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Le Porteur cTeau, couplet napolitain

Que ne suis-je, hélas 1 l'enfant sans demeure

Qui marche courbé sous son tombereau !

Devant ton palais j'irais à toute heure

Criant : « Qui veut d' l'eau? Je suis porteur d'eau. »

Tu dirais : « Quel est cet enfant qui crie ?

« De cette eau qu'il vend qu'il me monte un seau ! »

Et je répondrais : a Cruelle Marie,

Ce sont pleurs d'amour et non pas de l'eau. »

po LL LIVRE

Nous possédons cette page signée et détachée d'un album; au verso se trouvent des vers, également autographes, de M mc Hermance Lesguillon.

90. — Préface cTAntony, drame joué à la porte Saint-Martin le 3 mai i83i.

91. — Première Runa, traduction. — En Russie, tome 1 1 1, p. 1 9 à 23 .

92. — Quatrain sur Bulo\ (reproduit dans la Liberté, du i3 juillet 1875).

Buloz était devenu la béte noire de Dumas; ce dernier lui consacra dans le Mousquetaire une série de Bulo\-y-en a qui le fit condamner le 27 janvier 1854, par la y chambre, à 200 francs d'amende pour diffamation.

93. — Quatrain sur Emilie Dubois; paru dans le Décaméron dramatique ou Album du Théâtre-Français, publié au Ménestrel, 2 bis, rue Vivienne, reproduit dans le Mousquetaire du 29 mars 1 855 ; le manuscrit autographe de ce quatrain a été vendu récemment à l'hôtel Drouot par les soins de M. Eug. Charavay.

94. — Quatrain sur M M Person (reproduit dans l'Evénement du i3 juin i883.)

95. — Quatrain sur un mariage, à rapprocher d'une épigramme imitée de Pouschkine, insérée dans le Monte-Cristo du 25 novembre i858 et ainsi conçue :

Epousez la belle duchesse, Vous êtes riche, elle n'a rien ; Elle ira bien à la richesse Et les cornes vous iront bien.

96. — Quatrains à M Ue Ernestine.Aubourg. Écrits sur l'album de la fille de l'aubergiste de Saint-Jouin près Etretat (Seine-Inférieure) et reproduits dans la France du 7 septembre 1874, ces deux quatrains sont imités l'un de Petœfi Sandor et l'autre de Pouschkine.

Le premier est ainsi conçu :

Deux choses, ici-bas, me font aimer le jour : L'amour 1 la liberté I seuls trésors que j'envie, Pour l'amour, au besoin, je donnerais ma vie, Mais pour la liberté je donnerais l'amour.

Ce quatrain, écrit de la main de Dumas sur l'album de M ,Ie Jeanne Lallart, appartient depuis 1874 à M. Collet, conservateur du musée de Soissons.

btfta^

97. — Les Rameurs; musique d'Auguste Morel; Bernard Latte, éditeur, 1844.

98. — Reichenau; la Psyché, février 1829; Keepsake français, i832.

99. — Le Retour du Saunier. Rêverie. Musique d'Edouard Garnier; à Alfred Hignard, avec une épigraphe tirée des Mémoires d'un médecin; chez J. Benacci-Peschier, 6, rue Laffitte.

100. — Le Rêve de Mignon, mélodie, paroles imitées de Goethe, musique d'Edmond Membrée. — A Madame H. Bertaut. Au Ménestrel, 2 bis, rue Vi vienne; dite par Suzanne de Valgeneuse, au troisième tableau, acte premier, scène troisième, des Mohicans de Paris; Gaîté, 20 août 1864; musique d\A. de Mirecourt, i865; Journal de Monaco, du 26 novembre 1866.

10 1. — Rêverie, n° 14 du manuscrit : Préludes poétiques, reproduit dans le Livre du 10 octobre 1886. Cette poésie commence ainsi :

O toi que si souvent j'avais vue en mes songes, etc.

102. — Rêverie [la Psyché, janvier 1829); cette pièce qu'il ne faut pas confondre avec la précédente, commence ainsi :

L'Océan tour à tour ou s'élève ou s'abaisse.

