‹ Le livre (volume 5)Chapitre 76 sur 173 · W^^^^^^^^^^^»%#IB · texte numérisé non relu

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ACADÉMIB DBS SCIENCES MORALES ET POLITIQUES.

Une élection, — L'Académie des sciences morales et politiques a nommé M. Henry Reeve, de Londres, associé étranger, en remplacement de M. Sumner- Maine, décédé.

La distribution des prix de V Académie des sciences morales et politiques, — Prix Joseph AudifFred,i en faveur des ouvrages les plus propres à faire aimer la vertu et la patrie : 5.ooo francs à M. Arthur Chuquet, pour ses trois volumes : i** la Première invasion prussienne; 2» Valmy; 3» la Retraite de Brunswick; 2,5oo francs à M. l'abbé Camille Rambaud pour son livre : Économie sociale et politique ou Science de la vie; i,ooo francs à M. Alexandre Martin, pour son livre : l'Éducation du caractère, et 5oo francs à M. Louis Vignon pour la France dans V Afrique du Nord, Algérie et Tunisie,

Prix Wolowski, pour le meilleur ouvrage de droit publié dans les six dernières années : 3,ooo francs à MM. Lyon-Caen et Renaud pour leur Précis de droit commercial; i,ooo francs à M. André Weiss, pour son Traité élémentaire de droit; 5oo francs à M. Ernest Lehr, pour un Traité de droit civil anglais et 5oo francs à M. Edmond Villery, pour un Précis de droit criminel.

Prix Bordin (section de la législation, droit public et jurisprudence) : la Mer territoriale : Etudes sur le principe de la souveraineté et les conditions légales de la navigation dans les eaux qui en dépendent, par M. Imbert-Latour, avocat à la cour d'appel, a obtenu une récompense de i,ooo francs. Le prix de 2,5oo fr. n'a pas été décerné.

Prix Bordin : (De l'amélioration des logements d'ouvriers) : i,ooo francs à M. Charles Bertheau,

procureur de la République à Romorantin, et 3oo fr. à M. Antony RouUiet, avocat à Paris.

Prix Gegner, fondé en faveur d*un écrivain philosophe qui a contribué au progrès de la science philosophique : M. Picavet, bibliothécaire à la Faculté des lettres de Paris (4,000 fr.).

ACADEMIE DES INSCRIPTIONS ET BBLLEft-LETTRES.

Élections, — M. Deloche a été élu dans la section des inscriptions et médailles, en remplacement de feu M. Ch. Robert, et M. Fr. de Miklosich comme associé étranger, en remplacement de M. Fleischer, décédé.

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ACADÉMIE DES SCIENCES

Élections, — M. de Bussy, successeur de Dupuy de Lôme à la directipn des constructions navales, a été élu membre de l'Académie des sciences, dans la section de géographie et navigation, en remplacement du général Perrier, décédé.

SOCIÉTÉS SAVANTES

Congrès des sociétés savantes. — Le 22 mai, a eu lieu, au ministère de l'instruction publique, l'ouverture du Congrès annuel des sociétés savantes.

Les travaux du congrès ont duré cinq jours. 11 s'était partagé en deux sections. La première a tenu ses séances au ministère de l'instruction publique et la seconde à l'École des beaux-arts. La séance générale de clôture a eu lieu le samedi 26 mai, daa& le grand amphithéâtre de la Sorbonne, sous la présidence du ministre de l'instruction publique.

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Société d^histoire diplomatique, ^ Cette Société, présidée par M. le duc de Broglie, vient d'entrer dans la troisième année de son existence. Elle compte près de six cents membres recrutés surtout parmi les personnages politiques de tous les pays. Elle a pour organe une revue paraissant tous les trois mois, chez Ernest Leroux, 23, rue Bonaparte, et qui a déjà publié d'importants travaux et de curieux documents.

Société de VHistoire de la Révolution, — Voici un extrait des statuts de la Société, tels qu'ils ont été votés dans l'Assemblée générale du i3 mars dernier :

l. — Il est institué une Société de l'histoire de la Révolution française. Son siège social est rue de Furstenberg, 4, à Paris.

L'objet de la Société est : *

De faire prévaloir la méthode scientifique dans les éludes sur la Révolution française.

D'offrir un point de ralliement aux personnes qui, à Paris et dans les départements, s'occupent de l'Histoire de France depuis 1789.

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

De publier des textes inédits ou rares et des œuvres originales touchant l'histoire de France depuis

D'organiser des conférences historiques à Paris et dans les départements.

De préparer la prochaine commémoration de la Révolution française (Comice d'études pour la préparation historique du Centenaire de 1789).

II. -* La Société se compose de membres fondateurs et de membres adhérents. Les membres fondateurs sont les personnes qui ont versé, une fois pour toutes, une somme d*au moins 5oo francs. Les membres adhérents versent une cotisation annuelle de 20 fr. Les uns et les autres reçoivent gratuitement toutes les publications de la Société.

Fondée par Hippolyte Carnot, qui en était le président actif, la Société a arrêté, par égard pour la mémoire de son fondateur, que les fonctions de président resteraient vacantes pendant quelque temps encore.

D'autre part, M. Carnot, président de la République, I accepté d'être président d'honneur de la Société, dont M. Aulard est le secrétaire général.

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Société de géographie. — La première assemblée générale de 1888 de la Société de géographie a eu lieu au commencement de mai, sous la présidence de M. Ferdinand de Lesseps, qui a procédé à la distribution des récompenses.

M. Gabriel Bonvalot reçoit une médaille d'or pour sa traversée du Pamir (1886-1887]. MM. Capus et Pépin, ses deux compagnons de voyage, reçoivent chacun une médaille de bronze rappelant leur expédition.

Médaille d'or, prix Logerot : M. le docteur René Verneau, pour sa monographie des îles Canaries

Médailles d'or : le R. P. Robict, travaux relatifs à Madagascar (i 873-1 883); M. Jean Chaffanjon, exploration du haut Orénoque (1886-1887).

Médaille d'argent grand module : M. François Coillard, voyages au Zambèze (i 886).

Après la distribution des récoippenses, M. Marcel Monnier a fait une très intéressante conférence sur sa traversée de l'Amérique méridionale, du Pacifique au Para.

Association littéraire et artistique internationale, — Cette association vient de choisir comme agent gé- ■éral M. Henri Lévêque. C'est elle qui a dernière- 3nent commmuniqué à la presse française l'importante nouvelle que la reconnaissance de la propriété

littéraire par les États-Unis était décidée en principe, et que le bill, présenté par les plus grands éditeurs, au premier rang desquels figurent Harper ci Appleton, serait voté par le Congrès.

Une nouvelle école supérieure spéciale, — Une école de sociologie, de philosophie et de pédagogie, fondée par l'initiative privée, a été inaugurée le i5 mai, 16, rue Cadet, sous les auspices du syndicat de l'enseignement. Dans le programme qui nous a été remis, nous voyons que les trois sections de l'école comprennent un cours « d'enseignement supérieur, phisophique et synthétique des sciences et de leurs applications à révolution<«ociale i.

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Un concours pédagogique, — La Société nationale d'éducation de Lyon destine un prix de 5oo francs au meilleur mémoire inédit, en langue française ou étrangère, sur ce sujet : Étude comparée des programmes de renseignement des jeunes fi lies, en France et à ^étranger à Vépoque actuelle. Les mémoires devront être adressées, franco^ avant le i*' janvier 1889, à M. Mathey, secrétaire général de la Société nationale d'éducation, rue Vaubecour, 7.

Assemblée extraordinaire de la Société des gens de lettres. — Vers le milieu d'avril a eu lieu, à l'hôtel Continental, une assemblée générale extraordinaire de la Société des gens de lettres.

Cette réunion avait été provoquée, à la suite de l'incident Lucien Descaves, par 37 sociétaires qui demandaient la revision des statuts.

Le comité, par la bouche de M. André Theurier, président, a déclaré qu'il ne croyait pas le moment opportun pour procéder à une revision totale ou partielle.

Le conseil judiciaire de la Société a, de son côté, rappelé qu'une demande de reconnaissance d'utilité publique permettant à la Société de recevoir des legs, et, par conséquent, d'enrichir sa caisse de retraites et de secours, était pendante devant le Conseil d'Éiat, et fait observer qu'il serait bon d'attendre que ces démarches aboutissent avant de proposer la revision des statuts.

La minorité révisionniste dirigée par MM. Harry Alis, Pontsevrez, Paul Bonnetain^ etc., a formulé une demande tendant à substituer à l'examen des candi* datures par le comité un simple enregistrement des deux volumes ou des « quatre cent mille lettres » obligatoires.

On a. voté à mains levées, et les partisans d*une modification des statuts se sont trouvés réduits de 87 à I r. Le statu quo est donc maintenu.

BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES ET PRIVÉES

Avia. — Le secrétaire de la rédaction du Livre recevra avec reconnaissance tous les renseignements que messieurs les conservateurs et bibliothécaires de France et de l'étranger voudront bien lui faire parvenir, et il en sera scrupuleusement tenu compte dans cette partie de la G a !(et te bibliographique.

FRANCE

Bibliothèque nationale, — Nous n'entreprenons pas d'enregistrer toutes les critiques qui se font jour dans ta presse française et étrangère contre le fonc- ,tionnement des services dans notre grand établissement de la rue Richelieu. Il y a des gens que rien ne contente, d'autres qui trouvent tout mieux ailleurs que chez eux, bon nombre qui blâment les autres de leur propre maladresse, et plusieurs qui ne dédaignent pas de juger ce qu'ils n'ont pas étudié ou même ce qu'ils n'ont pas vu du tout. Si nous nous arrêtons un instant à l'article que M. L. Lariche a inséré dans le Siècle du 29 avril, à propos de M.Meilhac et de la Bibliothèque nationale, c'est que les observations y sont le plus souvent justes, et qu'il met le doigt sur quelques plaies, — plaies, d'ailleurs peu profondes et faciles à cicatriser. Nous passerons sur la pénurie prétendue des Meilhac et Halévy dans le catalogue delà bibliothèque. M. Lariche, qui n'est pas un familier de l'endroit, n'avait pas besoin de consulter le catalogue des acquisitions pour demander et obtenir des ouvrages que la Bibliothèque possède assurément à titre de dépôt légal. La question du catalogue général nous laisse également froid. C'est à la législature et aux crédits dont elle est parfois avare qu'il faut s'adresser pour résoudre définitivement cette question. On en peut dire autant de la lenteur avec laquelle se font les recherches, et de leur trop fréquente inefficacité. C'est, sans doute, l'insuffisance numérique du personnel qu'il faut accuser, et nous retombons dans une question de budget. Une surveillance plus rigoureuse d'un côté et peut-être un peu plus de zèle de l'autre éviteraient, pourtant, je le crois, bien des mécomptes au travailleur.

Mais que dire de cette plainte formulée par M. L. Lariche, à propos de la table des périodiques et de l'usage utile qu'on en peut faire? « Vous voilà installé; vous lisez la Revue bleue ou \ai Revue des quatre parties du monde» Ce lisant, vous rencontrez un passage, une statistique, une anecdote dont vous voulez prendre note. Pas d'encre. Vous n'avez même pas le droit de tirer une écritoire de votre poche et de l'avoir sur cette table. La consigne s'y oppose. »

On ne peut guère que s'associer à sa remarque, — qui est à la fois un remerciement, un vœu et une espérance, — que, si le régime actuel, au dire même des vieux habitués, est infiniment plus libéral qu'avant la nomination de M. Léopold Delisle, celui-ci a encore bien des occasions de mériter la reconnaissance du public.

qui donne sur la rue Sully. Le péristyle du rezde-chaussée, de style moderne, est soutenu par des colonnes d'ordre ionique; on y voit deux beaux bustes en marbre blanc de Bailly et de d'Argenson, le fondateur de la bibliothèque.

L'escalier, de travail moderne, quia remplacé l'ancien trop usé, donne accès à gauche au cabinet de Sully, et à droite aux salles de lecture.

