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rentes familles ; il faut pouvoir ramener tous les parapodes à la forme initiale, le parapode biramé, dont les modifications ont produit tous les autres. À son tour, le parapode biramé n’est compris que lorsqu'on a pu le ramener à un complexe d'organes sensitifs et d'organes sétigères.De même ces deux sortes d'organes ne sont compris, quelorsqu'on a pu les réduire à un organe plus simple, plus primitif, la paroi épidermique, et lorsque au point de vue histologique on a pu réduire les cellules sétigères et sensitives aux cellules épidermiques non spécialisées.
La même chose peut se dire pour l’encéphale et les organes des sens. La connaissance de l'anatomie et du développement de ces organes chez les différentes espèces de Polychètes ne suffit pas pour arriver à les comprendre, si on ne les ramène pas aux trois régions sensitivo-nerveuses décrites dans ce mémoire. Ces régions sensitivonerveuses ne pourront être comprises que lorsqu'elles auront été réduites à l'organe dont elles dérivent, la paroi épidermique, ce qui permettra de réduire la masse cérébrale et les cellules sensitives aux cellules non spécialisées de l’épiderme.
La même chose doit être faite pour les autres systèmes organiques, et le Polychète en tant que type morphologique ne pourra être compris que lorsque tous les organes auront été ramenés à leur ébauche primitive. Par ce fait même les Polychètes pourront être ramenés à leur souche et les différentes espèces, genres, familles, DORE être rapprochés et ordonnés suivant leur lien génétique.
Ce sont ces idées qui m'ont servi de guide dans cette étude du lobe céphalique et de l’encéphale. Naturellement, les résultats sont loin de répondre au programme, mais je serai heureux si les quelques faits décrits dans ce travail et les quelques interprétations proposées pouvaient aider, en quoi que ce soit, à faire comprendre les Polychètes.
Les résultats exposés plus loin sont déduits de l'étude de plus de familles qu'il n’en est fait mention dans ce travail ; mais comme on a voulu éviter les redites et les descriptions trop longues, on s'est borné à quatre familles très différentes, prises comme exemples suilisants
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pour servir de baseaux conclusions générales. Les familles des Amphinomiens, des Palmyriens et des Maldaniens ont été choisies parce qu'elles étaient complètement inconnues au point de vue anatomique ; par contre, les Lycoridiens avaient déjà été étudiés au point de vue de l'encéphale; mais, étant donné que les résultats obtenus par les auteurs antérieurs paraissaient contredire l'opinion soutenue dans ce mémoire, il a paru nécessaire de montrer que l’encéphale dans cette famille, rentre aussi dans le type général, manifeste chez les autres Polychètes.
Les matériaux utilisés pour la présente étude ont été récoltés à Banyuls (Méditerranée) et à Roscoff (Atlantique), localités si riches en Polychètes. J'en ‘ai eu toujours en grande abondance, grâce à l’admirable installation des deux laboratoires fondés par M. de Lacaze-Duthiers dans ces deux endroits. La large hospitalité qu'on m'a offerte dans ces deux stations maritimes et la bienveillance avec laquelle on a accueilli et satisfait tous mes désirs m’ont beaucoup facilité ma tâche. Je saisis donc avec empressement l’occasion qui m'est offerte d'exprimer mes respectueux sentiments de gratitude à mon maître, M. de Lacaze-Duthiers, et je reste encore lui devoir de vifs remerciements pour les conseils dont il a toujours été prodigue envers moi, et pour la peine qu'il s’est donnée pour me guider dans la difficile science zoologique. Je tiens aussi à remercier M. le professéur Delage des conversations suggestives qu'il a bien voulu avoir avec moi sur les sujets de mes travaux, et mon maître et ami M. le professeur Pruvot qui m'a poussé vers l'étude des Polychètes et qui m'a appris à les connaître en me prenant comme collaborateur des « Matériaux pour la faune des Annélides de Banyuls ».
Il est nécessaire d'exposer en quelques mots le plan suivi dans ce travail. Le résultat des recherches originales et bibliographiques a été d'abord une nomenclature morphologique des différentes parties du lobe céphalique. Il y avait deux manières de présenter cette étude : on pouvait commencer par exposer l’anatomie et l’histologie du lobe céphalique des Polychètes choisis comme exemples en se servant des