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ment ; ses contours sont unis sauf à la partie supérieure où l’on note des irrégularités. Elle est mate, mais sa matité est séparée de celle du foie par une étroite bande de sonorité.
L'opération (28 février) montre qu'il s’agit d’un lobus pendulus du foie adhérant par ses faces postérieure et inférieure au côlon transverse et recouvrant une vésicule calculeuse fistulisée dans le côlon. Ablation de la tumeur.
l'examen de la pièce opératoire révèle un cancer du foie heureusement limité au territoire du lobe aberrant.
Le Pr N. Fressincer a observé plusieurs faits de ce genre.
V. — Le lobe flottant est parfois le siège d’une cirrhose localisée
Certains lobes flottants présentent des lésions localisées de cirrhose tandis que le reste du foie de-
meure normal.
Dans une intéressante observation de Cape et Caevazuier (1), il s’agit d’une cirrhose vraisemblablement syphilitique :
Mme C..., 32 ans, a présenté, 1l y a 18 mois, une diarrhée très abondante, surtout matinale, des périodes de vomissements répétés et précoces, de l’inappétence. Ces accidents se seraient accompagnés d’une « grosse vésicule ». Grandement améliorés à la suite d’un séjour à la campagne, ils ont réapparu depuis 2 mois et ont entraîné un amaigrissement de 5 kilogrammes.
Dans les antécédents, on ne relève guère qu’une période
(1) Cape et CnevarziEr. — Jourr de Méd. de Lyon, 1928, p. 473-
Peer ne
Te
d'aménorrhée de 2 à 3 mois, survenue il y a 2 ans, et suivie de métrorragies. La malade est mariée ; elle n’a jamais eu ni enfant ni fausses couches. Son mari est bien portant
À un premier examen, on découvre dans l’hypochondre droit une masse volumineuse, débordant largement les fausses côtes, donnant l’impression d’appartenir au foie ; mais la nature en est très discutable. La malade entre à l’Hôtel- Dieu de Lyon le 16 juillet 1927, pour complément d’enquête. Toutes les explorations demeurent négatives, y compris la radioscopie et la réaction de Borner- Wasser- MANN pratiquée dans le sang.
Au cours des examens ultérieurs, on établit que la tumeur descend jusque dans la fosse iliaque ; sa limite inférieure est difficile à préciser ; elle ne présente pas de bord accrochable. Elle est séparée de la matité hépatique par une bande très nette de sonorité colique ; elle donne le contact lombaire et le ballottement rénal. Un lavement baryté sous écran permet d’éliminer l’hypothèse d’une tumeur de l’angle colique droit. On s’arrête alors au diagnostic de tumeur rénale. Lie DT Santy est du même avis, malgré l’absence d'histoire urinaire et les résultats négatifs de la cystoscopie et de l’examen des urines séparées par cathétérisme.
Le 8 août 1927, le D' Sanry procède à une laparotomie exploratrice : le rein et le côlon sont indemnes. La tumeur est constituée par la « presque totalité du lobe droit du foie, hypertrophié et pédiculé qui pend lacrymiforme sous lereste de la glande, jusque dans la fosse iliaque droite.» Elle est grosse comme 2 poings. Fait remarquable : ce lobe pédiculé est cirrhotique, jaune pâle, dur et ficelé alors que le reste du foie est mou, souple et de coloration normale. Quelques ponctions au bistouri dans la tumeur ne montrent rien de particulier. Les voies biliaires sont indemnes de toute lésion, de toute lithiase.
Malgré un Bordet-Wassermann négatif, on institue un traitement anti-syphilitique mixte (Hg et 914).