Le musée-bibliothèque de Toulon. — L'inauguration du ic musée-bibliothèque » de Toulon a eu lieu le dimanche matin 29 avril, à dix heures. C'est à l'énergie et au dévouement de son maire, M, Dutasta, que Toulon doit cette noble institution, qu'il dépend des Toulonnais de rendre féconde.

Le musée de Louviers. — Le i5 avril a été inaugurée à Louviers une institution due à la générosité d'un habitant de cette ville, M. Lanon, qui, il y a environ six ans, léguait, avec sa collection de faïences et d'objets d'art, les fonds nécessaires à l'établissement d'un musée.

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Bibliothèque de V Arsenal. — On vient d'ouvrir au public une nouvelle entrée dans le pavillon de droite

Les bibliothèques populaires de la société Franklin. — La société Franklin, ayant pour but la propagation des bibliothèques populaires, vient de tenir une assemblée générale annuelle, sous la présidence du général Favé, membre de l'Institut.

Durant l'année 1887, la société a envoyé aux bibliothèques 21,653 volumes représentant une somme de 48,653 francs. Depuis sa fondation elle a fourni ainsi plus de 60,000 volumes représentant un million et demi de francs environ. En outre, elle a fait don gratuitement de 1 10,000 volumes.

Déjà, au lendems^n de nos désastres, une souscription qui, en quelques mois, avait rapporté plus de cent mille francs, avait permis d'ouvrir quatre cent huit bibliothèques de casernes, de régiments et de pénitenciers militaires.

Ces quatre dernières années, la Société a fondé cinquante bibliothèques d'hôpitaux militaires, quinze dans le Sud.oranais et la Tunisie. Elle a entrepris, en outre, de doter de petites bibliothèques, pour les bataillons d'artillerie, les forteresses détachées sur la frontière.

ÉTRANGER

États-Unis. ^ Aux riches de France : Audite et erudimini. — Un particulier, M". Henr}- C. Lca,

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

vient de donner 5o,ooo dollars pour agrandir la bibliothèque de Philadelphie.

•^ M. Samuel J. Tildcn a laissé par testament une somme nette de 4,4oo,ooo,dollars pour être employce, à la fondation de bibliothèques publiques à New- York, à New-Lebanon et à Yonkers.

— Le poète bien connu, même en France, Oliver Wendell Holmes, est aussi un médecin distingué. 11 vient de donner sa précieuse collection d^ouvrages de médecine et de chirurgie à la Bibliothèque médicale de Boston.

Italie.— 6^w prix bibliographique, — Le ministre de

l'instruction publique en Italie vient de décerner un prix de mille lires (i,ooo fr.) proposé pour le meilleur travail sur la bibliographie et l'ordonnance des bibliothèques. 11 Ta, suivant les conclusions de la commission, divisé en deux parties égales, entre le professeur Antonio Favaro,» auteur 'de la Librevia di Galileo Galilei, et M. Filippo Salveraglio, auteur de Bibliografia délia pellagra,

HvLBBie. — La lecture à Saint-Pétersbourg. — On a dernièrement ouvert à Saint-Pétersbourg une salle de lecture publique, avec une bonne collection délivres. L'institution, la première de son genre à Pétersbourg, est due à l'initiative privée et mise sous le patronage de Pouchkine.

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PUBLICATIONS NOUVELLES

Ouvrages récemment parus, — Bibliographie du mois,

— Paris — Province — Etranger —

Avis. ^ Le secrétaire de la rédaction prie MM. les directeurs de revues, éditeurs et libraires, de vouloir bien lui adresser les informations qu'ils désirent porter à la connaissance du public, touchant les publications nouvelles, les ouvrages en préparation, les articles littéraires ou bibliographiques parus ou à paraître, les catalogues, ventes, etc., tant en France qu'à l'étranger.

FRANGE

La justification de M, Bontoux. — On annonce un livre qui ne pouvait pas manquer de faire sensation. 11 est intitulé : l'Union générale, sa vie, sa mort, son programme, et il a pour auteur M. Bontoux, l'ancien directeur de cette entreprise financière rendue célèbre par le krach.

« L'Invasion » du général Boulanger. — Le livre que MM. Jules Rouff et G'* publient par livraisons sous le titre l'Invasion allemande par le général Boulanger, est signé du nom d'un homme qui occupe trop l'attention publique pour que — tout mérite littéraire à part — nous puissions l'omettre dans ces archives des écrits contemporains. Les éditeurs déclarent que « ce livre patriotique » a été écrit spécialement pour leurs lecteurs ordinaires. A ce compte, il n'y aura point lieu de s'étonner que ce soit un succès.

Les prodromes du grand Centenaire, — Signalons, à la librairie Delagrave, une très belle publication :

rAn ijSffy par M. Hippolyte Gautier. Get important ouvrage paraîtra en 5o livraisons hebdomadaires et formera un volume de 8oo pages, orné de plus de 55o gravures et de 100 grandes planches hors texte, en noir et en couleur; on peut dès à présent souscrire à tout l'ouvrage moyennant 45 francs. L'auteur ne se propose pas de refaire l'histoire de la Révolution, tant de fois et si diversement racontée; il veut simplement faire revivre sous nos yeux l'année 178V), telle que l'ont vécue nos pères, avec force détails omis ou négligés par les historiens. Il ne se ^ borne pas au récit des événements politiques; c'est surtout la physionomie complète de l'année célèbre qu'il s'efforce de rendre : modes, mœurs, théâtres, écrits du jour, pamphlets, chansons, aspect de Paris, voyages en France, industries, arts; telles sont les matières de

ses descriptions.

« La Danaé » de M, Pierre Gauthier, — Nous appelons l'attention du lecteur sur les débuts dans la nouvelle d'un jeune poète à qui son premier volume de vers, les Voix errantes, valait naguère maints éloges

mérités. Publié à la librairie de l'Art dans une série AppQléQ Bibliothèque littéraire illustrée, ce volume de M. Pierre Gauthier contient, outre la Danaé, quûirc autres nouvelles ; Jacques Verrière, Un ejffacé, la Poupée de la rue Racine et la Sablonnière, qui toutes témoignent des' qualités^d'observation et des préoccupations de style d^un écrivain amoureux de son art. ^ Nous ne félicitons pas la librairie de l'Art de la couverture illustrée dont elle affuble unifprmément les volumes de cette série. C'est criard et laid, à notre humble goût.

Les Œuvres littéraires de Napoléon Bonaparte. — M. Tancrède Martel vient de publier le second volume des CKuvres littéraires de Napoléon Bonaparte, auxquelles nous consacrions un article bibliographique dans un des derniers numéros du LiVre. Ce tome deux comprend les Lettres particulières, \es Lettres politiques et militaires de Napoléon, les Lettres mahométanes, rédigées pendant la campagne d^Égypte en invoquant le Prophète, et enfin les Discours républicains, consulaires et impériaux. Une des curiosités du livre est le fameux discours prononcé par Bonaparte au moment du coup d'Etat du i8 brumaire. Il est orné d'un intéressant portrait de Bonaparte académie cien, dessiné par M. Th. Bérengier d'après Isabey. L'ouvrage complet aura quatre volumes.

Une œuvre inédite de Gérard de Nerval, — M. Louis Ulbach a eu la bonne fortune de retrouver le manuscrit absolument inédit d'un roman de Gérard de Nerval : le Prince des Sots, et il le livre au public. Gérard de Nerval n'a rien écrit de plus éclatant ni de plus émouvant que ce livre, que M. Ulbach a fait précéder d'une curieuse préface.

— On annonce chez Pion : Mabillon et la société de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés, par M. E. de Broglie; V Histoire des Papes, de Pastor, traduite par M. F. Raynaud (2 vol.), et le duc d*Enghien par M. Welschinger.

Deux nouveaux dictionnaires. — Le premier fascicule du Dictionnaire international des écrivains du jour, publié en français par M. de Gubernatis, à Florence, et que nous avons annoncé en son temps, a récemment paru. 11 va de A à Bab (Auguste Bnbin).

Un poète du foyer, — Mentionnons pour mémoire

— le Livre aura à en parler plus au long, sans doute

— les Poésies de l'École et du Foyer, où M. Manuel, haut fonctionnaire de l'Université, poète intime et charmant, qui a su se faire une place à part, a donné la fleur et comme l'essence de son œuvre.

A travers bois sa source fuit;

Elle est humble et fait peu de bruit.

Mais elle est pure, on peut y boire.

On le trouve ici chez Marpon et Flammarion, Le Soudier, la veuve Boyveau et Durand Pedone Lauriel. L'ouvrage comprendra douze livraisons et coûte 20 francs aux souscripteurs. La publication doit être achevée le i**" mai i88g. Il contiendra environ six mille notices sur les écrivains contemporains de toutes les nationalités. Dans cette première livraison, sur 476 écrivains enregistrés, i34 sont italiens et 128 français; viennent ensuite la Grande-Bretagne avec 54 représentants, et l'Allemagne avec 3i,

En exposant le projet de son dictionnaire, M. A. de Gubernatis disait qu'il l'avait écrit dans une langue qui n'est pas la sienne, parce que « la langue française demeure, quoi qu'on en dise, le meilleur instrument de la civilisation européenne ». Cette idée d'un dénombrement des écrivains contemporains par la langue française n'est pas seulement flatteuse pour nous de la part d'un auteur italien ; elle est féconde, et sa réalisation ne peut que rapprocher utilement des esprits de nationalités différentes, qui, bien que vivant dans le même temps et s'occupant parfois des mêmes travaux, demeurent trop souvent inconnus les uns aux autres.

Nous tiendrons nos lecteurs au courant des progrès de cette importante publication.

L'attention et la curiosité des gens du monde se portent de plus en plus vers tout ce qui concerne les moyens de prévenir ou de guérir les maladies : c'est à ce public soucieux de sa santé et désireux de connaître les plus récents progrès réalisés par l'hygiène, la médecine et la chirurgie, que s'adresse le Dictionnaire de la Santé, illustré de 600 figures intercalées dans le texte, comprenant la médecine usuelle, l'hygiène journalière, la pharmacie domestique et les applications des nouvelles conquêtes de la science à l'art de guérir, par le D*" Bonami, médecin en chef de l'hospice de la Bienfaisance.

Le Dictionnaire de la Santé se publie en 3o séries à 5o centimes, paraissant • tous les jeudis chez MM. J.-B. Baillière et fils, 19, rue Hautefeuille, à Paris. La souscription à l'ouvrage complet est de i3 francs.

Ce livre promet d'être le guide de la famille, le compagnon du foyer, que chacun, bien portant ou malade, consultera dans les bons comme dans les mauvais jours.

Le Cercle national des armées de terre et de mer. — L'annuaire du Cercle militaire vient de paraître. C'est un volume fait pour être apprécié par les officiers de nos armées de première et de deuxième ligne; car, à la suite des statuts et réglementa, des noms et adresses des membres et d'une foule d'autres renseignements, flgurent les annonces de plus de 5oo négociants qui font aux membres du cercle, sur leurs prix habituels de vente, des remises variant entre 5 et 5o pour 100.

Les ofïiciers n*ont même pas à faire connaître leur

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

qualité de membres du cercle; les remises sont perçues par rintermcdiaire de l'administration du cercle au profit de ses adhérents.

11 est à croire que cette intelligente initiative assurera définitivement la situation d'un établissement d'intérêt national. Le nombre des membres participants ne peut manquer d'augmenter dans une forte proportion, grâce aux avantages offerts en échange de la minime cotisation de 24 francs par an, qui sera bien des fois couverte par les remises des commerçants, la réduction du prix des places dans les théâtres, etc.

La Grande Encyclopédie» — Le sixième volume de

cette très importante publication est en bon train.

