‹ Le Lobe Flottant Droit Du Foie Dit Le Lobe De RiedelChapitre 32 sur 57 · DE GE · texte numérisé non relu

DE GE

on incrimine volontiers pour expliquer les troubles, le poids et les déplacements de la masse pseudolobaire, qui semble d’autant moins bien supportée que son volume et sa mobilité sont plus considérables. Chez 3 malades de PENzorpT, par exemple, un lobe de constriction extraordinairement mobile occasionnait les douleurs intolérables. Une de ses patientes fut obligée de garder le lit huit semaines de suite.

En ce qui regarde le mécanisme intime de l’intolérance, on en est réduit à des conjectures. Les tiraillements subis par la masse au niveau de sa jonction avec le foie, entraîneraient de la stase biliaire et sanguine dans le territoire sous-jacent (Lancengucu). La déchivité exagèrerait encore ces mauvaises conditions circulatoires. Le facteur âge (LE- TULLE) joue sans doute un rôle ; le lobe flottant n’est guère douloureux avant 40 ou 50 ans. Les poussées de congestion hépatique comme en font les éthyliques, les gros mangeurs, les dyspeptiques, les diabétiques, etc., nous paraissent dignes de remarque. Elles pourraient rendre compte des succès de certaines laparotomies purement exploratrices. Enfin, la compression des organes voisins, en particulier celle de la vésicule, si elle n'entraîne pas toujours des lésions caractérisées, n’en est pas moins susceptible de déterminer des perturbations fonctionnelles. Quoi qu’il en soit, le lobe de Riedel peut être à l’origine de certains troubles.

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19 La douleur. Le moins inconstant d’entre eux est la douleur.

C’est tantôt une gêne, une sensation pénible de pesanteur ou de plénitude, revêtant une allure continue, tantôt une véritable douleur, vive, aiguë, déchirante même, éclatant spontanément ou à la suite d’un traumatisme. Elle peut procéder par crises paroxystiques, d’une durée de deux à trois Jours (TscHerniNG) et se grefier sur un fond d’endolorissement permanent.

Son siège d'élection est la région hépatique ou épigastrique. Elle atteint souvent les lombes droites : on l’a signalée dans le flanc, dans la fosse iliaque droite au et voisinage de l’ombihic.

Les irradiations de la douleur, variables suivant sa localisation initiale, se font vers l’épaule ou vers le flanc droits, dans le dos, vers la cuisse droite. La position verticale, la marche, les secousses d’un voyage, les changements de position la réveillent ou en augmentent l'intensité. Le repos au lit, le décubitus, l’atténuent souvent.

Une malade de Lancensucx, présentant il est vrai, un lobe flottant gauche, se trouvait soulagée en se couchant sur le ventre.

90 Les auteurs rapportent encore une multitude de troubles, vraisemblablement réflexes, dont beaucoup paraissent en rapport avec l’état psychique du patient. Dans plusieurs observations, les premiers signes morbides se manifestent peu après la découverte fortuite d’un lobe de Rieper jusque-là muet.

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