EU
ANT, 12e
dure, comme selérosée (Terrier et Baupoiw, Lôrez)}, douloureuse à la pression, par suite de la propagation au foie du processus inflammatoire parti des voies biliaires.
20 La masse affecterait la forme d’une langue (CHaurrarD, LôPez).
Or, chez Mme (GC... (1) Riepez trouve un lobe grossièrement triangulaire (et non linguiforme, l’auteur y insiste), muni d’un pôle inférieur arrondi avant fait penser à un rein mobile. Ce lobe n’en recouvrait pas moins une grosse vésicule calculeuse.
Mre Clara K..., (2) relate encore Rie pe, présentait un prolongement hépatique arrondi, aucunement sensible au palper (il existait un point cystique), mais associé à une vésicule distendue, contenant deux gros calculs.
Inversement, un lobe à la fois linguiforme et douloureux peut se voir en dehors d’une grave atteinte du cholécyste.
Mme N..., 42 ans, examinée par Rrepec, le 28 octobre 1887, se plaint depuis 9 ans de douleurs épigastriques survenues aussitôt après un accouchement normal. Ces douleurs qui irradient en arrière à travers l’hypochondre droit, sont augmentées par les mouvements, par la marche ; elles cessent presque complètement au repos, en décubitus. Elles s’accompagnent depuis 3 ans de fréquents vomissements aqueux. Jamais d’ictère ni de colique hépatique.
(1) Voir p. 131, planche IIL, fig. 4.
(2) Voir planche JIL. fig. 6.
SE NTAUEE
À Vexamen, lobe linguiforme, se laissant déplacer vers la ligne médiane ; toute pression à ce niveau, tout mouvement réveille les plus vives douleurs à irradiations dorsales.
L'intervention montre qu’il s’agit bien d’un lobe linguiforme, mais nulle part adhérent, sans trace de réaction inflammatoire. La vésicule blanchâtre, affaissée, ne contient pas de calculs, mais une sérosité épaisse, et de la bile noire.
Amélioration post-opératoire. Reprise ultérieure des accidents et persistance du lobe linguiforme.
Néanmoins, il faut reconnaître que les formes associées à une grave affection de la vésicule ont souvent les caractères que lui ont assignés RiepeL puis le Pr Cumaurranp et Lôvez. Est-ce à dire qu’on doive suivre ces auteurs dans leurs conclusions ? Assurément non.
19 Selon Rrenez, lorsqu'un malade présente des troubles manifestement vésiculaires (coliques hépatiques, accès de vomissements abondants et répétés), la constatation d’une sensibilité spontanée ou provoquée de l’abdomen sous le lobe accessoire, suffit pour affirmer l’existence d’une « tumeur de la vésicule » et pour indiquer la eholécystotomie.
20 Pour LôPez, la languette est symptomatique de la lithiase biliaire arrivée à la phase chirurgicale et elle peut servir à reconnaître les cas frustes ou défigurés de cette affection.
Or, la languette s'associe rarement à une tuméfaction de la vésicule (N. Fressincer) ; elle est loim de coïncider toujours avec la lithiase biliaire. Les
Da) FUN
LME TORS
signes dits « vésiculaires » traduisent aussi bien les lésions importantes (empyème, sclérose, calculs) que les perturbations fonctionnelles de l’organe.
Nos conclusions, beaucoup moins catégoriques, seront les suivantes : l'association d’un lobe de Riedel Hinguiforme ou non, douloureux ou indolore, avec des signes d'affection vésiculaire, doit faire soupçonner : 4° la Jithiase biliaire ; 20 la possibilité d’une grosse vésicule, qui ne seront affirmées que sur d’indiscutables constatations comme la tuméfaction du cholécyste, les images calculeuses à la radiographie, la présence de calculins dans le liquide de tubage duodénal. Cette association ne nous semblé pas constituer à elle seule et dans tous les cas, une indication à l'intervention systématique et immédiate du chirurgien.
B. — FoRME ASSOCIÉE AU CANCER DES VOIES BILIAIRES
LôpPez en connaît 16 cas dont malheuruesement ii ne donne pas la relation.
:MarcæanD en à observé 2 cas.
Rieoez en publie deux observations que nous résumons cl1-après :
40 Une femme de 56 ans (1) se plaint depuis 2 mois uniquement d’anorexie ; aucune douleur. #
L'examen révèle une saillie de la région supérieure droite du ventre, déterminée par un gros foie sous lequel on constate une tumeur piriforme, très douloureuse à la
(1) Rrenez. — Berlin. Klin. Wochscrit. 1888, N° 29.
otre és
pression. Deux semaines plus tard, survient une violente crise dysentériforme qui dure 8 jours, suivie bientôt de douleurs au niveau de la fosse iliaque droite.
Lie 29 mai 1888, l’état de la malade est misérable. La tumeur paraît séparée en deux portions par une rainure peu profonde, dirigée suivant la ligne spino-ombilicale droite. La partie supérieure est représentée par un prolongement hépatique, l’inférieure par une tumeur vésiculaire si compacte qu’on pense à une néoformation.
L'intervention montre la coexistence d’un lobe aberrant et d’une vésicule sous-jacente remplie d’une masse friable et caséeuse.
L'examen histologique en révèle la nature maligne, vraisemblablement sarcomateuse.
20 Mme Scu..., (1) 56 ans, se plaint depuis des années de pesanteurs épigastriques. Depuis six semaines, à la suite d’une chute sur le côté droit du thorax, elle ressent une véritable douleur. L’état général est cachectique. On trouve un gros foie avec languette, atteignant la ligne spino-ombilicale, et de surface inégale.
RreDeL hésite entre cancer du foie et cancer de la vésicule.
Une laparotomie exploratrice, faite le 28 septembre 1891, révèle à côté d’un gros foie nodulaire à languette, un cancer de la vésicule laquelle renferme deux gros calculs.
Au milieu du mois d’octobre suivant, la malade sort de l'hôpital avec un ictère au début.