Nous avons à signaler aujourd'hui les livraisons 127-

i3i,qui contiennent, parmi la foule des articles utiles,

une remarquable étude de droit international, au mot

Belligérants. L'auteur, M. Ernest Lehr, professeur

de droit à Lausanne, y expose complètement les

règles applicables en ce qui concerne les débuts, la

conduite et la fin d'une grande guerre. Belouchisian^

Belvédère {musées de Rome tt de Wienne), Bénédictins,

Bénéfice donnent matière à des articles où se résume

lascience géographique, historique, esthétique, jusque

dans ses résultats les plus récents. C'est M. Maurice

Tourneux qui a écrit la biographie de Béranger,

En6n une étude chimique et industrielle complète

est consacrée à la benzine, ce corps d'où Kon lire l'ani-

iineetlanitro-benzine, etqui sertà tant d'applications.

Nouveaux périodiques et journaux» — Une nouvelle revue dramatique, VIndépendant théâtral, vient de paraitre sous la direction de M. Gaston Dévore. Elle donne les analyses de toutes les pièces nouvelles et reprises importantes, et publie, en outre, des études sur toutes les questions qui intéressent l'art dramatique. (Léon Vanier, éditeur.)

La Revue contemporaine et son dernier avatar» — La nouvelle série de la Revue contemporaine, que nous avons déjà annoncée, a publié son premier numéro le i5 avril. Nous empruntons à son prospectus les traits essentiels du programme qu-elle s'engage à remplir : elle paraît toutes les semaines ; elle publie < dans chaque numéro un roman, une ou deux nouvelles ou récits de voyages, un monologue ou une petite comédie de salon, des pièces de poésie, des portraits littéraires, des études de critique, d'agronomie, d'économie rurale ou politique, des critiques d'art et de théâtre, une chronique littéraire et un examen sérieux des intérêts de finance 0; tout cela en 64 pages, grâce à la précaution qu'elle prend de a limiter l'étendue de ses articles au strict nécessaire », en veillant « à ne pas laisser s'égarer l'écrivain dans une phraséologie superflue ■. — «Elle ne p&rmet pas qu'un seul mot de ses écrits puisse effaroucher la pudeur ni blesser les sentiments les plus délicats... Organe officieux de U Socicié des agriculteurs de France, elle se doit de

défendre les lois éternelles de la propriété, les intérêts du sol et de ceux qui les cultivent... » Enfin — et c'est le comble ! — les articles ennuyeux ou vides sont rigoureusement repoussés. »

La Revue de MM. Simon et Ulbach, — Le i" numéro de la Revue de Famille, sous la direction de M. Jules Simon et la sous-direction de M. Louis Ulbach, a paru le i5 mai (Emile Testard et C'", 10, rue de Condé). Elle s'est assuré la collaboration de MM. Alexandre Dumas fils, Ludovic Halévy, Alphonse Daudet, Hector Malot, Anatole France, PaulBourget, Jules de Glouvet, Francis Magnard, Philippe Gille, André Theuriet, Francisque Sarcey, Georges Ohnet, Robert de Bonnières, Georges Duruy, Eugène Ma. nuel, Louis Ratisbonne, Henry de Bonnier, Jean Aicard, François Coppée, Sully Prudhomme, et de M™" Henry Gréville, G. de Peyrebrune, etc. Poursuivant, avec une telle collaboration, le but que son titre annonce, elle ne peut manquer d'éire très utile et d'avoir un grand succès.

— Nous annonçons avec plaisir l'apparition d'unû feuille qui nous a envoyé son numéro spécimen en avril, la Revue Satirique, recueil mensuel de critique politique, littéraire et sociale, paraissant du i5 au 20 de chaque mois sous la direction de M. L.-E. Roy. Elle se propose — l'ambition sied aux jeunes — de prendre « dans le monde républicain socialiste la place que la Revue des Deux Mondes occupe dans le monde bourgeois et réactionnaire ». Au fait, la place est à prendre. Tous les six mois, concours satiriques, prose et poésie. Prix du numéro : 0,60.

ETRANGER

Allemagne. — Incessamment les Souvenirs de M. de Lesseps auront leur traduction dans la série des publications de VAllgemeiner Verein filrdeutsche Litteratur de Berlin.

Parmi les autres ouvrages français traduits dernièrement : la Nuit vénitienne et On ne badine pas avec l'amour, de Musset (chez O. Hendel, à Halle) ; Madame Putipharet autres nouvelles, d'Alphonse Daudet; Lili et autres nouvelles, de Zola (chez Jacobsthal, à Berlin); Volonté, de G.Ohnet (Engelhorn à Stuttgart).

Notre collaborateur M, Louis de Hessem prépare une Histoire de la littérature française pour la série Weltlitteratur de l'éditeur Wilhelm Friedrich, de Leipzijç. Cet ouvrage d'une étendue assez considérable, — environ 800 pages grand in-S*», — paraîtra l'automne prochain; la plus large place y sera donnée à la littérature contemporaine, et M. Louis de Hessem serait reconnaissant aux écrivains de vouloir bien lui faciliter sa tâche p^;: Tenvoi de notices, volumes, etc. (au Parc-Saint-Maur, Seine).

^éditeur Wilhchn F'riedrich, de Leipzig, annonce comme devant paraître incessamment :

Un roman de mœurs, par Max Kretzer, le plus remarquable écrivain de Técole naturaliste allemande;

Dans la Deutsche Rundschau : Études attiques, par A. MilchhÔfer; Talieyrand, par A. Fournier;

Dans la Deutsche Dichiung, la suite d'une très intéressante série d'articles sur a le Burgtheater de Vienne et le drame allemand », articles sur lesquels nous reviendrons certainement quand la série sera close; une étude sur Ludwig Steub, par F. Munckeri une autre sur Rûckert, à propos du centenaire, par L. Geiger; et un assez grand nombre de poésies et de lettres inédites de Rûckert. 11 est à remarquer d'ailleurs que la Deutsche Dichiung saisit avec bonheur tous les anniversaires pour faire profiter ses lecteurs de primeurs de ce genre : cette revue, très élégante, ornée de portraits, est dirigée avec beaucoup d'habileté par un écrivain de valeur, Karl-Emil Franzos.

Un volume du plus grand attrait et de l'intérêt le plus captivant est sans contredit celui que G. Karpeles publie chez R. Oppenheim, à Berlin (à Paris, chez Peelman et G'*, 189, boulevard Saint-Germain) sous le litre -de Heine's Autobiographie : c'est Henri Heine raconté longuement, minutieusement, sincèrement par lui-même, au moyen d'extraits empruntés à ses œuvres, à ses lettres, à ses conversations. Le livre nous parvient trop tard pour que nous puissions en parler plus longuement cette fois, mais nous comptons bien être forcé d'y revenir, après lecture de cet in-8" de 58o pages compactes.

Le même éditeur met en vente le tome second de

l'ouvrage considérable d'A. Gaspary : Histoire de la

littérature italienne {700 pages in-8 consacrées à la

Renaissance).

— Félix Dalin, poète et historien, a le bonheur de posséder une femme qui cultive également la poésie et l'histoire : un fait probant est le volume Kaiser Karl und seine Paladine (Charlemagne et ses paladins) que publiela maison Breitkopf et Haertel, de Leipzig (Peelman et G'*, à Paris)^ et que les deux époux se partagent cordialement. Félix Dahn commence par une étude bien menée du rôle de Gharlemagne dans l'histoire, Thérèse Dahn termine par dix-sept légendes prises dans le cycle carlovingien. Sans avoir rien de bien nouveau pour nous, le livre a pourtant matière à nous intéresser, tant à cause du sujet qu'à cause de la valeur de Félix Dahn comme historien.

Zola auteur dramatique jugé en Allemagne, — - Dans leur numéro du 26 avril dernier, les Blaetter filr Litterarische Unterhaltung consacrent un article fort sensé, signé H. Bulthaupt, aux « Drames naturalistes ».

Après avoir déploré amèrement le dédain de parti pris dans lequel on laisse le beau pour s'adonner à la recherche du vrai^ après avoir analysé « la Puissance

des Ténèbres » de Tolstoï, « le Ganard sauvage ■ de H. Ibsen, Bulthaupt passe à « Renée » de Zola; après avoir constaté les qualités scéniques de la pièce, il ajoute :

«Mais ce qui en affaiblit l'intérêt, c'est Tincessanlc préoccupation de Zola, qui veut quand même montrer l'hérédité, et le milieu dans lequel rhéroïne s'agite. Qu'il y ait des hommes comme Saccard, Maxime, Larsonneau, nous n'en doutons nullement; mais qu'on puisse donner une vision d'artiste de la vie avec de semblables personnages, c'est ce que nous nions catcg^oriquement... Si vous nous donnez la vérité, donnez-nous la vérité tout entière, en bien comme en mal; si vous ne nous présentez que ce dernier côte, vous ne faites qu'une caricature de la vie et vous êtes aussi coupable qu.î l'idéaliste ignorant toutes les lois physiologiques ou psychologiques et prétendant faire passer ses automates pour des créatures vivantes. »

Le même Henri Bulthaupt vient de publier chez Breitkopf et Haertel, à Leipzig (Peelman et C, 189, boulevard Saint-Germain, à Paris), deux volumes sous le titre Dramaturgie de Vopéra. Cet ouvrage, vraiment remarquable et bien fait pour mettre en lumière la haute valeur de son auteur comme critique dramatique et musical, est une histoire de l'opéra en Allemagne, de Gluck à Wagner, considéré au point de vue dramatique et scénique. 11 est inutile de dire que, dans ces conditions, Richard Wagner a le chapitre le plus important, — presque tout le second volume lui est donné; cependant il est d'autres études tout aussi bien conduites : je citerai surtout Beethoven. Get ouvrage est une sorte de complément à la Dramaturgie des classiques du môme auteur; But ihaupt est un érudit dans le commerce duquel on n'a qu'à gagner.

Dans le numéro 17 du Magasin fur die Litteratur, A. Betlelheim passe en revue les principaux critiques français de notre époque : Sainte-Beuve, Taine, Bourget, Bruneiière, Lemaître,et leur rend l'hommage qui leur revient en proportion de leur talent. L'appréciation a sa valeur, car M. Bettelheim connaît notre litiérature, et son livre sur Beaumarchais est un des rares beaux livres qui ont trait à l'auteur de Figaro.

— La librairie Barsdorf de Leipzig (Peelman et G", à Paris) publie sous le titre : Mémoires de Frédérique- Sophie Wilhelmine, les méiîioires de la sœur de Frédéric le Grand; cette nouvelle édition, en deux volumes, est ornée d'un portrait, et les mémoires sont continués jusqu'en 1758.

— Die Gesellschaftf une revue qui est dans sa qua* trième année et qui est toute dévouée à la t Jeune Allemagne », vient de subir une importante moditicalion avec son numéro d'avril. Non seulement le format a été sensiblement augmenté, mais une Revue critique a été annexée, et celle«i ne donne pas moins

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

de 60 à 80 pages par mois à Tcxamen des nouveautés littéraires, nationales ou étrangères. La Gesellsehaft, e^iitée par Wilhelm-Friedrich, à Leipzig, reste dirigée par G. Conrad; la partie critique a pour rédacteur en chef Cari Bleibtren, Tun des plus productifs parmi la « Jeune Allemagne » ; cVst notre collaborateur M. Louis de Hessem qui a été chargé de la partie concernant la littérature française.

Parmi les articles à signaler dans les deux premiers numéros de la Gesellschaft ainsi transformée, il faut relever : le Réalisme et les sciences naturelles de CBleibtren; Peut-on juger une œuvre littéraire au point de vue de la morale sociale? par R. Hartwig; l'Avenir de la poésie allemande, par Paul Schmidt.

Angleterre. — La critique française en Angleterre, — Nous apprenons avec plaisir que Tétude de M. Rabbe sur Shelley a eu le très grand honneur d'être traduite en anglais (Ward et Downcy, 2 vol.)* Elle tient dignement sa place à côté de Tœuvre magistrale de M. Dowden sur le même sujet.

— Bentley et fils annoncent un roman, Tlie Modem Brigandy par Fauteur de Miss Bayle*s Romance, Il est dédié à ■ mon ami Hippolyte-Adolphe Taine... avec ic vœu bien sincère quMl revienne promptement à la santé nécessaire pour reprendre les travaux qui ont élucidé la littérature anglaise et enrichi la liitcrature de la France ».

