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tionnelles précises, comme l’hydronéphrose oligosymptomatique ou muette, comme certains cas de reins polykystiques, ni enfin et surtout pour le rein mobile.
De très nombreux exemples le prouvent.
19 Mme J..., pendant 20 ans de sa vie, fait à peu près réguhèrement tous les 2 ou 3 mois des crises douloureuses très violentes du flanc droit, sans ictère ni fièvre, et qui se terminent par une polyurie abondante et subite.
Reverdin, de Genève, la voit en 1897 et lui découvre dans le flanc droit une masse qu'il prend pour un rein flottant. Comme, à chaque crise, cette masse devenait douloureuse, il pense avoir affaire à une hydronéphrose intermittente par coudure urétérale.
En 1905, à la suite d’une crise plus violente, on constate dans le flanc droit, l’existence d’une masse volumineuse présentant le ballottement rénal et le contact lombaire. On fait alors le diagnostic de gros rein droit et l’on opère.
On trouve un petit rein droit, haut situé, sans aucun indice de ptose n1 d’hydronéphrose ; l’aspect scléreux de ce rein détermine le chirurgien à faire une capsulectomie. L'amélioration est considérable : pendant 2 ans, la malade ne présente aucune crise.
Le PT N. FressiNGEr examine la patiente: en 1908, à l’occasion d’un accident douloureux analogue ; il constate la présence d’une masse ballottante mais ne donnant pas le contact lombaire. Il porte le diagnostic de lobe de Riedel.
Deux ans plus tard, à la suite d’une crise fébrile et particuhèrement douloureuse, survient de l’ictère qui fait rapporter rétrospectivement à la colique hépatique toutes les crises antérieures.
L'opération, pratiquée par le PT Gosser montre qu'il s’agit d’un lobe de Riedel typique, avec cholécystite cal-
culeuse (75 calculs à facettes et un peu de pus). Cholécystectomie ; guérison complète.
Mais les signes physiques du lobe de Riedel persistént,
inchangés ; en 1922 la malade meurt à l’âge de 61 ans d’un æœdème aigu du poumon.
20 Genouvizze (1) examine une femme présentant « des symptômes absolument analogues à ceux du rein mobile, avec légère rétention rénale.
La malade, à la suite d’une chute, avait présenté, il y a deux ans, des symptômes d’hydronéphrose avec anurie et tout était rentré dans l’ordre à la suite d’une néphrorraphie.
11 a y quelques mois les symptômes de rétention avaient disparu et la malade entrait à l'hôpital avec une tumeur qui présentait la forme d’un rein, le contact lombaire, le ballottement, en somme tous les signes objectifs de la néphroptose.
Les antécédents donnaient à penser que la mobilité avait reparu malgré la néphrorraphie et le cathétérisme de l’uretère semblait confirmer ce diagnostic en révélant une rétention rénale de 300 grammes.
L'intervention montra qu'il s'agissait d’une languette hépatique mobile qui fut fixée par deux échelons de catgut. Quant à la rétention rénale, elle guérit par le cathétérisme de l’uretère. L'opération avait montré que le rein était resté bien fixé ».
«Entre un rein mobile et une languette hépatique, ajoute Genouvizee, il est bien difficile d'échapper à une erreur de diagnostic. »
Nombreux sont ceux qui, comme GENOUVILLE,
dl) Genouvizce. — Annales des mal. des jorg. génito-urin., 1898 tome XVI, p. 1281.