Elle figure sous ce titre : les Ruines, dans la collection d'autographes de M. Ernest Lemaître, de Laon, elle présente quelques variantes et une strophe en plus que dans la Psyché.

io3. — La Revue nocturne; imitation libre de la ballade allemande de Zedlitz. — Monte-Cristo, des 16 et 23 juillet 1857; Propos d'art et de cuisine; Calmann Lévy, 1877, p. 2544257. La dernière stance manque dans ce dernier ouvrage. — Reproduite dans le Dict. de Larousse à l'article Ballade, mais avec des suppressions et des variantes.

104. — Le Rocher qui pleure (traduit de Lermontof). — - Le Caucase; tome II, p. 264 et 265.

Nous possédons le manuscrit autographe de cette poésie.

io5. — La Romance du Saule {le Monte-Cristo, du i« p octobre 1857).

106. — Le Siècle et la Poésie, 1827; publié en entier en cette même année, dans le Mercure du XIX e siècle, tome XIX, p. 385 et suivantes.

Un fragment de cette pièce, comprenant les vingt-huit derniers vers, a paru dans la Psyché, 9 e vol., 1827.

107. — Le Signe de Croix, tradition populaire, avec une épigraphe reproduisant six vers de Victor Hugo; n° 1 1 du manuscrit les Préludes

poétiques. Cette pièce autographe contient 333 vers : c'est sa longueur même qui ne nous en permet pas la reproduction.

La romance intercalée dans le Signe de Croix a paru dans la Psyché, juin 1826, p. 1 18 à 120; on la retrouve dans le Chansonnier des Grâces, 1827; Paris, F. Louis (air du vaudeville de l'Actrice) sous ce titre : le Plaisir est une rose.

108. — Souvenirs; la Psyché, juillet 1826; cette pièce a paru sous le titre de Souvenir dans le manuscrit : Préludes poétiques dont elle forme le numéro sept. Elle porte pour dédicace : « A ma sœur et, pour épigraphe, quatre vers de Lamartine. Les strophes 19 à 24 n'existent que dans le manuscrit.

109. — Suicide. Le 19 novembre i83i, Dumas écrivait à Ladvocat, l'éditeur de Paris ou le Livre des Cent- Un, la lettre suivante :

a Mon cher Ladvocat, vous est-il égal que je vous envoie, pour ce numéro, la pièce de vers intitulée Suicide et que, pour l'autre volume, je vous donne le Cocher de cabriolet. C'est un joli article à faire qui perdrait à être fait vite; une note indiquerait cette transposition qui me rendrait service. Répondez-moi poste pour poste,

« Tout à vous, Alexandre Dumas, rue Saint-Lazare, 40. »

Le Cocher de cabriolet a en effet paru dans le Livre des Cent-Un; 2 e volume, i832 ; mais le Suicide ne se trouve dans aucun des 1 5 volumes de cette publication, et nous nous demandons ce qu'est devenue cette poésie que la lettre ci-dessus, dont nous possédons l'original, ne permettait pas de passer sous silence.

110. — Sur la Loire; la Psyché, juin 1829; sur le registre que nous possédons et que nous avons déjà signalé, Dumas a jeté au crayon les premiers essais de cette pièce, puis Ta transcrite à l'encre en deux pages et demie, en y ajoutant quelques corrections au crayon qui seraient difficiles à lire, si elles n'étaient rapprochées du texte imprimé.

m. — Sur la mort de M me Dumas mère; Alexandre Dumas, par H. Blaze de Bury; Paris, Calmann-Lévy, i885, grand in-18, p. 314.

112. — Sur la mort de Paul P r (Extrait cTune Ode à la Liberté) (traduit de Pouschkine). — Le Monte-Cristo, du 25 novembre i858. — En Russie, tome II, p. 25 et 26.

n3. — Sur la mort d'une jeune fille (traduit de Joukovsky). — Le Monte-Cristo, du 20 janvier 1859. — En Russie, tome II, p. 139.

