LE VE
de la chaîne ganglionnaire, le pronephros (1), l'otocyste et la bouche. Cette région forme le soma de l'adulte.
8° Récion péÉriprocTrALE (Périprocte) contenant l'anus. Cette région formera le pygidium de l'adulte.
Du fait que la Trochophore est une forme secondaire, on peut conclure que les « Archiannélides » ne sont pas des formes archaïques, mais des formes rétrogradées, comme le montrent aussi certains points de leur organisation. Il faut chercher les formes primitives parmi les Polychètes errantes, parce qu'en dehors d’autres considérations, nous y incite la présence chez ces formes de parapodes se rapprochant le plus du parapode biramé pourvu de cirres, auquel se ramènent des appendices segmentaires de toutes les Polychètes. On doit cependant tenir compte de la considération suivante : les Polychètes sont des formes géologiquement très anciennes, il est donc plus que probable que tous les représentants actuelsde cette classe sont très différents de la forme souche par suite d’adaptations variées.
De la non homologie des trois régions qui constituent les Polychètes résulte que la théorie de la colonie animale ou du Cormus est inexacte pour ces animaux (2) et doit être complètement abandonnée (3).
(1) Je préfère ce terme, car rein céphalique est un terme inexact dérivant de la fausse interprétation du metasoma,
(2) Il est très probable que les Polychètes ont des liens génétiques avec les animaux segmentés (vertébrés y compris). Tout ce qui vient d'être dit plus haut pour les premiers s’appliquerait donc aux seconds. Je me hâte cependant d'ajouter que le lobe céphalique des Polychètes ne correspond pas entièrement à la «tête » des Arthropodes et des Vertébrés. Leur tête en effet est formée d’une partie homologue du lobe céphalique des Polychètes, plus un certain nombre de segments somatiques. La bouche est, par suite, située dans la tête des Arthropodes, mais non dans le lobe céphalique des Polychètes.
(3) Elle est tout aussi inapplicable au Cestodes comme l’a montré Claus (89) et elle est rendue tout à fait inutile pour expliquer le passage des Protozoaires aux Métazoaires par la lumineuse et bien plus satisfaisante hypothèse de Sedgwick (86, p. 205-206). Je ne vois vraiment pas ce qui lui reste si ce n’est une certaine force acquise qui ne la fera pas disparaître aussi vite qu’elle le mérite.
RACOVITZA, 4
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