorsque ce qui concerne le public en général aura été exposé. En mettant à part

les livres censurés, les exemplaires uniques, les ouvrages d'une nature particulière et les ouvrages en cours de publication paraissant en livraisons, lesquels sont hors de question, la section interdite comprend « les romans, les nouvelles, les ouvrages poétiques et dramatiques dans une langue vivante quelconque ». Les journaux quotidiens et les revues mensuelles sont néanmoins mis à la disposition du public, — celles-ci dans des reliures mobiles, — aussitôt tjue reçus. Mais, bien que cette bibliothèque, comme la Bibliothèque nationale de Washington, reçoive, en vertu d'une loi, tout ce qui s'imprime en Russie, les livres ne viennent pas directement des auteurs; ils sont expédiés du bureau de la censure et restent parfois des journées et des semaines en chemin. Le chemin n'est pas long, un pâté de maisons environ. — • On me dit à la Bibliothèque que ces retards venaient uniquement de ce que les censeurs laissent s'accumuler les ouvrages en tas commodes à transporter. Lorsqu'on me donna ce renseignement, j'avais demandé le dernier numéro d'un périodique de Moscou, et l'on m'en apportait un vieux de deux mois. Pour les livres étrangers, l'opération est plus longue, naturellement, comme partout. Il faut donner le temps de faire le choix, de faire la commande, etc. Et je suppose que les relieurs ont à peu près le même effet sur tous les points de notre planète ; de sorte qu'il est inutile de parler de cette attristante question comme d'un trait particulier à l'institution dont je m'occupe. On s'est plaint récemment que, sur les 82,649 roubles alloués annuellement pour la Bibliothèque, 16,000 seulement sont dépensés en livres; encore les manuscrits absorbent*ils la plus grande partie de cette somme; ce qui ne laisse pas grand'chose pour l'acquisition des ouvrages nouveaux publiés à l'étranger.

0 Les romans sont interdits, — probablement de peur que la salle de lecture ne soit remplie de liseurs de littérature légère, lesquels finiraient par prendre toute la place des autres. — Mais les romans se publient d'abord par fragments dans les revues mensuelles. Il en résulte que les amateurs arrivent de bonne heure, s'emparent de tous les numéros des périodiques à romans, et les lisent à loisir. Au commencement, j'essayai d'attendre que ces personnes se fatiguassent ou eussent faim, lorsqu'il y avait dans un des numéros un article sérieux que je désirais lire. C'était avant que j'eusse compris la puissance d'endurance que possèdent l'estomac et le cerveau russe.

a Un matin, à dix heures, je demandai un livre. « Vous l'aurez après trois heures cet après-midi.

— Mais je ne veux ni rester jusque-là, ni revenir.

— Demain, alors. — Demain est un jour de fète«

et prëcieuï Tolumes.

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0„i. UT. i<».r il marrivi de ren.-uatrer Le bibîio-

lhft»ir»= "îO -^*'^ lequel, à ma stupeucuon, me

ir^ia «m.n.; un Lntrus. Une dis^ussLoo prolon-

„,ie s'cnwlvif. a laquelle je mis fiti en prenant la

porte et en ordonnant au soldat de me conduire

i« Son ExcuJlence» le directeur. Traversant, au

milii-u de l'cioniement des employés au travail,

, ,^ .,r..iv.nJ..iirs du bâtiment, j'atteignis le sanc-

.,1,,., r.|ni.ji mon cas, et revins avec l'ordre

;,K-r.il L'i l'Tt .limable de me laisser faire tout

'« nu» je voudrais. Néanmoins, je refusai <!ncr-

ÇjuoBient de profiter de l'invitation que me fai-

u: ^ i.z__:;nc;aire qui prenne

"-= .-c :2 Tj^Je responsable,

= ■- i-'zzi ;c les garder à son

-=: - i^re communiquer les

:;.-;- ~ir j± =èae moyen. L'été ..^^ :^ ;c:;=.;::^r quelques libres .^rr--, - ^ ;eb à la ville. Le