— Les éditeurs Blackwood annoncent un ouvrage de M. Laurence Oliphant, depuis longtemps promis, sur la religion scientifique {Scientific Religion),

— La Clarendon Press publie, en deux volumes, le nouvel ouvrage de M. Bernard Bosanquet, Logic, or the Morphology of Knowledge.

— Kegan Paul, Trench et C" publient, sous le litre The music of the Waters, une collection de chants de marins, de pécheurs et de légendes nautiques de tous les pays, recueillis par Laura-Alexandrine Smith. Ils mettent aussi en vente un volume de vers du D' John Todhunter, The Banshee and oiher poems ; plusieurs pièces sont inspirées par les vieilles légendes des bardes irlandais.

— La liste des livres nouveaux publiés par Macmillan et G* durant le mois d'avril contient : Memoir 0/ Peter de Wint, par Walter Armstrong, avec 24 grandes photogravures d'après les aquarelles de l'auteur; Chris, roman en 2 volumes de M. W. E. Norris, txJoycey par Mrs. Oliphant (3 vol.).

— Le grand libraire de Londres, Quariich, annonce une nouvelle traduction de Don Quichotte^ par H.-E. Watts.

— L'éditeur Redway annonce un nouveau volume de poésies, par M. H. G. Hewlett, sous ce titre : A Wayfarer's Wallet,

— C'est ce mois-ci que paraît chez MM. Sampson Low, Marston et G*% le nouveau roman en 5 volumes de M. William Black, The Strange Adventures of Cl House Boat,

— On annonce pour la même époque The Fatal Three, par miss Braddon (3 vol., Simpkin, Marshall et C'«J, et Sélections front Sir Edwin Arnold' s English Poems (Trûbner et O"),

Un livre de référence bibliographique, — Sous le ùire Book Priées Current, l'éditeur anglais bien connu des lecteurs du Livre, Elliot Stock, a dernièrement publié un volume qui doit être le premier d'une série nouvelle. C'est une liste raisonnce des prix que les livres rares, curieux ou précieux à divers titres, ont atteints dans les ventes publiques, à Londres et dans les autres parties du Royaume-Uni, depuis décembre 1886 jusqu'à novembre 1887. L'ouvrage donne, en outre, le nom des acheteurs, et les recherches y sont facilitées par des index bien compris et bien exé-

cutes.

— David Stott met en vente la Correspondance entre Voltaire et la margravine de Bayreuth^ par la princesse Christian.

— MM. Tillotson et fils, de Bolton, olTrent aux journaux de langue anglaise un roman de M. Clarke Russel, intitulé The Death Ship (le Vaisseau de la Mort). Il sera ensuite édité en trois volumes chez Murst et Blackett.

Nouveaux périodiques. — M. Laurence Gomme, le folk-loriste bien connu, dirige chez Nutt, à Londres, une revue spéciale, The Archeological Review, dont le premier numéro a paru en mai, et qui j5romet d'être d'un grand intérêt pour tous ceux qui étudient ou qui aiment les choses d'autrefois.

— On annonce la prochaine publication d'un pério* dique mensuel intitulé The Mirror, qui donnera surtout des biographies et portraits des contemporains et contemporaines dont la personnalité intéresse

l'opinion publique.

Belg^iquQ. — On annonce un nouveau périodique en langue française : la Revue belge, journal litté-

raire et artistique illustré, bi-mensuel, public à Louvain sous la direction de M. Charles Tilman.

Vient de paraître : La Forge Roussel, par Edmond Picard. Un volume in-i8. Verviers, bibliothèque Gilon.

Ce n*est là qu*une nouvelle édition de ce peiit livre qui n^en est pas moins une grande page littéraire. Je me souviens encore, bien que plusieurs années se soient écoulées depuis lors, de la profonde impression produite sur moi à la lecture de cette œuvre simple, large, puissante, en dépit du peu d'étendue; et une nouvelle lecture m'a fait repasser par toutes mes-émotions d'alors. Rien, cependant, au cours de la Forge Roussel, ne rappelle d'une façon quelconque le roman, même la nouvelle : des paysages, c'est là presque tout le livre, mais quel saisissement à la contemplation de ces paysages sobres et grandioses!

La Forge Roussel est un de ces livres qui entrent forcément dans une bibliothèque de littérateur aimant les lettres; il y aura grand honneur et grand profit pour M. Gilon^ de Tavoir acquis à sa collection.

Bibliothèque Gilon, — - Cette collection, qui se recommande par son bon marché (0,60 le volume, deux volumes par mois), résiste vaillamment à l'aridité du sol littéraire belge : elle vient de publier son 189* volume.

Parmi les derniers qui ont vu le jour, nous citerons : Mon fils! de S. Farina; Histoire religieuse du feu, par Goblet d'Alviella ; Variétés scientifiques, par Camille Flammarion; le Luxe, par E. de Laveleye, etc.

Le mâme éditeur publie — en dehors de la collection — Histoire de la coopération à Rochdale, par Holyoake (i vol. in-i8 à 3 fr. 5o, traduit de l'anglais par O. Cambier), ouvrage du dernier instructif et, pourtant, fort amusant. C'est le récit de la formation, du développement de la société coopérative a les Equitables Pionniers », bien connus en Europe et ailleurs. Il y a là un enseignement vigoureux pour ceux qui s'occupent des problèmes sociaux^ — et qui ne s'en occupe aujourd'hui ?

Canada. — La Canadian Bookseller Company, de Toronto, publie un nouveau journal spécialement consacré aux intérêts de la librairie et des industries qui s'y rattachent, sous ce titre : The Canadian Book' seller.

États-Unis. — Parmi les livres du mois d'avril en Amérique, nous pouvons citer, chez T. Y. Crowellet C'', la traduction du livre de Tolstoï, Vie, qui, en Russie, a été supprime ; chez Harper et frères, le troisième et dernier volume de l'Histoire de V Inquisition au moyen âge, par Lea; chez Roberts frères : Modeste Mignon, par Katherine Prescotl Wormeley (nous ne connaissons pas l'ouvrage, mais si c'est autre chose q>ue la traduction du roman de

Balzac, il faut avouer que les bas-bleus transatlantiques ne manquent pas d'aplomb]; Martin Luther et autres essais, par Frédéric -Henry Hedge; chez Cupples et Hurd, Social Life andLiterature flftyyears ^go, par un anonyme qui n'en est pas, d'ailleurs, -paraît-il, à faire ses preuves; chez Henry Holtet G'*: A castle in the air. ^

— A.-C. Armstrong et fils ont dernièrement publié un roman de miss Grâce King, intitulé Monsieur Motte, L'action se passe à la Nouvelle-Orléans, et les différents types du créole, du mulâtre et du nègre y sont représentés avec beaucoup de relief et de vérité.

— Belford, Clarke et C* ont récemment mis en vente un volume de poésies par Ella Wheeler Wilcox, intitulé Maurine ; forty years on the rail (Qua^ rante ans sur les rails), par Charles B. George, chef de train é mérite ; A Dream and a Forgetting {Rêve et Oubli), roman par Julian Hawthorne.

— J.-W. Bouton, de New-York, publie un livre somptueux, illustré de 16 figures hors texte, en l'honneur de l'actrice Woffington. Il a pour titre : Wof- FiNGTON : A tribute to the actress and the woman.

— W.-S. Gottsberger annonce Poems, par Rose Terry Cooke ; et un livre arrangé d'après le texte français de Pierre Loti, par Clara Bell, sous le titre From lands of exile.

— Harper et frères annoncent Dory-Mates, or Life on the fishing Banks, par Kirk Munroe. Le même auteur publie chez Dodd, Mead et C*«, The Golden Days of*4(j, récit des mines californiennes.

— Une histoire illustrée du Japon d'autrefois, Jdpan in Days of Yoref a été récemment publiée par N. -M. Hatch, de New-York.

— Houghton, MitHin et C*« annoncent John Ward, Preacher, roman d'étude sur la vie religieuse aux États-Unis, par Margaret Deland, qui vient de se faire avantageusement connaître par un volume de vers (The Old Garden)\ et Negro Myths from Georgia Coats, par le colonel Charles C. Jones, que tous les amateurs de Folk-Lore accueilleront avec curiosiic.

La n;ième maison a aussi mis en vente dans le courant d'avril : Before the Curfew and other poems {avant le Couvre-feu), par Oliver Wendell Holmes; Metrical translations and poems, par M, F.-H. Hedge et Mrs. A.-L. Wister, composé en majeure partie de traductions de poésies allemandes.

— A.-C. Me Clurg et C*« annoncent un roman Je

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

Winnie Louise Taylor, sous ce titre : His broken sword (Son épée brisée).

— Ticknoret C** publient deux nouveaux ouv)-ages sur les jeux et exercices du corps, si chers à la race anglo-saxonne : The Ethics of Boxing and Manly Sport, par John Beyie O'Rcilly; The Law o/Euchre, par H.-C. Leeds et James Dwight^ — VEuchre est un jeu très en honneur aux États-Unis, paraît-il, mais que nous confessons ne pas connaître, lis donnent, en outre, une édition illustrée et annotée d^Atalari' tcts Rose and other taies from the earthly Paradise; Homestead Highways, études morales, par Herbert Milton Sylvester, etc.

— Annoncé par la Worthington C'®: Shakespeare portrayed by himself [Shakespeare peint par lui même), par Robert Watcrs, Fauteur AWne vie de Cobbett.

Nouveaux périodiques. -— The Amateur sport sman, revue consacrée aux choses du sport mondain, comme l'indique son titre, a fait son apparition à New-York.

— Un nouveau journal hebdomadaire a récemment paru à Chicago. Il a pour titre America^ et pour rédacteurs des écrivains comme Lowell, Stpckton, C. De Warner, W. Clark Russell, Seth Low, Julian Hawihorne.

— Nous sommes en retard pour annoncer V American Journal of psychology, du docteur Stanley Hall, dont le second numéro a paru en avril.

— Le I" mai dernier, a dû paraître à Philadelphie, chez les éditeurs du Lippincott's Magai^ine {lAM, William S. Walsh), un nouveau périodique intitulé American Notes and Queries et analogue au Notes and Queries de Londres, que dirige avec tant d'autorité M. Joseph Knight. Le journal américain se propose, en outre,, de faire des concours et de distribuer en prix mille dollars, dont cinq cents pour le prix principal.

- Belford, Clarke et C'« ont fait paraître le i" mai le premier numéro d'une nouvelle revue politique autant que littéraire, intitulée Belford*s Maga^^ine, Le rédacteur en chef est M. Donn Piatt.

— On annonce une nouvelle revue, the CorneU Magasine, fort remarquable au point de vue typographique, — et aussi aux autres assurément.

— Le mois d'avril a vu naître un nouveau journal hebdomadaire, The Globe, qui se propose de donner.

à un point de vue conservative^ les nouvelles politiques, mondaines, commerciale^ et .financières du monde entier.

— En mars a paru le premier numéro du Journal of the United States Cavalry association (New- York, Brentano).

Italie. — L'éditeur de M. Giovanni Bovio, professeur à rUniversité de Naples et député au parlement italien, nous informe qu'il a récemment mis en vente deux œuvres de cet écrivain : Cristo alla /esta di Purim, et la Protasi di Dante. 11 annonce en mAie temps, du même auteur, et pour septembre prochain au plus tard : S. Paolo; Psicologia di Dante, et Filosofie del Diritto (3« édition).

— M. Giovanni Diaconis publie le premier volume de la Vita di Dante Alighieri à laquelle il s'est depuis quelque temps consacré. La littérature dantesque est plus que jamais étudiée et commentée en Italie.

— Le second volun^e de la Storia degli Jsraeliti, par David Castelli, vient de paraître chez Ulrico Hoepli, de Milan.

Une traduction italienne de J, Racine, — L'éditeur S. Lapi, de Città di Castello, a récemment mis en vente la deuxième édition des conférences de M. Ruggero Bonghi sur l'histoire ancienne, avec des corrections et des additions qui ajoutent à la valeur reconnue* de cet ouvrage {la Storia antica in Oriente e in Grecia, prix : 3 francs).

