UN COIN DU PARC
P. Vouillemont, phot.
d'en tirer profit. Toute une installation thermale s'organise; partout on débite aux clients l'eau ferrugineuse... feau rouge... L'abbé Le Ragois, jusqu'en 1725, sa nièce, Claudine Gigot de Pouilly, jusqu'en 1736, puis les sieurs Belamy et LeVeillard exploitent l'établissement. Belamy fait mieux, il multiplie les divertissements, fait fleurir des parterres de roses, édifie une vaste maison avec salons de conversation et de lecture, et prend encore le soin d'ajouter à cette riche construction des salles de jeu, des salles de bal et un théâtre... Enfin, une table d'hôte somptueuse rassemble deux fois par jour autour d'un copieux menu les clients élégants, et lorsque nous aurons ajouté que cette table d'hôte était « gratuite pour MM. les médecins », chacun comprendra la vogue des eaux minérales de Passy. En 1724, Carlet fait jouer un opéracomique intitulé : les Faux de Passy ; on les chante en 1736 dans le ballet des Fêtes galantes (*) ; en 1760, Naquet
(1) Panard et Pontau, dans le Ballet des Fêtes galantes, en 1736, intercalent ce couplet :
De Bourbon l'on m'écrit
Qu'une jeune malade,
Après avoir sans fruit
Sablé mainte rasade,
Par le secours de Gupidon
Avait trouvé sa guérison.
Ceci n'est point une merveille
Et zon, zon, zon,
A Passy, ce dit-on
On voit chose pareille.
Léopold Mars. Les amusements des eaux de Passy. Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, t. I, p. 236.
LES EAUX DE PASSY
fait représenter V Heureuse Méprise ou les Eauùc de Passi/.
Mmc de Tencin, au sortir de la Bastille, vient y rétablir
sa santé délabrée (i); enfin, dans ses Confessions, Jean-