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d’avoir recours, pour délimiter le lobe céphalique, aux connexions nerveuses et alors on peut imaginer une ligne idéale, partant, sur la face ventrale, de la limite antérieure de la bouche ou de la base du palpode, qui passerait en arrière de l’agglomération d'ocèles sur la face dorsale où elle suivrait la limite interne des grandes taches pigmentées antérieures dessinées sur la figure. Cette disposition du lobe céphalique, qui sera confirmée d’ailleurs dans le paragraphe consacré à l'anatomie, présente quelques analogies avec ce qui se passe chez l’'Euphrosyne. *
2 rype. — Clymene lombricoïdes M. Edw. (fig. 40 et 41). — A première vue, l'extrémité antérieure de cet animal ne ressemble en rien à celle du Leïocéphale, mais en y regardant de près on y retrouve exactement les mêmes parties avec seulement quelque chose en plus. L'extrémité antérieure, en effet, est formée par un segment également achète, nettement séparé par un très profond sillon intersegmentaire du segment suivant ; les bords de ce dernier sont évasés et embrassent comme un cornet la base du premier segment,
Ce dernier vu de profil a une forme vaguement quadrilatère. Il se termine en avant par une surface plane, de forme ovale, ayant l'aspect d’une plaque placée obliquement par rapport à l'axe longitudinal du corps, en ce sens qu’elle est inclinée de la face ventrale vers la face dorsale ; c'est la plaque céphalique (Plq), très répandue dans le groupe des Maldaniens, mais qui n'a d’analogue dans aucune autre famille de Polychètes. La limite en est constituée par un repli mince et vertical (b. Plq), qui borde la plaque partout à Fexception d'un petit espace antérieur où se trouve logée une papille arrondie (P), qui n’est autre que le palpode ; le repli portera le nom de bord de la plaque céphalique. Chez le type que nous avons choisi, il présente des crénelures dans la moitié postérieure de son parcours, et il est très élevé au-dessus de la surface de la plaque, avec laquelle il fait un angle presque droit.
Le palpode, dont on connaïit déjà la position, est peu proéminent et beaucoup moins pointu que celui du Leïocephalus. De ses côtés par-
tent deux sillons (8. Org NN.) peu prononcés d’abord, mais qui bien
vite arrivent à êtretrès marqués et s'étendent du palpode vers la face dorsale sur plus d'un tiers de la surface de la plaque céphalique ; assez éloignés près du palpode, à une distance égale à la largeur de ce dernier, les deux sillons vont en se rapprochant et au moment où ils se terminent la distance qui les sépare est très petite. Ces deux sillons ne sont autres que les sillons de l'organe nucal. Ils sont séparés par l’espace décrit plus haut et qui est occupé par la créte de l'organe nucal (cr. OrgN). Cette crête présente une seule différence avec celle du Leïocéphale : c’est qu’elle est bifurquée du côté antérieur dans le voisinage du palpode. Entre les deux branches de la bifurcation se trouve un sillon qui du reste n’a aucune importance morphologique ni physiologique. Les sillons sont bordés en dehors et en arrière par un rebord peu prononcé. |
La bouche située du côté ventral (fig. 6 texte) a la forme d'un orifice circulaire, se trouvant situé vers la moitié antérieure du segment ; elle est limitée en avant par un bord épidermique en continuité directe avec l'épiderme du Palpode, et sur les côtés et en arrière par un bourrelet (D) à gros plis transversaux dont la largeur maxima se trouve sur la ligne médiane. De l’intérieur de l’orifice proéminent des replis qui ne sont autre chose que les replis de la trompe (T). La surface de ce segment, comme celle de la plaque céphalique, sont couvertes de plis variés produits simplement par la contraction musculaire, comme les plis de la paume de la main. La couleur du segment est jaunâtre clair, à peu près de la même couleur que les ceintures glandulaires des segments antérieurs et contrastant avec la couleur rouge-grenat du reste de ces segments.
Le premier segment est aussi formé par la soudure du lobe céphalique avec le premier segment du corps, et la même délimitation théorique peut être établie entre les deux comme pour le Leïocéphale.
3° TYPE. — Pelaloproctus spatulatus (Grube) (fig. 52 et 53). — L'extrémité antérieure de cette grande Annélide est formée par un segment dépourvu de soies et de contour ovalaire; le bord antérieur en estuni, mais sur la face dorsale s’élève sur la ligne médiane longitudinale une très forte crête (J),ipeu indiquée à quelque distance du