Il nous envoie aussi une intéressante brochure sur Toeuvre dantesque par M. Ruggero délia Torre {Scopo del Poema Dantesco, prix : i franc), et une traduction* en vers italiens de VEsther de notre Racine, par M. Giacomo Zanella (i franc). Cette nouvelle version de l'œuvre d'un de nos grands classiques est un indice nullement à dédaigner de l'influence que conserve notre littérature dans le monde civilisé.

— Carmelo de Stefano, éditeur à Messine, met en vente une élégante édition, à 200 exemplaires numérotés, de l'ouvrage du docteur Giuseppe Rossi : Fran^ cesco Maurolico e il risorgimento fllosofico e scienti" fico in Italia nel secolo xvi.

— D. Tedeschi et fils, éditeurs à Vérone, annoncent Dante, Shakespeare, Gœthe, par G. Trezza, en I volume in-i2.

— L'éditeur Antonio Vallardi, de Milan, a récemment publié une monographie importante de Bianca Maria Sforza-Visconti, reine des Romains,' impératrice d'Allemagne, par Felice Calvi.

BIBL. MOD. — X

— L'cditetir Cirlo Verdesi a mis en vente le nouveau poème d "Alfred o BacceUi la Leggenda del Ciiore.

— Nicola Zanichelli, de Bologne, annonce un ouvrage de LuigJ Rava iniiiulé Ceho Àfaneini filosofo e polilico del secolo xvi, Saggio iuUe doUrine poUliche iialime.

Pérou- — Nous avons reçu un numéro »pécitneii di^^oWi'n bibliogrdfico, de Lima, fondé celte année. L'enthousiasme visible pour l'art de l'écrivain el loui ce qui touche au livre recommande cette publication, non moins que ses renseignements, généralement puisés à bonne source et bien choisis pour l'usage de

PUBLICATIONS ANNONCÉES OU EN PRÉPARATION en France et à CElranger

:i'fi*B^

FRANCK

— M, Maurice Barres, l'auteur de Sous rail des barbares, commence chez l'éditeur Dalou une série de brochorei, dont la première, le Quartier latin, r franc, vient de paraître. 3i croquis accompagnent joyeusement le leite de M. Maurice Barrés.

— M. G. Saur donne ses soins à une édition de la correspondance du comte Mole.

Le comte d'Antioche, qui a entre les mains les

papier» du général Changarnier, se propose de les

mettre en ceuvre dans un ouvrage biographique.

— Doit paraître au commencement de

chez MM, Didot, éditeurs, 56, rue Jacob, I

volumedes Guerres sous Louis XV, par le général comte Pa)ul. Il raconte In prise de Mahonj la conquête ■de la Corse, les expéditions en Portugal, de Charles- Kdouard en Écusse, les guerres du Canada el des

lnd<

, lei

s de

France, tes envois de troupes en Suéde, en Pologne, les camps établis en F'rance, l'adjonction du Comiat et du pays Venalssin. Cet ouvrage sera complété par un septième volume qui meiira'cn lumière nos institutions militaires de 1 7i5 à 1774, les formations, les recrutements, les augmentations, les réformes des régiments, leur histoire à l'étal de paix et i l'éiat de guerre, la création de la milice et de sa composition ; enfin un résumé explicatif du langage, des expressions et des ordonnances de l'armée pendant cette période.

r de la France juive, el ouvrage qui paraîtra e : la Fin d'un monde.

M. Edouard Drumont, un ne en octobre el aura pour 1

— M. I^on Duvauchel, l'auteur du roman iniil

' Moussîère, édité chez Lemerrc, travaille à jire roman picard, le Tourbier. M. Duvauchel v

sire pour la Picardie ce que George Sand a fait pour : Berry. Il y mettra du réalisme en plus. Espérons u'on n'y remarquera pas trop de talent en moins.

L'Estampe originale. — Le journal la Paix nous apprend que plusieurs graveurs se sont réunis pour publier leurs ccuvres en albums. Le premier album, paru le 1" mai, contenait 10 planches : une de Bracquemond : eau-forte; — une de Vierge : eau-forte;

— deux deLepère : bois;— deux deBelirand : bois;

— deux d'Henri Boutet ; eau-forte et pointe sèche;

— deux de Dillon : lithographie.

Le tirage de ces estampes est limité «troiteroeni i tSo épreuves numérotées, et aucun tirage ultérieur n'en pourra éire fait.

■ Philippe le Bel t

M. Franli Func la noblesse fran

Pro domo inea. — Il est pcut-itre perr

importantes et meilleures que tes sienne former les lecteurs du Livre que la Librairi (7, rue du Croissant) publi quiéme volume de la série la Vie en fa Où est le bonheur? Les quatre autres -'oli parus depuis dix-huit mois environ, on Doit-on se marier ? — Comment élever n Que feront nos garçons? — Que faire

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t l'édite e parCommenf ci

(3fr.5o-, Il pour titres:

101 enfants? — de nos filles?

e proposent de terminer la à deux9nQite vaut la vie?

La Grammaire du conseil municipal de Paris, ■ Nous empruntons à la Galette de France, non au pecte de partialité, les détails suivants :

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

'Mb

« Le conseil municipal avait mis au concours, pour ses écoles, des cours d^arithmétique et de grammaire^ avec la pensée de faire servir ces deux principaux éléments de renseignement primaire à l'instruction générale d'abord, puis à Téducation morale et civique des jeunes Parisiens.

« De nombreux concurrents s'étaient présentés : aucun n'a pu satisfaire le jury d^arithmétique; mais, pour les grammaires, un des auteurs a été primé dans des conditions particulièrement intéressantes.

« Cest à Gaston Dacosta, Fex-secrétaire de Raoul Rigault, que le prix a été décerné à Puranimité par les jurés les plus différents d'opinion. «

« Sa méthode a paru tellement supérieure à tout ce qui existe que l'administration de l'enseignement, d'abord hostile, puis peu jfonfiante dans les résultats du concours, a accepté la nouvelle grammaire avec le môme empressement que les conseillers municipaux qui avaient eu l'idée du projet.

I La méthode n'est pas seulement nouvelle par le côié pédagogique ; elle l'est encore par le choix particulièrement original des exercices.

V L'auteur a su faire de ses livres des manuels d'histoire élémentaire, de savoir-vivre, d'hygiène, d'histoire naturelle, de morale surtout, — autant qu'il est possible quand la religion est systématiquement écartée de cette partie de l'éducation.

« Cette réserve faite, nous avouons, après^avoir parcouru les manuscrits chez l'imprimeur, que ce travail énorme nous a autant surpris que satisfait. »

C'est M. Moiteroz qui sera chargé de l'impression du livre dans des conditions de bon marché et d'excellence typographique qu'on n'aurait pu trouver nulle part ailleurs. Il paraît que' M. Motteroz est propriétaire exclusif d'un caractère possédant des qualités exceptionnelles de lisibilité (r).

— La maison Hachette annonce une Histoire de l'art pendant la Renaissance, par Eugène Mûntz. Cet ouvrage comprendra cinq volumes grand in-S*' d'environ Soo pages, distribués de telle sorte que chacun d'eux constituera un ensemble complet et illustré d'un très grand nombre de gravures sur bois, sans compter les planches détachées. L'ouvrage s'ouvrira par l'histoire de l'art italien, puis viendront la France, objet d'un volume distinct, l'Allemagne et les Flandres, l'Espagne et l'Angleterre, et diverses autres contrées où la Renaissance, contrairement à l'opinion commune, a jeté les racines les plus profondes.

Chaque livraison est vendue o fr. 3o. Ce prix est porté à i franc pour les livraisons accompagnées d'une planche tirée en chromotypographie ou en phototypie. — Il paraît une livraison par semaine, le samedi, à partir du 19 mai 1888.

— L'éditeur A. Lemerre annonce qu'il a acquis la moitié de l'édition des Mémoires de V Étoile publiée par un de ses confrères, soit 600 exemplaires, de onze volumes in-8*, auxquels il ajoute deux volumes

de M.Paul Bonnefon, comprenant une étude biographique et un index des noms propres. Les volumes sont mis en vente mensuellement depuis le i5 avril, au prix de 6 francs sur papier vergé et de i5 francs sur grand papier de Hollande. Les volumes complémentaires se vendront chacun 12 fr. 3o sur vergé et 25 francs sur Hollande.

— On dit que M™» Adelina Patti termine en ce moment ses Souvenirs, et que le livre paraîtra simultanément à Londres et à Paris.

— Sous le titre de Tableaux algériens, la maison Pion met en souscription un magnifique volume in-4" dont le texte et la majeure partie des illustrations sont dus au peintre Gustave Guiliaumet, enlevé trop jeune aux arts. L'ouvrage est illustré de douze eaux-fortes par Guiliaumet, Courtry, Le Rat, Géry- Richard, Muiler et Toussaint, de six héliogravures par Dujardin et de plus de cent trente gravures en relief d'après les tableaux, les dessins et les croquis de Gustave Guiliaumet. M. Eugène Mouton s'est acquis un nouveau litre à l'Institut, section des beaux-arts, cette fois, — en écrivant la préface. Il y a 900 exemplaires sur papier vélin à 40 francs; 100 exemplaires d'artistes avec triple état des eauxfortes et des héliogravures, à 60 francs; 5o exemplaires sur hollande à 200 francs; 25 sur japon à 400 francs et 5 sur papier de Chine à 5oo francs. Ces trois dernières séries ren/erment : i* quadruple tirage, dont un en sépia et l'autre en fac-similé de pastel des héliogravures : Femmes arabes à la rivière et Laveuses arabes; 2® tirage en trois états (noir, sanguine et avant-lettre sur chine) des eaux-fortes et des héliogravures.

-»- M. Eugène Rapp, l'illustrateur des Contée du

Palais, et dont les dessins dans le Cri du Peuple, la

Cocarde et le Figaro ont été remarqués, prépare en

ce moment un album qui ne pourra qu'ajouter à sa

réputation.

— M. Charles Raymot, directeur de V Avenir des Chemins de fer, prépare un ouvrage qui aura pour litre : Histoire chronologique des chemins de fer français. Cette histoire commencera avec l'installation du premier chemin de fer français, le 27 août 1837, et l'ouverture à l'exploitation de la première ligne de Paris au Pecq. — M. Blount, qui préside aujourd'hui la Compagnie de l'Ouest, faisait déjà partie du conseil qui installa cette première ligne française.

— La Société de r Histoire de la Révolution fran^ çaxse promet pour cette année : une édition de Qu'est-ce que le Tiers État? et de V Essai sur les privilèges de Syeyès (Edmc Champion); une Liste critique des conventionnels et de leurs suppléants, par

M. J.-J. GuifFrey; une édition des Discours de Mira» beau à la Nation provençale (Dtde); une édition des Mémoires inédits de Fournier l'Américain (Aulard); et des procès-verbaux inédits de plusieurs districts de Paris en août 1789, recueillis par <M. Etienne Charavay.

— On annonce pour la tîn de cette année un volume de vers : les Lunes bleues, du poète Camille Soubise.

— M. Vandal prépare un livre sur Tétat de la Question d'Orient au moment de l'entrevue d'Erfurt.

— Le poète décadent Paul Verlaine fait annoncer comme devant prochainement paraître. 7^5 Amis, « poésies purement cordiales et amusantes ». Voila qui ne nous étonne pas.

— On nous apprend qu'il va paraître prochainement en Auvergne, sous ce titre : l'Auvergne artistique et littéraire, un ouvrage par G. Vitoux.

— Le 20 de ce mois doit paraître la Revue jeune, bi-siensuelle, avec M. Paul Roinard pour rédacteur en chef.

M. Roinard vient de terminer un grand roman pour un journal parisien sous ce titre : le Don Quichotte de Montmartre.

ETRANGER

Allemagne. — A l'occasion du centenaire de Friedrich Rûckert, sa fille se propose de publier un Poetisches Tagebuch, sorte de calendrier où chaque jour sera signalé par quclquespassages des œuvres du poète. On publiera aussiune traduction posthume du Coran, par Rûckert.

