‹ Le logement de l'ouvrier et du pauvreChapitre 27 sur 44 · SURFACE · texte numérisé non relu

SURFACE

CONSTRllTr..

si; Il l'A CE (lu

.lAllDIN.

Employé au chcmia de fer...

Ouvrier à l'usine à gaz

Employé des ponts et chaussées

3550 fr.

Ouvrier à la manufacture de tabac

Ouvrier mécanicien

Ouvrier scieur menuisier. . . .

Totaux

Capital et

gagé :

1° Achat du terrain 4G3 m. c. 35, à 35 fr. le mètre.. . . 25 4^4.25 5° Dépenses de construction des six maisons 44 321 .00

Total du capital engagé 69 805 25

M. Satre a fait une tentative qu'il se |>ro[)ose de continuer si la crise industrielle vient à diminiuMou à disparaître, en prolitant des leçons de l'expérience pour réaliser certaines économies. Malgré la cherté relative du terrain, il est décidé à nuiintenir le jardin séparé pour chaque famille, qui

E.\ l'KA.NCli:. lîGl

se composeut do 3'2 porsonueri et eufantt?, comme suit :

n'iIAlilTAMS î)i; CHAQLF. .MAISON.

l' li 1 \

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NUMIIItK Dli l'IKCES.

rfiiii; ■Il i; 11 r.

Ticillanl-.

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nrr m..

1 veuve ')

(Ji)i) l'r.

2 iOG fr.

,"> p., rez-(ic-ch.,2 étages.

IG

Rf'venu brut annuel 2 401! IV.

I Impôts des portes et fenêtres ll(1.3j i

riépcuset; \ Assurance incendie, ramonage.. . 11.25 I

ù < Déclaration aiinuellt' des loyers. . .. (1.00 > 17!) IV. déduire. | Extraction des fosses et petites ré- l

\ parations annuelles, timbres, etc. ij.'iO ]

Hevenu net 2 227fr.

Soit un revenu de 3,13 p. 100 sur le capital engagé de (l'JSOôfr. 20 Oisons un revenu minimum de 3 p. 100

peut prciulfc l'iiii' chez elle, éteiuli-e le linge, l'aire pousser quelques légumes ; grâce au jardinet, les enfants jouent sous les yeux de la mère de famille i^t ne vont pas cLerclier dans la rue do jieriiieieuses liabiludes.

" Depuis f|uali-e ans, les loxcrs de M. SaIrcsonI

362 OUKSTION ItliS LOGKMENTîS

parfaitement rentrés; sur 7 oOO francs, il na pas eu 100 francs de non-valeur.

« Les habitations ouvrières constituent, dit M. Salre. le moyen de faire la plus grande somme de bien non seulement sans le moindre sacrilice. mais en faisant le fameux placement du père de famille. Il faut se garder en général de traiter ces questions d'habitations ouvrières trop administrativement, notamment se garder de confier ces travaux à un entrepreneur général, qui, en soustraitant avec les spécialistes de chaque corps d'état, n'a d'autre but que de réaliser les plus gros bénéfices, et cela au détriment de la construction. Il faut que ceux qui s'en occupent y mettent du leur et suivent ces constructions comme si c'étaient les leurs. Un excellent et consciencieux architecte est nécessaire. Au début de nos constructions, nous pensions que rarchitecte faisait tout trop confortablement. Aujourd hui nous reconnaissons qu il avait absolument raison. »

L'ingénieur lyonnais croit qu'il vaut mieux de ne pas tomber dans la cité ouvrière, la caserne à beaucoup d'étages, parce que le bon ouvrier sérieux n'aime pas ce genre d'édifice qui pour lui sent un peu la maison du pauvre guenillardet secouru.

A Lyon, trois hommes de cœur. MM. (ullet. Aynard et Mangini ont réuni à eux seuls 200,000 fr. pour la construction des maisons ouvrières. lU n'ont pas fait appel au public.

fcS' FRANCE. 363

En versant le cinquième du capital souscrit, ils ont commencé un groupe d'immeubles et se sont adressés au crédit pour parfaire ce qui leur était nécessaire. La caisse d'épargne de Lyon possède des réserves qu'elle peut placer pourvu qu'un intérêt de 4 p. 100 lui soit garanti. Les fondateurs ont fait avec elle un traite» qui leur u permis do quintupler leur capital et leur donnera les moyens de construire cinq groupes.

M. Mangiiii s'est mis à la tèle des travaux; il a construit avec une économie dont sa haute compétence lui a donné le secret. Les murs sont en mâchefer aggloméré et le ravalement en plâtre. On a élevé en 6 mois un groupe de 6 maisons renfermant HO logements, (lomme à Rouen, il n y a pas de corridors et, du palier, on entre dans l'appartement. Les logements ont trois pièces de dimensions très grandes et de .*> m. '^0 rie hauteur.

Bordeaux. — Les maisons de M. F. Patto.