Tisr: ^ =e:::s le bibliothécaire -ur :■! e jcinptais, ne devait

s'il i

lit. U

-:e^r r;rjsa net de me lais-

r;!:a;r contraire au régle-

c:. rt les convenances lui

;r i rien Je ce qui n'était i i^^enJance; et puis... il T.<: :t rjrpelaitaueun ordre . — Ces soldats et les autres i ininlovcs de la salle de

:;')n ;.;;jïi2ttf. jt ■ o-.;i rae Jemandez maintenant -■ ;c:3n-^s 'rns .i^ta-js et demie, jusqu'à ce que >L 'i. -mi veiî-j.. s 'i vient, de refaire ensuite =es rrents -.iirst^s Ji; ^-icmin, et de manquer 11-331 son Jiner. '■^ur-ètre inutilement! • Il n'é- :ait pas j.Tiu :e moins du monde, mais moi, je commençiis a *.'J:7-e. îor^ue le bibliothécaire iVci: '.equei :'avai:i .m cette longue discussion à pr'jpos ies li'. r.;s consultés aux rayons mêmes, et qui depuis avait cte Juae prévenance presque jcrabiante, apparut dans l'escalier, U eut vite tiiit Je supprimer mon ennemi, qui se montrait dès lors disposé à se relâcher de sa rigueur, m'entraîna avec lui, envahit, en dépit des convenances, le département d'un collègue, ei me donna tnnt de choses que j'avais peur de manquer mon Irnin par trop d'attention, au lieu de le manquer par trop peu... »

Caiai.dguks. — Catalogues idéologiquei. — Nous recevons de M. F. Nîzet, le savant attaché il In llibliothcquu royale de Bruxelles, si connu des Ciilaloftraphes, des^o(«AIWIOir»■JfA^KMJll/■ /« hjbiîations ouvrières et le grisou ejtrjites du C.xUJloguc idéologique qu'il prépjre j£p;;ii longtemps. Tout incomplet que so;: r.-rcenieni ce

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travail, il n'en donne pas moins de précieuses iodications pour l'étude de questions qui prennent chaque jour une importance plus considérable dans nos sociétés.

t Si, comme le dit M. F. Nizet, toutes les grandes bibliothèques consentaient à faire le travail qu'il a exécute à la Bibliotiièque royale de Bruxelles, on pourrait dresser pour toutes les matières imaginables des bibliographies absolument complètes qui ne laisseraient pas une idée dans l'ombre, pas un pouce de terrain sans cultare dans les champs de la pensée humaine. »

Catalogues de vente. — MM, Sotheby, Wilkinson et Hodge ont vendu à Londres, du G ou 12 août, une importante collection de livres provenant de sources diverses, parmi lesquels on remarquait un manuscrit autographe de Burns, des livres illustrés par Cruikshank, Bervick, Roowlandson, Leech, Phiï, etc., des livres français illustrés du xviii* et du xix" siècle, les ^riTbian Nigkts de la version Burlon, un exemplaire des Howe Virginis Mariœ de G. Hardouyn (1534), et un autre du xv" siècle manuscrit, avec miniatures, etc.

PUBLICATIONS NOUVELLES ET ANNONCÉES en France et à ^Étranger

— Recueil de fac-similés pouvant servira l'étude de la paléographie moderne (xvn' et wiu' siècles), publiés d'après les originaux conservés principalement aux archives du ministère des affaires étrangères, par MM, Jean Kaulck et Eugène Planter. (1 vol. in-folio avec vingt planches en photogravure, Armand Colin et C", éditeurs; priï:20fr.)

Les études d'histoire moderne sont traitées aujourd'hui avec la même rigueur scientifique que celles qui ont l'antiquité ou le moyen âge pour objet. La connaissance des documents originaux s'impose donc à tous ceux qui veulent connaître à fond notre histoire nationale. Mais la lecture de ces documents présente des difficuhés avec lesquelles il est bon de se familiariser paf l'étude des anciennes écritures.