— On a trouvé dans les papiers de Henri Vichoff, dit la Revue critigucy le manuscrit d'une Poetik auf Grundlage der Erfahrungsseelenlehre. L'ouvrage paraîtra prochainement chez Lint2^ à Trêves, avec une biographie de VichofFpar Victor Kiy, son gendre.

Angleterre. — On annonce des études curieuses d'archéologie et de littérature, sous 1^ titre Stray Chapters in Literature, Folk-Lore and A rchœology, par Williams E. A. Axon, de Manchester.

L'histoire d'un journal littéraire, — Un ouvrage qui aura un grand intérêt pour l'histoire de la- littérature de ce siècle, non seulement en Angleterre, mais dans tous les pays qui ont une littérature, est annoncé pour le mois de juin, chez Bentley. C'est

l'histoire du journal anglais The Athenœum et de son fondateur John Francis, par M. John C. Francis (2 vol.). Ce sera bien, comme le promet le titre, la chronique littéraire d'un demi-siècle.

— Dodd, Mead et C*« ont traité avec la maison Boussod, Valadon et C* pour faire une édition en anglais de VAbbé Constantin, par L. Halévy, avec^es illustrations d'après les dessins de Marguerite Lemaître.

— Les matériaux laissés par lady Brassey et rela* tifs à son dernier voyage seront mis en état d'être imprimés. La maison Longmans en annonce la publication pour le commencement de l'automne.

— La Vie d'Emerson, qui doit faire le sujet du volume de juin de la sériel des Great Writers,seTA sui* vie d'une monographie de Goethe, par M. James

Sime.

— M. Holt Hallett, le compagnon de M. Colquhoun dans l'exploration de Plndo-Chine, prépare une relation de son voyage intitulée : A Thousand Miles on an Eléphant in the Shan States,

— Les éditeurs anglais Hodderet Stoughton annoncent une relation de voyages mêlée d'observations relatives à l'histoire naturelle, le commerce et la poli* tique en Afriquej intitulée Tropical Africa, par Henry Ûrummond. .

La gravure sur bois, — M. W,-J. Linton, bien connu de ceux qui s'intéressent à la gravure sur bois sans exclusivisme national, est venu d'Amérique en Angleterre pour surveiller l'impression d'un grand ouvrage, intitulé The Masters of wood engravings. Cette œuvre considérable est une histoire critique de l'art de la gravure sur bois depuis ses manifestations les plus reculées, avec des fac-similés photographiques des plus beaux morceaux. Toutes les reproductions sont 'des mêmes dimensions que l'original. L'ouvrage formera un volume de 229 pages de texte avec environ 200 figures dans le texte et 48 figures hors texte. 11 se publie par souscription, à 5oo exemplaires, au prix de 10 guinées. Un tirage spécial, à 100 exemplaires, permettra de reproduire l'ensemble d'œuvres comme « le Char triomphal de Maximilien » d'Albrecht Durer, qui mesure plus de sept pieds de long,

— On annonce une traduction anglaise, — for pri^ vate circulation only, — d'un livre latin excessivement rare, écrit au xvii« siècle, par Gervase Pcrrot, et évidemment inspiré de Rabelais. Le titre est The Chronicle of Glemendy, on the History ofthe IX. Joyous Journeys, Le traducteur, M. Arthur Machen,

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

est déjà connu par sa traduction de rHeptaméron. On souscrit chez T. Marvell, 98, Great Riissell Street, Londres, W. C.

— On annonce pour octobre ou novembre prochain une nouvelle édition des Modem painterSj de M. Ruskin, en 5 voL illustrés. Les 400 exemplaires sur papier de luxe sont déjà souscrits.

— Outre les quatre ouvrages que la Shelley So' ctW/a déjà distribués à ses souscripteurs, elleenpro* met pour cette année quatre autres, qui sont des réimpressions : VEssay on Shelley de M. R. Browning; Address ta the Irish People (1812); Rosalind and Helen ( 1 8 ly) ; Post humons fragments of Margaret Nicholson

— M. Leslie Stephen s^occupe, dit-on, de préparer un recueil des poésies de feu miss Veley, Tauteur de For Percival, et la collaboratrice assidue du Cornhill Magasine,

— Chez Swan Sonnenschein et C'*, M. J. Bowlis Daly va publier, d'après les travaux imprimés ou inédits de R. R. Madden, une histofre de Tlrlande à la Hn du siècle dernier, sous ce titre : Irelind in gS,

— Elliot Stock a sous presse The Catherines of HiS' tory^ par fauteur de De Nova Villa. Ce sera le premier volume d'une série de biographies des femmes célèbres.

— MM. Tillotson et fils ont pris leurs dispositions pour publier dans plusieurs journaux de langue anglaise la traduction du nouveau roman de Zola, le Rêve {The Dream), qui paraît dans le Paris illustré.

— Parmi les livres annoncés par T. P^isher Unwin pour ce printemps, nous remarquons : Jeivish PoriraitSj par lady Magnus; Philaster and other poems par M. Aston CWw ) Mœdieval France, par M. Gus taveMasson; Dearly Bought^ roman en 3 vol., par M. Fitzroy Cole; A Cloud on Saint AngelOy par M. Cyril Bennett, et Tin^ scènes de la vie de mineur enCornouaille, par M. E. Bosankett.

Le même éditeur promet pour cet été un nouveau recueil de poésies par miss Mary Robinson.

~ Sir Julius Vogel s^occuped^un grand ouvrage sur les îles du Pacifique et sur le canal du Panama, qui sera dédié à M. de Lesseps.

Vargot anglais. — On annonce chez MM. WhittakeretC", à Londres, un nouveau* dictionnaire d'argot anglais, étymologique e: historique, intitulé :

Slang, Jargon and Cant, rédigé par notre compatriote Albert Barrère et M. Charles G. Leland, avec l'assistance de plusieurs lettrés anglais compétents en la matière. M. Charles G. Leland se réserve de publier à \ihe date rapprochée un dictionnaire spécial des américanismes qui n^auraient pas trouvé place dans celui-ci. Slang, Jargon and Cant (sera imprimé à 65o ex. seulement, dont 1 5o réservés à TAmérique, — en 2 vol. in-4*, — sur papier à la forme, au prix de i 1. 11 sh. 6 p. le volume, pour les souscripteurs, soit 39 fr. 65, ou à peu près.

Etats-Unis. — Outre un grand nombre de romans et d'ouvrages de tout genre, D. Appleton et G'*, de New-York, promettent pour ce printemps une His» tory of civilisation, traduite du français de Gustave Ducourdray — Ducoudray, sans doute i ,— Ce sera peut-être un chef-d'œuvre en Amérique.

Un Revenant. — La revue américaine The Har per'*s Monthly annonce la publication dans ses pages de Tautobiographie de Garibaldi.

— Edwin Hodder piépare une histoire des progrès de la civilisation chrétienne pendant ces cent dernières années.

— Voici le résumé des deux bulletins (avril et mai) de la grande maison américaine Houghton, Mitflin et C'". Nous supprimons, autant que possible, les ouvrages dont il a déjà pu être fait mention dans nos colonnes. Gentle Breadwinners, par Catherine Owen, attachante étude sur le sort de la femme condamnée à vivre de son travail ; deux nouveaux volumes ajoutés à PHistoire de la Prusse, de Tuttle, qui vont de j 740 à 1736; le second volume de la traduction du Dante par Ip doyen Plumptre; Paul Patoff, roman par M. Crawford; A/^M tfrtti /e//tfr5, parM. Scudder; un volume de poésies par M. Sill; The Story of Keedon Bluffs, récit fait pour plaire et profiter à tous les âges, par miss Murfree; le 1 1<> volume de la série intitulée American CommonwealthSf consacré au Missouri, et écrit par M. Lucien Carr; The second Son, roman fait en. collaboration par Mrs. Oliphant et M. Aldrich-; Knitiers in the Son, recueil de nouvelles par M. Octave Thanet, etc.

Un « quaterly » bibliographique, — L. Kreichaut, d*Elmira, New-York, annonce une Bibliographie trimestrielle de littérature américaine et anglaise, qui contiendra :i<* la biographie alphabétique de tous les livres, américains publiés pendant le trimestre précédent, avec des notes descriptives et critiques; ^^ la bibliographie trimestrielle de tous les livres anglais; 3<^ une table méthodique des deux listes bibliographiques précédentes ; 4<> une bibliographie des nouvelles publications périodiques ou par livraisons

3ltt

Amérique et en Angli liste des publications anglaises rcîm Éuis-Uniï; 6° une liste des publication

notas nourcaui ; 8° bibliographie des publi

laise

tri m

.rielle;

> lis

:scdiii

analytique des sujets.

■ique [A. C.

s de New-York,

— La série iniitulée les Grands Ecrivi (Hacheue et 0°) va être publiée en Ami Me Clurg et C-, CliLcago). La traduci

B. Anderson.

— Miss Morris, de Morrisiana, ïa publier la correspondance de

siituante des États-Unis (1787), [17CJÎ-94) et second président de li de NiwYork.

— Les éditeurs Putnam continuent leurs monographies des grandes villes des États-Unis {T/ie Grcuf Ciliei of iht Republic). Après The Story of New- York, par M. Cil. B. Todd, nous aurons Ike Story of Washington, par le lïTême, et The Story of Boston, par M. Arthur Gilinan.

Italie. — La Nuova Antologia, de Home, nous apprend que le D'(iiuvannj Zannoni a trouvé dans jjn inanuicrit du XV' siècle la Macaronoe composée par Bassanode Manioue contre les Français, et qui avait

5° une échappé jusqu'ici àtbus lesérudits qui se sont ikcupés de la littérature burlesque. Ce eurieuï petit poème sera publié dans un ouvrage du docteur, intitulé / Preciirsori di Merlin Cocai, chez Lapi, Ciiii del Castetlo.

— Le p'rofesseur Giovanni Franciosj a sous presse un nouveau commentaire de la Divine Comédie, a une bibliographie dantesque en deux volumes intitulée : Nuova Raccolla di scriiti danleschi con giuuta

dic:

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rnale délia Libreria de Milan (îi airil)

le second se in-4°, illustr

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ommencer à paraître dans te année un crand ouvrage oooboisdannieteiteetde

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page, 60 i<mi, pa

lis le litre collectif ; Sforia

ne suit : le Hajje Vmane,

Federico Ra.iel (3 vol.).

rUomo, par

Gl

ivanni Ra

ke(ï vol,), la Terra, V"

Melchiorre Neumayr (li vol.}; /n Pian/a, par Anto. nio Kerner di Marilann (2 vol.J. Il est probable que la série ne s'arrflcra pas là.

— M. Angelo Solerti met la dernière main à une étude sur Torquato Tasso d'après des documents inédits. Elle sera publiée en deux volumes chez Loes-, cher, de Turin, et contiendra un grand nombre de lettres inédites du Tasse et de personnages de son temps.

Islando. — M. Paît Thorkelsson a commencé là publication d'un Dictionnaire islandais -/rançiif (Reikiavilt, Eymundsson; Paris, K. Niisson.)

FRANCE

•ientifiques. — M. Chi

ciété de géographie de . de Dijon nislre de l'instruction pu- 1 senter le Groenland, à l'elTel d'y grés des poursuivre l'étude des phénomènes des régions «lacialet et dea formaiioiis quaternaires, et d'y

Missions littéraires Rabot, membre de 1 Paria, cit chargé, par :

Ltifiquet destinées à

la Faculté des lettres

ion il l'effet de repré-

publique au coo-

ra a Berlin en oc-

Matrat, inspectrice générale honoraire des écoles

recueillir des collections l'Etal.

M.Paul Gaft'arel, profesi

e del

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

maternelles, est chargée d'une mission ayant pour objet d'étudier, au point de vue de l'éducation du premier Age, les expositions universelles de Copenhague et de Barcelone.

M. B. Buisson est délégué du ministère de Tinstruction publique et des beaux-arts à l'Exposition internationale de Melbourne.

