‹ Le lobe flottant droit du foie dit lobe de RiedelChapitre 40 sur 55 · SEPT LS · texte numérisé non relu

SEPT LS

Un cathétérisme urétéral montre que la sonde est ‘arrêtée à 6 cm. du méat drort ; la pyélographie ascendante révèle une ptose du rein droit dont le bassinet est distendu et une image d'hydronéphrose d’ailleurs partiellement voilée par les gaz du côlon et par la crête iliaque. Sur le cliché, se remarque, dans le flanc droit, une légère ombre linguiforme descendant du rebord costal. Pourtant seul le rein ptosé retient l'attention. L'intervention prouve qu’on avait affaire à ‘un lobe de Riedel cachant ‘un ren droit prolabé etattemt de distension pyélique.

Une néphropexie amène la guérison.

Chez une malade de Gérarp-Marcraxrt, dont l’observation est rapportée par Juper ({) puis par Pezrer, tous les troubles semblent provenir d’une ptose hépatique. En effet :

Il s’agit d’une femme de 49 ans ayant fait sept grossesses dont une gémellaire et qui, depuis janvier 1901, accuse de l’inappétence, des digestions pénibles avec quelques vomissements, un amaigrissement progressif, un arrêt des règles, d’une coloration jaunâtre de plus en plus marquée des téguments. Les selles restent colorées ; jamais de coliques hépatiques.

À l’examen, le 20 mai 1901, l’hypochondre droit paraît légèrement bombé; le foie déborde de trois travers de doigt. Il est manifestement abaissé (sa limite supérieure est dans le 6€ espace) et augmenté (il atteint 17 cm. de hauteur, un peu en dedans de la ligne axillaire). En continuité avec lui, existe une masse arrondie qui, à gauche, atteint la ligne médiane et en bas dépasse le niveau de l’ombilic de trois travers de doigt ; elle descend jusqu’à la fosse iliaque.

(4) Juner. — De l'hépatoptose et de son traitement par l’hépasopexie. Rev. de Gynécol., 1902, vol. 6, p. 131-148.

Page 1