Le Recueil des fac-similés que MM. Kaulek et Planiet ont choisis avec soin parmi les pièces les plus intéressantes des archives du ministère des affaires étrangères présente «ne excellente série d'exercices de lecture paléographique.

En même temps, les pièces reproduites avec une admirable fidélité offrent généralement, qu'elles soient déjà connues ou inédites, un haut intérêt historique.

Pour chacune d'elles, les auteurs donnent une transcription du texte et l'accompagnent, lorsqu'il en est besoin, de notes et d'éclaircissements fort sobres sur les signataires des lettres ou leurs correspondants, souverains, ministres, diplomates, personnages ayant joué, au cours des deux der-

rôle dans l'hïstoiri

pays.

— Les Reliques scientifiques à' Avsàîic Darmesteierparaissent, non chez l'éditeur Delii^rave, mais chez Léopold Cerf, rue Médicîs, l'i. Les deos volumes qui les composent seront mis en vente avant la fin de l'année. Le prix de souscription est de 3o francs.

— Un manuel nautique internatinnal. — Notre collègue et ami M. Alfred Legrand vient de publier un livre destiné à rendre de grands services aux marins de France et d'Angleterre. C'est un Manuel/rançais-anglais de termes et locutions de marine à l'usage des candidats à l'École navale, des élèves deceite école et des officiers de lajlotte (Paris, Librairie européenne de B.mdry, 3, quai Voltaire; 1 vol. in-8»). Ce petit volume, juste assez complet pour ne l'être pas trop, a une utilité pédagogique que nousn'avonspas à faire ressortir ici; mais il va plus loin et constitue un excellent moment que pourront toujours consulter avec fruit les marins de deux nations dans les fréquents rapports qu'ils ont à entretenir les uns avec les autres dans toutes les mers où flottent le pavillon de la France et Celui du Royaume-Uni.

— Le Poème, cette publication mer rs, audacieusement entreprise par A irrucand, en était, au mois d'août, .'i s ;ule (Maurice Dreyfous, éditeur). Ccl

poème est intitulé Triomphe : c'est le triomphe de l'homme par le travail.

— Le deuxième supplément du Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse avance rapidement; le Sg* fascicule vient de paraître.

Cet important ouvrage est le véritable Dictionnaire des contemporains. On trouve dans le dernier fascicule la biographie de LisboDne, Lissapnray, Liltré, Lockroy, Louis II de Bavière, Loyson (père Hyacinthe}, sir Morel Mackensie, Mac-Mahon, Madier de Mortjau, de Mahy, etc.

C'est ta seule Encyclopédie qui donne jusqu'à l'heure présente les faits politiques et sociaux contemporains, français et étrangers (Ligue des patriotes, Ligue des primevères, Madhi, Madap.iscar, 16 Mai, etc.|.

C'est l'Enregistreur instantané des découvertes et nouveautés scientifiques et géographiques {lumière, lune, lombrics, machines à vapeur, machines électriques, machines à calculer, magni;tisme, Loangoua, Loma, Lopez, Lout-chou, Maddalena, etc.).

C'est l'Analyste complet des œuvres les plus récentes dans les lettres, les sciences et les arts (Louis XV et Elisabeth de Russie (Albert Vandal), M'" de Bressier (Albert Delpit), M— Favart (Chi\o[ et Duru), le Maître de forges (Georges Ohneil, M"' de Main tenon (Geifroy), la Linguistique (Hovelacque), Maladie de la volonté, de la personnalité (Th. Ribot), etc.

— Parmi les meilleures publications scientifiques éditées celte semaine, nous relevons deux études très importantes de paléontologie végétale sur les Calamariées et tes Calamodendrées, dues à M. Paul Maury, et un travail fort distingué de M. Ch. Vélain sur le Calcaire, dans la iqZ' livraison de la Grande Encyclopédie. — Une livraison spécimen est envoyée contre i franc en timbres-poste. — La 194' livraison présente un nombre considérable d'articles intéressants. Citons au hasard : Calcul (Mathématiques, — Pcdiigogie. — Astronomie, — Chimie, — Pathologie); une remarquable biographie du célèbre poète espagnol Calderon; une élude historique très développée sur le Calendrier chez tous les peuples et dans tous les temps, etc.