M. François, maître de conférences à la Faculté des sciences de Rennes, est chargé d*une mission en Océanie et particulièrement à Tahiti, en vue d'y étudier les polypes coralligènes et les récifs madréporiques.

M. Beauchet, professeur à la Faculté de droit de Nancy, est chargé d'une mission en Suède à l'effet d'y poursuivre des recherches historiques sur l'ancienne législation suédoise.

. Le docteur Ambroise Mon profil est chargé d*une mission en Suisse et en Autriche, à l'effet d'y étudier Torganisation hospitalière et le fonctionnement de renseignement chirurgical.

— M. l'abbé Hyvcrnat est chargé d'une mission en Asie, et particulièrement en Arménie, à Teffet de relever les inscriptions cunéiformes des bords du lac de Van, de rechercher les monuments de Part hétéen en Assyrie, et d'étudier sur place les dialectes néosyriaques parlés dans le bassin du lac d'Ourmiah.

Croix et médailles. — Le Grajdanine annonct que l'empereur de Russie a conféré à M. Alphonse Daudet la croix de Sainte- An ne de troisième classe.

— La Société nationale d'encouragement au bien vient de décerner une médaille d'honneur à M. £m. de Lydcn pour son travail les 144 régiments de ligne , publié par la Librairie illustrée. C'est pour la quatrième fols que M. deLyden est lauréat de la Société d'encouragement au bien. Ont été successivement couronnés : Maître ou Maîtresse, roman ; les Sœurs de charité, \g Secret professionnel, roman.

Très prochainement paraîtra le second volume de V Histoire de nos régiments. Il comprendra les 18 nouveaux régiments d'infanterie, les 3o bataillons de chasseurs, les 4 régiments de zouaves et les 4 régiments de turcos.

Les statues, — Arago. — Le comité de la statue d'Arago a donné à M. Oliva l'autorisation de procéder au moulage. Le grand orateur est représenté debout, enveloppé dans un manteau et professant le cours d'astronomie à l'Observatoire, vers 1844. Il a la main droite levée et esquisse une démonstration.

A gauche est un trépied sur lequel l'artiste a placé la lunette qui lui a servi à mesurer la méridienne de Paris. L'instrument* retient un papyrus sur lequel on a gravé la chaîne de triangles mesurés par Arago

au péril de sa vie, avec cette simple inscription : le Méridien de Paris.

Robert de Sor bon. -- Le fondateur de la Sorbonne va avoir sa s'tatue avec monument commémoratif. Ce monument consistera en une magnifique inscription sur marbre blanc, avec encadrement ciselé, armoiries et a'ttributs décoratifs, surmonté de la statue ou tout au moins du buste. Le monument sera érigé dans la petite église du village où naquit Robert de Sorbon, en 121 1, près de Rcthel.

Condorcet. — Extrait de la séance du conseil municipal de Paris du 7 mai :

Une statue à Condorcet sera érigée sur le refuge situé quai Conti, en face du n<> i3 et symétriquement à la statue de Voltaire. Un concours sçra ouvert à partir du i*' juin entre les sculpteurs français.

M. Francisque Sarcey et V intérêt dans V histoire. — M. Sarcey a consacré sa dernière conférence au « 1814 » de M. Henry Houssaye. C'est une des meilleures qu*il ait faites. Tout pénétré de ce grand sujet de la détresse de la patrie, il a conté avec feu les héroïques batailles des derniers soldats de Napoléon et il a retracé avec une émotion communicative les misères et les douleurs de la France pendant cette période terrible. Il a aussi exposé d'une façon très juste ce qui constitue l'intérêt des livres d'histoire, abstraction faite de leur enseignement:

(c J'avoue, a-t-il dit, que je n'ai pas abordé sans quelque appréhension la lecture de cet énorme volume de 65o pages, tout bourré de documents. Mais il y a certains livres dont on ne peut plus se détacher sitôt qu'on a eu le malheur d'y mettre le nez. C'est un roman que cette savante et consciencieuse histoire de. 1814, un roman d'un intérêt poignant, tout plein de péripéties, que l'on suit avec une passion haletante.

« On pourrait croire que la certitude du dénouement final ôtera de l'intérêt au récit de cette lutte, engagée par un homme ou par un pays contre une nécessité inéluctable. Il n'en est rien. Qu'y a-t-il de plus beau, de plus passionnant que l'homme aux prises avec une puissance plus forte que lui? On sait qu'il sera écrasé; mais le spectacle de ses efforts, souvent heureux, cache aux yeux l'inévitable dénouement. On se prend à espérer; on se dit : Si pourtant tel ou tel fait ne s'était pas produit. Napoléon triomphait, et les alliés repassaient honteusement le Rhin. C'est une bêtise; car, si ce fait ne s'était pas produit, il s'en serait produit un autre, et le résultat eût été le même^ Il n'y aurait eu qu'un temps d'arrêt ou un remous de plus; mais le courant eût repris son invincible marche.

a C'est ainsi que parle la raison froide. Mais la raison n'est guère écoutée. Et cela est fort heureux. Car il n'y aurait plus aucun intérêt dans l'histoire, si l'on n'y trouvait pas à chaque instant de quoi trem-

bler, s^indigner, se désespérer, s^enthousiasmer, si Ton ne passait point à chaque instant par des alternatives de sentiments contraires. »

L'Amateur d'autographes y Tintéressante publication que M. Etienne Charavay dirige avec tant de compétence, prouvant que les intérêts du marchand ne sont pas incompatibles avec l'intérêt historique et litté" raire, contient, dans son numéro de mars-avril, de curieuses lettres inédites signées : Lamartine, Boieldieu, Victor Hugo, Hippolyte Carnot et Gustave Flaubert. ^

La cantate de V Exposition, — Le concours ouvert pour les paroles du poème lyrique : Quatre'Vingt'neufy chant séculaire j qui sera mis en musique et exécuté lors de la distribution des récompenses de l'Exposition universelle de 1889, ayant été clos le 3 1 mars 1888, le jury institué par Tarrété ministériel du 17 octobre 1887 pour juger ce concours s'est réuni au Conservatoire de musique, sous la présidence de M. Théodore de Banville.

Cent soixante et onze poèmes avaient été déposés. Le jury a décerné, à Tunanimité des membres présents :

i^ Le premier prix au poème inscrit sous le n* 8^, et portant pour épigraphe : Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

2® Le deuxième prix au poème inscrit sous le n® 1 33, et portant pour épigraphe : Une pensée dominait tout (Michelet, la Révolution).

L'auteur du poème inscrit sous le n** 84 est M. Louis- Gabriel-Charles Vicaire, né à Belfort le 24 janvier

L'auteurdu poème inscritsous le n<» 1 35 est M.Claude* Louis-Georges Couturier, né à Batignolles (Seine), le 2 août z858.

En conséquence, conformément au règlement du concours, inséré au «/ourit^/oj^c/W. du 29 janvier dernier, une médaille de 3,ooo francs est attribuée à M. Gabriel Vicaire, ex une médaille de 1,000 francs est attribuée à M. Claude Couturier.

Le concours pour la composition de la musique du poème de M. Vicaire sera ouvert ultérieurement.

Le premier Manuel typographique. — M. V. Breton, dsLns l'Intermédiaire, organe des intérêts typographiques (i3 avril), signale un livre rare qui n'intéressera pas que les typographesdeprofession.il se trouve à la Bibliothèque typographique parisienne de la rue de Savoie. En voici le titre tout au long :La science pratique de l'Imprimerie, contenant des instructions très faciles pour se perfectionner dans cet art* Ony trouvera une description de toutes les pièces dont une presse est construite, avec les moyens de remédier à tous les défauts qui peuvent y survenir. Avec une méthode» nouvelle et fort aisée pour imposer toutes sortes d'impositions, depuis V in-folio jusqu'à l'in-cent^vingt-huit^

De plus ony a joint des tables pour sçavoir ce que les caractères inférieurs regagnent sur ceux qui leur sont supérieurs, et un tarif pour trouver, d'un coup d'œil, combien de formes contiendra une copie à imprimer, très utile pour les auteurs et marchands libraires qui font imprimer leurs ouvrages à leurs dépens. Le tout représenté avec des figures en bois et en taille-douce. (Ici un bois représentant saint Bertin sur une barque dont un ange ailé tient les rames.) A Saint-Omer,par Dominique Fertel, imprimeur et marchand libraire, rue des Espées, à l'image de Saint-Bertin. M.DCC.Xlll. avec approbation et privilège du Roi.

C'est, dit M. V. Breton, le premier ouvrage technique sur l'imprimerie qui ait été publié en France.

Le Livre et ses ennemis. — M. Albert Maire, bibliothécaire des Facultés et de l'école de médecine de Clermont, a fait, le 9 mars, une conférence intéressante et utile sur le Livre, ses amis et ses ennemis. Elle est publiée en brochure grand in-8^, chez l'imprimeur G. Mont-Louis, à Clermont-Ferrand. •

Maladies littéraires : la critique et la bibliomanie; Medice, cura teipsum. — Un critique ordinaire du Figaro et autres lieux,. M. Gustave Geftroy, a éprouvé le besoin de faire un devoir d*amplificaiion .sur un texte de La Bruyère :. . . « Dès Pescalier je tombe en faiblesse d'une odeurde maroquin noir,etc. • Tomber en faiblesse est le mot, et nous aurions cru le critique M. Gustave Geffroy plus fort. Toutes les banales plaisanteries ramassées depuis qu'il y a des livres et que quelques-uns les aiment, avec je ne sais quel rehaut de dépit et de haine, dont le mépris du renard pour le raisin qu'il ne peut atteindre donne une assez juste idée, forment le fond de cet article intitulé la Bibliomanie et mis sous la rubrique générale de Maladies littéraires (Figaro, 21 avril). C'est être malade que d'aimer les beaux livres, que de rechercher, les reliures artistiques pour leurs ornements délicats, et les bonnes reliures pour Jes commodités qu*elles offrent au lecteur, que de se passionner pour les premières éditions et pour les éditions rares, qui, toutes, marquent historiquement un pas ou une -étape sur la route de l'art typographique, et qui, sans les biblio* philes, bibliomanes et bibliolâtres, auraient depuis longtemps disparu. On n'a pas le droit de former des collections spéciales et limitées. Celui-ci n'a que des incunables et des gothiques; cet autre entasse les poètes de la Renaissance; celui-là ne veut que des « dix-septième ». Dans le catalogue d'une des ventes de M. le baron Jérôme Pichon, on rencontre le nom de Balzac, mais c'est de Guy de Balzac qu'il s'agit. Il est évident que le baron Jérôme Pichon ne connaît pas l'autre, le moderne. Honoré, non plus que tous ceux qui ne collectionnent pas après 1800 ne connaissent — rien n'est plus indubitable — ni Hugo, ni Gautier, ni Michelet, ni rien de tout ce qui a vécu et de ce qui vit autour d'eux. « Le bibliomane ne recherche que le vieux, qu'il ne lit pas, et il a horreur du moderne, qu'il n'a pas lu davantage. » M. GefTroy en donne

GAZETTE BIBLIOGRAPHIQUE

3tîi

aussitôt une preuve convaincante en se scandalisant que les Contes rémois de M. de Chevigné — contes insipides, à son goût — aient eu, dans le monde bibliophile^ UD si vif et persistant succès.

Mais à quoi bon suivre ce médecin des maladies littéraires dans son diagnostic? S'il se contredit parfois, c'est toujours en répétant ce que tant d'autres ont dit il y a si longtemps. Il ne dédaigne pas de servir à nouveau Tantique plaisanterie :

C'est elle! Dieu, que je suis aise!...

sans l'assaisonner ni même la réchauffer. Tout le reste est aussi neuf et aussi judicieux.

Le bibliomane, affirme-t-il, ne lit pas ses livres; il en est ainsi de toute éternité, et le voilà du premier coup bien au-dessous du critique qui lit et relit tout, y comprisses propres écrits. N'en déplaise à M. Geffroy, il est d'humbles personnes qui, dans ces conditions, préféreraient être bibliomanes.

