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termes usuels ou de périphrases et ne donner la nomenclature nouvelle qu’à la fin. Le lecteur aurait eu ainsi l'impression que cette nomenclature est déduite des faits exposés, ce qui indiquerait la vraie manière dont elle est née dans l'esprit de l’auteur. Mais cela présente aussi l'inconvénient d’allonger forcément la description et de nécessiler une seconde lecture pour faire concorder les anciens noms et les périphrases, aux noms nouveaux. :
Il y a une autre méthode qui consiste à exposer d'abord la nomenclature adoptée et l'appliquer ensuite, du premier coup, à la description anatomique et histologique qui a servi à l’établir. Cette méthode présente l’inconvénient, tout personnel à l’auteur du reste, de faire croire (à tort dans le cas actuel) que cette nomenclature a été établie à priori, qu’on a cherché, en d’autres termes, à faire entrer les faits dans la théorie, et non d'extraire la théorie des faits. C’est cependant cette seconde méthode qui a été adoptée dans ce travail, parce qu'elle
permet un exposé plus court et plus clair.
Le premier chapitre sera donc consacré à la morphologie du lobe céphalique. On a essayé de délimiter cette région du corps, de fixer sa valeur morphologique, ses rapports avec la Trochophore et d’établir la morphologie de son contenu, l’encéphale. Ce chapitre se termine par un résumé qui expose l'ensemble de la morphologie du Polychète et spécialement de son lobe céphalique, et établit en même temps une nomenclature rationnelle de ses différentes parties.
Le second chapitre est consacré à l'anatomie et à la morphologie du lobe céphalique des quatre familles prises comme exemples, et la nomenclature nouvelle y est appliquée intégralement. Chaque famille est successivement passée en revue et la morphologie spéciale pour chacune d’elles est exposée avec les conséquences systématiques qui ressortent de cette étude.
Dans un troisième chapitre est traitée une question connexe, celle de l’organe nucal. 1l y est démontré que cet organe est typique chez les Polychètes et qu'il se trouve représenté chez beaucoup plus de familles qu'on ne l'avait eru jusqu'à présent.
Avec ce chapitre finit la partie anatomique du mémoire et commence la partie histologique. Comme on le verra, le lobe céphalique présente, au point de vue des organes de relation, trois régions de même valeur morphologique quoique d'aspect très différent ; comme il fallait se limiter, une seulement de ces régions a été choisie pour l'étude histologique fine, les résultats généraux obtenus pouvant s'appliquer aussi aux deux autres.
Le quatrième chapitre traitera donc de la structure histologique de la région nucale, chez trois des familles étudiées dans la partie anatomique. La région nucale a été choisie de préférence aux autres, d'abord parce qu’elle est moins connue, et ensuite parce qu'elle est moins compliquée.
Le cinquième et dernier chapitre sera en quelque sorte la mise en valeur des résultats obtenus dans la partie histologique du mémoire et contiendra aussi la bibliographie générale de cette partie. Les conclusions y sont disposées sous forme de propositions découlant l’une de l’autre et précédées chacune d’une sommaire justification, avec renvois aux descriptions détaillées contenues dans les autres chapitres ou aux notes bibliographiques placées au bas de la page. La démonstration commencera par des faits tout à fait généraux et superficiels pour pénétrer de plus en plus profondément dans la morphologie et l’histologie de l’encéphale et des organes sensitifs. La conclusion finale sera atteinte quand le complexe formé par ces organes sera réduit à la paroi épidermique. On partira donc du composé pour arriver au simple.
Le système nerveux stomato-gastrique, les éléments nerveux moteurs et les connectifs ont été entièrement laissés de côté dans ce travail. Ces différentes parties du système nerveux méritent une étude spéciale, que, pour le moment, il ne m'a pas été loisible d’entreprendre.
La bibliographie du sujet a été traitée de différentes manières dans les divers chapitres. Cette manière de procéder se justifie par des
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raisons pratiques faciles à constater. Le renvoi aux mémoires contenus dans l’Index est fait suivant les règles adoptées par plusieurs congrès scientifiques au moyen des deux derniers chiffres de l’année de l'apparition du mémoire.
Les méthodes histologiques employées étant toutes classiques, il n y a pas lieu de les décrire en détail, elles ont été simplement indiquées à propos de chaque figure dans l'explication des planches,
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