Diins la 195', on trouvera un intéressant article de technologie sur le mot Calibrage; puis les articles Calice (liturgie, archéologie et botanique) , Ca/iVAe (mines), une monographie fort complète de la Californie, des éludes sur l'empereur romain Caligula, sur les Callosités (au point de vue ana-

tomique}, et sur Callot, le maître graveur. — Lire enfin dans la 196' livraison, l'article sur la Calomnie, et sur la jurisprudence de cette maùère chez les Grecs et chez les Romains. Cette livraison contient également les articles Catorimèlre et Calorimétrie par M. Berthelot, l'illustre chimiste, et enfin une monographie du département du Calvados, avec une fort jolie carte en couleur hors texte.

— Paris, sa vie et ses plaisirs, par un Parisien du Pré aux Clercs, avec cinq plans et une très élégante reliure. Bien que nous soyons àl'époque des guides, en voici un qui mérite d'être particulièrement signalé. L'auteur, après avoir étudié Paris sur toutes .ses faces, conduit le lecteur à l'Exposition universelle dont il fait un compte rendu clair et complet. Ce volume est un vadtmecum indispensable à tous les étrangers. Il sera utile aussi à beaucoup de Parisiens.

— Lessciences occultes tendent à prendre dans notre littérature une place qui trop longtemps leur a été refusée. Une collection d'œuvres hermétiques, sous ta direction de M. Jules Lerraioa, est inaugurée aujourd'hui par un très curieux ouvrage de M. Tiffereau, l'Or et la transmutation des métaux, prouvant la réalité de la pierre pbilosophale et indiquant les moyens pratiques de réaliser le Grand tEuvre. L'éditeur Chacornac, 1 1 , quai Saint-Michel, annonce en même temps la publication d'ouvrages tant anciens que modernes, remettant en lumièredes travaux auxquels les récentes études de M. Berthelot sur l'alchimie ont rendu toute leur actualité. Le hvre de M. Tiffereau est précédé d'une dissertation sur Paracelse et l'Alchimie au xvi* siècle, par M. Franck, de l'Institut, l'auteur si connu de la Kaballe.

— Une histoire sans nom, du grand écrivain Barbey d'Aurevilly, paraît à la suite de ses autres œuvres dans la Petite Bibliothèque littéraire d'A. Lemerre. C'est une des conceptions lespluï étranges, un des livres les plus vivants et les plus originaux de ce maître dans l'art de bien dire « de vigoureusement peindre. Tout lettré et tout homme du monde se fera un devoir de posséder dans sa bibliothèque YHistoire sans nom.

— Jack, d'Alphonse Daudet, ce livre merveilleux de style et d'une sensibilité exquise, vient de paraître chez Marpon et Flammarion.

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

Cent dessins tli M y rbach illustrent le roman, a des joyaux de la collection Guillaume. En publiant Jaei en un seul beau volume à 3 fr. 3o, les éditeurs ont fait un effort digne de notre grande Exposition. L'ouvrage renferme, en effet, plus de 700 pages imprimées avec la perfection qui a fait le succès de Sapho, Tartarin, des SouvenifS d'un hommede lettres, etc., publiés dans la même collection.

— Les éditeurs Tresse et Stock mettent en vente jn nouveau volume de M. Gustave Nadaud intitulé Nouvelles Chansons à dire ou à chanter.

Outre les umaieurs de monologues qui trouveront à satisfaire leur goût avec ce recueil inédit du chansonnier, tous le; musiciens sont autorisés, par l'auteur, à mettre en musique et à publier toutes les chansons contenues dans ce volume, à ta seule condition qu'ils verseront la somme de aS francs, par chanson, à la Petite Caisse des Chansonniers, lô, rue Hérold, à Paris.