Mais il se trompe, volontairement ou non. Les bibliophiles et bibliomanes sont de l'avis de leur confrère Jules Richard, l'auteur de VArt de former une Bibliothèque, lorsqu'il dit : « Après avoir profité de tous les biens de ce monde dans la juste mesure de mes moyens et de mes forces, je puis, sans hypocrisie, constater ici que de toutes les jouissances, celles qui proviennent de l'amour des livres sont, sinon les plus vives, tout au moins les plus facilement et les plus longtemps renouvelables.

i ... J'ai toujours remarqué chez les hommes qui aiment les livres de grandes qualités de cœur, une exquise politesse et des instincts généreux de sociabilité.

• D'ordinaire, ilssont à la fois et bonnes fourchettes et beaux gobelets; ils sont galants avec les femmes. L'amour du livre est le commencement de la perfection. ■

Cela expliquerait-il pourquoi M. Gustave Geffroy traite cet amour de maladie ?

Le Bibliophile assassin, — Peut-être est-ce le moment de remettre en circulation cette vieille et bonne anecdote qui, dit la Correspondance de la Presse, n*est pas un conte, mais Thistoire d'un libraire qui mettait en montre chaque matin une introuvable édition de la Bible et la serrait précieusement chaque soir, tout heureux de ne pas Tavoir vendue.

Un jour passe devant sa porte ^in amateur qui avise la Bible en question, entre et marchande le précieux ouvrage.

Le libraire pâlit. On allait lui enlever son trésor.

Alors, pour désarmer Tacheteur, il demande une somme formidable.

L'autre — qui sait? — était peut-être millionnaire:

— Soit! dit-il, j'accepte.

Et déjà il étendait la main vers le livre.

Que pensez-vous que fit le libraire?

Le libraire prit un couteau et, sans plus de cérémonie, le lui planta dans la poitrine — pour l'amour d'une édition rare !

Au procès, on a prétendu qu'il était fou; il était tout simplement bibliophile !

VAthenœum et la maison Quantin; M. de Gubernatis et le volapûk. Il est toujours précieux de savoir ce que l'étranger pense de nous. Ce n'est pas toujours agréable; mais il y a des compensations. C'est ainsi que nous lisons dans VAthenœum (5 mai), une des feuilles littéraires les plus anciennes et les plus autorisées de l'Angleterre : « M. Quantin nous a envoyé un nouveau volume de la magnifique édition qu'il publie des « chefs-d'œuvre du roman contemporain », la Cousine Bette, illustrée de lo dessins par M. J. Gain, gravés par M. Gaiijean et M. Géry- Bichard, dessins que nos artistes et nos graveurs feraient bien d'étudier, tant ils surpassent envivacité et en puissance tout ce qui se fait dans ce pays. »

Le môme journal, parlant du Dictionnaire interna^ tional des écrivains du jour, dit que M. de Gubernatis a sagement choisi, pour publier son œuvre, la langue française comme celle qui est la plus généralement comprise des gens bien élevés. — Un mauvais point au volapûk!

Une nouvelle librairie. — Un Parisien 'que tous les Parisiens connaissent, «Achille», qui dirigeait depuis près de trente années la Librairie Nouvelle, fonde, au coin des boulevards et de la ru£ Laffitte, une librairie que tout le monde ira visiter, et dont la vogue est assurée, car Achille joint à une obligeance à toute épreuve une mémoire incomparable et la science de tout ce qui a paru n'importe où, sur n'importe quel sujet.

C'est une bibliothèque vivante que chacun va consulter.

Coquilles et bévues typographiques, — Voici quelques coquilles recueillies sur les plages anglosaxonnes : Sous les toits, Journal d^un Hereux, par Emile Souvestre (Z'/re PwWw/ier's Weekly, 14 avril);

« Pardon, madame, que je n'aie pas de gant » ; a Un gueuse, by A. Sirven and A. Siegel, 1887. " (R. H. Busk, dans Notes and Queries, 28 avril.)

Ce même mollusque se rencontre également sur les côtes françaises, nous n'avons que trop d'occasions de nous en convaincre. Il y atteint môme des dimensions inquiétantes. C'est ainsi qu'une coquille du Figaro (consultation pour constitution) a amené récemment toute une polémique entre le Moniteur universel et M. Paul de Cassagnac. C'est à ce propos, croyons-nous, que le Pays du 26 avril rappelle quelques célèbres coquilles historiques.

A l'époque où Napoléon I«' fondait les plus grandes espérances sur son projet d'alliance avec l'empereur de Russie, le Moniteur de l'Empire publia un article où il était dit : «Ces deux souverains dont l'union ne peut être qu'invincible... » Or les trois dernières lettres du mot union ayant 'glissé pendant l'impression, l'indignation d'Alexandre np connut

plus de bornes, quand il lut la phrase ainsi dénaturée : « Ces deux souverains dont Vun ne peut être qu'invincible... »

Toutes les rectifications insérées dans les numéros suivants ne purent suffire à détruire Tidée qu'il avait conçue qu'on avait voulu le mystifier.

Un libraire de Dijon avait fait imprimer un grand nombre d'exemplaires du rituel de son diocèse. Dans l'indication des cérémonies se trouvait cette phrase : « Ici le prêtre ôte sa calotte... » Dans le dernier mot, un u perfide vint prendre la place de 1'^ et il est aisé de se rendre compte du scandale qu'excita une pareille erreur; Tinfortuné libraire fut ruiné.

N'est-ce pas \q Journal des Débats qui mit au temps jadis dans la bouche de M. Guizot, parlant à la tribune : «Je suis à bout de mes farces n\ pour : « Je fuis à bout de mes forces ».

 répoque de la mort du prince Jérôme, les journaux annoncèrent sa maladie et les diverses phases qu'elle suivait.

Un soir le bulletin de l'un d'eux était ainsi conçu :

« Un peu d'amélioration s'est manifestée dans l'état du prince ». .

Et le lendemain :

« Le vieux persiste. »

Malheureuse coquille! D'ailleurs parfaitement explicable, puisque dans la casse le compartiment qui contient les m touche à celui qui renferme les y.

ETRANGER

Allemagne. — Une découverte allemande, —Un savant allemand vient de découvrir un document précieux pour l'histoire ou pour le roman. C'est un manuscrit de l'époque shakespearienne(}596] qui contient la description, avec dessins à l'appui, de quatre grands théâtres existant à Londres à cette époque. Ces théâtres contenaient près de trois mille places et étaient d'une architecture irréprochable,- bâtis de pierre et de marbre. Nous demandons le document et les preuves de son authenticité. Et encore resterait-il à déterminer^ la valeur de son témoignage, en face de tant de témoignages opposés contemporains,

— Le Bôrsenverein de la librairie allemande a inauguré le 29 avril son nouveau local, un véritable monument dans le style du xvi* siècle. Les constructions ne couvrent pas moins de 2,65o mètres carrés ; le terrain, estimé à 400,000 marcs, a été offert par la ville de heipzig; les dépenses ne s'en sont pas moins

élevées à près de 700,000 marcs. La façade principale a 100 mètres de développement; elle est à trois portiques, surmontés, pour celui du centre, d'une figure allégorique de la librairie, et pour les autres, des bustes de Gutenberg et de Durer. La grande salle n'a pas moins de 5oo mètres carrés de surface et de 16 mètres de hauteur. La .décoration, qui est loin d'être terminée, consiste en statues allégoriques : science, poésie, etc.; en médailles de bronze et en vitraux. La plupart de ces objets sont des dons particuliers offerts par des éditeurs de différentes villes comme W. Spemann, de Stuttgart; Maller-Grote, dt Berlin, etc.

— Moyennant la modeste somme de 3, 800, 000 marcs (4,75<),ooo francs), la banque Erlanger, de Francfort, s'est rendue propriétaire du journal /a Réforme, de Hambourg; de la maison d'édition J.-F. Richter, de Hambourg, comprenant les propriétés littéraires, Pimprimerie, les annexes et les immeubles de cette maison, que M. Erlanger transforme en société par actions.

Goethe et les Cotta. — Un Allemand, M. Bôhlau, a relevé scrupuleusement les comptes qui ont existé entre Gœthe et ses héritiers et les éditeurs Cotta. Il résulte de cet examen que, de 1793 à iS65, les Cotta ont payé à Gœthe 233,969 florins, et à ses héritiers 270,944 florins, soit une somme totale de 504,913 florins.

Angleterre. — Autographes, — Trinity Collège ^ Cambridge, a récemment acheté à une vente publique de Londres une lettre autographe de Newton, au prix de 63 livres sterling, soit 1,375 francs environ.

— La collection d'autographes du feu lord Londesborough, où se trouvent quantités de lettres de souverains et de hauts personnages historiques anglais, doit se vendre ce mois-ci à Londres, par les soins de Sotheby, Wilkinson et Hodge.

— Bohémiens, Gipsies et Gitanes. — Il vient de se

fonder en Angleterre une société pour l'étude des légendes, de la littérature, de l'histoire et des mœurs des bohémiens {Gipsy-Lore Society), «ous la présidence de M. C. G. Leland. Parmi les membres, on cite H. T. Crofton, vice-président; l'archiduc Joseph de Hongrie, sir Richard Burton, Paul Bataillard, le docteur Alexandre Paspati, David Mac Ritcbie, secrétaire (4, Archibald Place, Edimbourg), etc. Le premier numéro du journal trimestriel publié par la société paraîtra le i" juillet.

Nous aimons à croire qu'on n'a pas oublié de nommer d'office membre de la société notre ami Jean Richepin. ^

— TheAcademy est un des journaux de critique I iité-

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raire les plus autorisés et les mieux informés du Reyaume-Uni. Il s*occupe avec beaucoup de soin et le plus souvent uvec une réelle compétence des questions de littérature étrangère, et il fait à la France ThoDoeur de lui consacrer régulièrement quelques paragraphes sous le titre French Jottings {Notes françaises). Nous lisons souS cette rubrique, dans le numéro du 19 mai : a M. £. Garo et M. Paul Bourget

— peut être les deux critiques les plus populaires de France, représentant la vieille et la nouvelle école

— ont chacun publié, dans le cours de la semaine dernière, un volume presque avec le même titre : Mélanges et portraits, et Études et portraits, »

Et pourtant the Academy a annoncé la mort de M. Ë. Caro en son temps!

11 est, dans le même article, fait mention de la Revue bleu [sic).

Antilles. — Le Bolet in de la Libreria, que Â. Beihencourt et fils publient à Curaçao (Antilles hollandaises), nous envoie son numéro du 19 août, consacré presque entièrement au général José Antonio Paez, à l'occasion de la translation des restes du général à Venezuela. Ce journal nous paraît être, outre un organe politique dont nous n'avons pas à apprécier les tendances, une sorte de catalogue officiel des livres composant le fonds de librairie de la maison A. Bethencourt et fils.

Etats-Unis. — 'La presse à New-York, — Il paraît que New-York est, avec Vienne, la ville la plus polyglotte, typographiquement pariant. On y publie des journaux en français, allemand, espagnol, portugais, catalan, chinois, hollandais, suédois, danois, polonais, hongrois, gallois, bas-allemand et hébreu. Ony compose des ouvrages de ville et de librairie dans toutes ces langues, auxquelles il faut ajouter le russe, l'irlandais et les langues mortes.

Comment on reconnaît un Caxton. — The A merican Bookmaker (avril) donne, d'après M. Blades, certaines règles pratiques pour reconnaître une impression de Caxton, le premier imprimeur anglais. On sait qu'il n'employa jamais ni romain ni italique, qu'il ne connut pas la virgule ni la réclame (il remplaçait cette dernière par une ligne perpendiculaire); mais ces particularités lui sont communes avecLettowet Machlinia, de Londres (1480); Veldencr, d'Utrechi; et Gérard Leeu, d'Anvers, dont les caractères sont presque semblables à ceux de Caxton. Mais une exacte mensuration permet de ne pas s'y tromper. Voici les dimensions de chacune des six sortes de types employés par Caxton ;

N"j. . 22 lignes. . 5 pouces 1/4.

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