1 14. — Sur la tombe cTOline Nester^of.— Le Caucase; p. 292, t. I er .

Elle atteignait vingt ans; elle aimait, était belle, Un soir, elle tomba, rose effeuillée aux vents. O terre de la mort, ne pèse pas sur elle; Elle a si peu pesé sur celle des vivants.

Nous possédons une lettre autographe de Dumas, non signée, dont nous détachons les passages suivants : « Fleurs cueillies à Derbend le 17 novembre (i858), en face de la mer Caspienne sur la tombe d'une jeune fille tuée par son amant (Bestuchef). » Et plus loin : « Tu vois qu'il y a du géranium partout, même en Asie. »

Une fleur de géranium desséchée se trouve jointe à la lettre en question.

C'est le 29 janvier 1888 que M. Eugène Charavay nous a cédé ce précieux autographe, dont les parties ci-dessus reproduites ne sont pas les seules curieuses.

11 5. — Sur Yermolof (traduit de Marlinsky). — Le Caucase, tome III, p. 32.

116. — Le Sylphe; la Psyché, février 1829; Annales romantiques; Paris, Louis Janet, i83o; n Q 3 de l'album manuscrit: Préludes poétiques.

117. — Toast à des décembristes envoyés en Sibérie (traduit de Pouschkine); le Monte-Cristo, du 25 novembre i858; — En Russie, tome II, p. 3o.

118. — Traduction de Sapho; les Etoiles du monde, Paris, Garnier frères, i858, p. 294 et 295; le Monte-Cristo, du 7 janvier i858; V Artiste, juillet 1876.

119. — Les Trois Dons de la Péri. — Premier Don. La Psyché, mars 1829. — Les vers de Dumas sont imités du poème de Lala Rookh, de Moore. — La Psyché de mars 1826 avait publié une traduction, en prose, des Trois Dons de la Péri, par M™ Sétier, femme de l'imprimeur de ce recueil littéraire.

120. — Une Pensée sur mon tombeau (traduit de Choraus) ; En Russie, tome III, p. 3o et 3i.

121. — Venise (l'Avenir national, 26 juin 1866); reproduit avec des variantes sous ce titre : Salut, Venise! Adieu, Venise! par la Grande Revue. — Paris et Saint-Pétersbourg, du i5 septembre 1888.

122. — Vers écrits sur l'album de M. de Beauchesne (Mémoires d'Alexandre Dumas, tome V, p. 253, édition Michel Lévy, 1867).

12 3. — Vers inédits adressés par Dumas à lui-même en apprenant la mort de Méry. (Le Gaulois , 5 novembre i883.)

Cette attribution n'est pas exacte. Méry est mort le 17 juin 1866; or Dumas avait déjà publié ces vers, traduits de Lermontof, sous ce titre : le Sommet des montagnes, dans ses Impressions de voyage en Russie, parues en i865. On les trouvera dans le Caucase, tome II,

p. 266, sous ce titre de Gornaia-Verchina. Nous en possédons le manuscrit.

124. — Les Vers menaçants d ) Alcee; les Etoiles du Monde; Paris, Garnier frères, i858, art. Sapho, p. 290 et 291. — Le Monte-Cristo, du 7 janvier i858.

125. — La Vierge de Gue'rande, prière bretonne, à M me Stoltz; musique d'Auguste Morel; J. Meissonnier et Bernard Latte.

126. — Le Vieux Ckeik, mélodie, musique d'Ernest Reyer, chantée par Edouard Beaucé de POpéra-Comique ; C. Philipp, boulevard des Italiens, 19.

127. — Le Village abandonné (traduit de Nikrassof). — Le Monte- Cristo du 10 mars 1859; — En Russie, tome II, p. 261 à 263.

128. — Vision; nous possédons le manuscrit, probablement inédit, de cette poésie qui a dû être composée vers i858 ou 1859. — Il provient du cabinet d'un amateur parisien qui Ta vendu à l'hôtel Drouot le 19 janvier 1887 (M. Eugène Charavay, expert).

Nous croyons que nos lecteurs liront ces vers avec intérêt :

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