A Bordeaux, M. Patto est propriétaire de logements à bon marché situés à proximité du boulevard de ceinture de la ville de Bordeaux. Les logements sont au nombre de 19, séparés par deux hangars. La superficie totale occupée par les logements, la cour, les jardinets est de 1748 mètres. La construction commencée vers I8HI a

;{()'( ulUÎSTION DKS LOGKMCNTS

rlô tcrmiiuM» en ISliM. Kilo a «'lé faite d'une façon al)sohini(Mit (H-<)n()ini(|U('.

IjCS logruicnts soni louôs à des artisans ou ù tics boutiquiers, l/anu-iiagomont intérieur est appi-oprié à la profession du locataire.

La jj;(''raiRe de ICnsernble des immeubles a <'l('! ronliée à une feiniue. la principale locataire liabilanl le u" '•-().') depuis 25 ans. Elle est chargée de percevtur les bn ers. d etfectuer les petites réparations, de louer les logements. Il lui est alloué i p. 100 de connnission et un rabais sur son propre loyer de 2.5 ]>. 100, La probité et la moralité tlu gérant sont une condition indispensable de la bonne administration de ces sortes de logements. (Vest la cbeville ouvrière de Fopération. Il faul élre à ratVùl au jour de paye des ouvriers, afin de leur réclamer le prix du loyer.

Les logements en question n'ont qu'un i-ez-dechaussée.

Depuis 1872, M. Patto a retiré un produit net équivalent à .'i.liO p. 100 du capital dépensé. Linl(''rèt a bMidance à s élever dans son cas. Il recommande d'employer le mode do payement des loyers par mois et davancc.

Nîmes.

La Société d économie popidaire de cette ville ilu jMidi s'est occupée à diverses reprises de la (|uestion des logemenl> ouvriers, .l'extrais du

i;\ iHANc.i;. ."{Im

pi'ocès-vei'bal du 12 l'évriei' les tUHails su i vaut s : ^( Autour de Niines on peut avoir dos icuTains à 2 et 3 francs le mètre. D'après le plan soumis par le vice-président de V Abeille nimoise, il faudrail bâtir sur une superficie de 83 mètres pour obtenir une maison de quatre pièces, avec cour et jardin revenant à 2,4o0 francs.

H II y a trois systèmes (|u"onpeut suivre : s'arlresser à une Compagnie comme à Mulhouse; ou bien verser ses économies entre les nuiins de la Sociéb' de consommation à laquelle on se rattache, et quand le capital est suffisant, on construit; ou bien encore prêter aux ouvriers en hypothéquant la maison en garantie.

« Un quatrième système serait dappliquer les fonds de réserve des Sociétés de consommation à la construction des maisons ouvrières. D'après des calculs minutieux, l'amortissenieut d'une maison revenant à 2,450 francs serait obtenu au 4 p. 100 par un loyer de 220 fr. 35 pendant quinze ans, ou de 180 fr. 27 pendant vingt ans. L'amortissement dune maison revenant à 2,738 francs serait obtenu par un lover de 2'iO fr. 20 en quinze ans ou de 221 fr. 40 en \ ingt ans. Si cet amortissement était j>ayé pendant \ingt-huit ans, il éfjuivaudrait au j)rix d'un loyer ordinaire.

'< Les avantages des cités ouvrières sont nombreux, il faut relever surtout la pro[)rele, le confort et le relèvenu'nt de la \ ie de rainille.

36(j QUESTION l>i:S LOGEMENTS EN FHANCE.

« Une objection est formulée par un membre de la Société d'économie populaire : convient-il que l'ouvrier devienne propriétaire, alors qu'il ne le devient qu'à un âge avancé, au moment où il risque de laisser à ses enfants une propriété immobilière à liquider? Les industries se déplacent en vingt ans. Être propriétaire devient alors une charge. Il serait peut-être plus sage de construire et de louer à prix réduits. C'est la tendance actuelle de la Société de Mulhouse ; car la stabilité de l'ouvrier lii'ut à la stabilit»' de l'industrie qui le fait vivre.

u La Société déconomie populaire de Nîmes, en approuvant le rapport qui vient de lui être soumis sur les cités ouvrières, et en appréciant la valeur des objections qui ont été formulées, nomnuîe a une commission de cinq membres chargée d'étudier la question au point de vue pratique et local. »

Grenoble.

Les autorités municipales et les particuliers les plus au courant de ces questions affirment qu'il n'y a jamais eu de tentative dans cette ville. A (Irenoble comme dans toute l'ancienne province du Dauphiné, les maisons se vendent au détail, c'est-à-dire étage par étage, et même par demiétage, ce qui permet aux classes ouvrières de devenir assez facilement propriétaires. C'est la même chose dans la capitale de l'jîcosse, à Kdimbourij.

LA

OUiSTlON DES lOfiEllHTS EN AllEMAfiNE

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