— Voici un volume vraimi la librairie E. Kolb, 8, rue Saint-Joseph, vient de mettre en vente sous le titre de Pauvre Islande! par Victor Meignan, auteur de l'ouvrage intitulé de Paris à Pékin par terre, qui obtînt lors de son apparition un si gros et si légitime succès. M. Victor Meignan voyage pour son plaisir, et son plaisîr est de parcourir les contrées les moins fréquentées et par conséquent les plus intéressantes tant par la difficulté d'y pénétrer que par l'étrangett: des mœurs restées elles-mêmes, sans contact avec notre civilisation.

Dans le présent volume, M. Victor Meignan, nous décrit un voyage en Islande qu'il fit non comme beaucoup de touristes ou marins qui vont voir les geysers ou L'Hécla, excursions classiques, mais bien d'une façon plus complète et plus curieuse en ce sens qu'il a traversé cette île dans toute son étendue malgré les difficultés et les dangers qui s'offraient à lui chaque jour.

Grâce il Piorru Loti, qui ne connaît à présent les mers d'Islande, leurs clartés étranges, leurs attraits, leurs dangers? Mais personne ne songe il celte terre mèms pleine de mystère et dont l'horreur attire, a celte patrie inculte, à ces habitants rive's à leurs maigres pâturages, condamnés pendant six mois d'hiver à la solitude, à une obscurité constante et glaciale. Voilà ce que M. Victor Meignan nous décrit avec une sincérité, une émotion, un charme qui font de Pauvre Islande ! un ouvragé des plus remarquables et dont la lecture 3 un attrait des plus séduisants.

— Parmi les publications faites en iSSgetrelatives à la Révolution française, nous devons particulièrement attirer l'attention des lecteurs sur V Album du ■ Centenaire, que la maison Jouvet et C" vient de publier dans des conditions de bon marché surprenantes.

Cet ouvrage est dû à M. Augustin Challamel, l'éminent auteur de VHistoire de la Liberté en France et des Mémoires du peuple frjnç.iis, et â M. Désiré Lacroix, dont le public connaît les travaux savants et consciencieux, notamment ceux qui ont trait à l'histoire militaire de notre pays.

h'Âlbum du Centenaire de 178g forme un beau volume grand in-8, édité avec le plus grand soin, renfermant une foule de portraits et de scènes historiques, 436, c'est tout dire, composés et gravés par nos meilleurs artistes. C'est un musée complet des hommes et des choses de la Révolution française, un musée qui reirace par la plume et le crayon cette époque de tous points mémorable, commençant aui précurseurs du mouvement de 1789, et finissant à la rupture du traité d'Amiens, en i8o3. Chaque page de cet ouvrage saisissant contient un événement important, raconte avec une impartialité rare, et les portraits des hommes célèbres de l'époque sont authentiques.

UAlbum du Centenaire obtient un succès mérité ; il est digne de figurer sur tes rayons de toutes les bibliothèques et d'être placé entre tes mains de tous, car il importe d'imprimer aussi agréablement que profondément dans la mémoire des Français tout ce qui se rattache à leur émancipation politique et sociale, aux luttes, aux grandeurs, aux sacrifices, et aux succès ou aux revers de leurs ancêtres immédiats.

— Le grand ouvrage de M. Louis Figuier, les

Merveilles delà Science, pMhUé en quatre volumes depuis un certain nombre d'années, avait besoin d'être mis au courant des inventions récentes. C'est dans ce but que l'auteur et k-s éditeurs publient le Supplément k cet ouvrage, qui est destiné h exposer les découvertes scientifiques faites depuis l'année 1870 jusqu'à ce jour. Ce supplément sera complet en deur volumes; le premier vient d'être mis en vente à la librairie Jouvet et C", Ce nouvel ouvrage a sa vie propre, car certaines découvertes datent de peu d'années, quelques-unes même de peu de mois. Il ;st toutefois le complément indispensable des Merveilles de la Science dont il doit former les tomes V et VL En effet, il continue, complète et co.iduit jusqu'aux derniers progrès de la' science l'exposé

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