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tant que c’est dans un but plutôt pratique, et y place comme Malmgren le genre Spinther.
Mac Inrosu (85, p. 1) maintient la famille des Euphrosynidés et donne comme diagnostic « leur forme courte, ovoïde, rendue épineuse par des soies caractéristiques, les rangées de branchies dorsales et la tête caronculée ».
On a vu dans la partie consacrée à l'anatomie du lobe céphalique qu’il fallait considérer les Euphrosyne comme un rameau du tronc des Amphinomiens, évolué dans une direction très définie. Euphrosyne nous présente une forme adaptative très spécialisée qui ne peut être considérée, étant complètement isolée, comme le commencement d’un groupe, ce qui justifierait plus ou moins sa séparation des Amphinomiens. C’est une forme complètement isolée puisque, comme on le verra plus tard, Spinther n’a aucune relation directe avec elle.
Il nous semble done inutile et même fâcheux de séparer les Euphrosyne, et de détruire ainsi la limitation très naturelle de la famille des Amphinomiens.
Ces résultats systématiques qu'en peut tirer de l'étude du lobe céphalique, sont confirmés par l'étude des autres organes ; il n'ya pas lieu ici d’insister sur ce sujet, notre étude se bornant autant que
possible au lobe céphalique.
2 Spinther miniaceus Grube.
Planche III, fig. 22-26.
a) Lobe céphalique.
Historique. — V. Grarr (88) a fait une monographie systématique et anatomique de tous les Spinther connus ; on y trouvera aussi l'historique très complet de la question, ce qui me dispense de le refaire ici.
Y. Graff décrit à l'extrémité antérieure du corps une raie médiane nue, sur laquelle, du côté dorsal, se trouve le tentacule et juste en dessous, sur
la face ventrale, la bouche. Les segments ayant la forme de coins, cet
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orifice est situé en réalité en arrière du premier segment terminal et à contour triangulaire et non pas dans le troisième segment comme cela paraît à première vue.
Le cerveau qui est situé en dessous du tentacule est formé par trois lobes antérieurs et trois lobes postérieurs. Le lobe impair antérieur fournit les deux nerfs optiques, les lobes latéraux les connectifs, Les deux nerfs pharyngiens prennent naissance chacun dans le lobe médian postérieur.
La coupe du tentacule montre une ressemblance assez grande avec la coupe des lamelles dorsales, seulement l'épiderme est bien moins délimité du côté interne et la cavité interne du tentacule est remplie de tissu conjonctif. Des muscles, provenant des septa dorso-ventraux du segment céphalique, pénètrent à l'intérieur du tentacule et en font un organe très contractile. ;
La forme elliptique des Spinther, comme celle d'Euphrosyne et comme celle des Myzostoma, qu’il considère comme voisine des premières, est due au genre de vie sédentaire de ces animaux.
Mac Inrosu (94, p. 57) prétend que la caroncule des ÆEuphrosyne est l’homologue du tentacule des Spinther, seulement la structure de ce dernier est moins complexe.
RacovrrzA (94) soutient que chez les Spinther les palpes, les antennes paires et la caroncule des Amphinomiens ont disparu et que seule l’antenne impaire persiste. Le genre Spinther n'a de commun avec Zuphrosyne que la dérivation d'Amphinomiens à corps allongé, mais leur filiation n’est pas directe. Il admet l'opinion de v. Graff que la forme elliptique de ces animaux est dérivée d’une forme allongée, et il admet aussi que c’est la vie sédentaire qui a amené ces changements,
Extérieur (fig. 22-23). — Le Spinther miniacieus a une forme presque régulièrement elliptique, et suivant l'expression de v. Graff, les lames dorsales forment du côté antérieur et postérieur deux points de convergence, les foyers de l’ellipse. Le grand axe est cependant dépourvu de lames ; il forme une bande unie sur la ligne médiane dorsale, sur laquelle se trouvent situés l'antenne (fig. 22, Ai) avec les yeux de l'animal. Cet appendice, qui décèle à l'extérieur la présence d’un lobe céphalique, est situé un peu en arrière de l'extrémité antérieure, entre le prolongement de la seconde et de la troisième lame dorsale. Il présente un sommet conique, un milieu légèrement renflé,
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