‹ Le Lloyd's de Londres: Organisation d'assurances terrestresChapitre 3 sur 92 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

reconnaître qu'un caractère secondaire dans tous les milieux et à propos de’tous les risques. Nous ne rechercherons pas plus les causes de cet état d'esprit ; aussi bien cette étude dépasserait le cadre de notre question et ne lui apporterait aucune lumière ; mais constatant encore ce fait, nous le mettrons en opposition avec les pratiques d’un pays qui a élevé l’assurance au rang d’une science, et qui en a fait en tout cas une industrie qui n’a pas peu contribué à sa prospérité et à sa réputation en affaires, nous voulons parler de l'Angleterre. C'est dans ce pays, en effet, que malgré les quelques précédents antiques ou modernes qu’on pourrait invoquer, est véritablement née et s’est développée l’assurance. C’est là qu’elle a trouvé un milieu exceptionnellement favorable à son épanouissement : elle y a été comprise et appréciée à sa juste valeur, et encore aujourd’hui c’est d'Angleterre que lé monde entier reçoit des leçons à cet égard.

- Nous dirons plus tard les circonstances, qui ont fait la fortune des associations d’assureurs, mais nous ferons pis dès maintenant entre elles deux grandes distinctions : nat nous séparerons la Compagnie d'assurances, assez semblable à celles que nous observons en France, du Lloyd's, groupement absolument particulier, n’ayant son équirent - valent nulle part, et nous nous proposerons d'étudier les L à règles précises auxquelles ce seul groupement obéit. | D'autre part, parmi les nombreuses opérations pra-

tiquées par le Lloyd’s, nous négligerons volontairement certaines d’entre elles qui ont déjà été étudiées très à fond dans une thèse précédente (1): assurances maritimes, publications intéressant les milieux maritimes... et nous nous attacherons uniquement — sauf dans la partie historique que nous serons obligé d’envisager d’un point de vue général — à dégager les modalités auxquelles est soumise la souscription des contrats d'assurances terrestres (Lloyd’s Underwriters Fire & non-Marine assurance).

Telle est la question dont nous allons ‘essayer de montrer les aspects aussi nombreux qu’importants et au sujet de laquelle nous nous efforcerons de jeter le plus de lumière possible sur une organisation généralement ignorée d’un public qui aurait le plus grand intérêt à en faire une étude approfondie.

(1) Paul Govare. — L'Assurance maritime anglaise (1904).

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