HÉBERT
D'après un croquis de Gabriel appartenant au Musée Carnavalet.
thèque peints en acajou, et les meubles fermant à clef ». Des bandes de toile blanche, cachetées de cire rouge, avaient été tendues sur les fenêtres et les portes ; puis, ces besognes achevées, plus mort que vif, Hébert, encadré de gendarmes, avait dû franchir la Cour des Forges, au milieu des huées et des injures; on « l'emballait » en un fiacre, puis en route pour la Conciergerie, antichambre de l'échafaud !
Fini le beau temps où, dans les tribunes de l'Hôtel de Ville, Hébert était acclamé par « ses portefaix, ses lécheuses de guillotine, ses harpies, ses pétitionnaires » ; sonnée l'heure bénie où le Père Duchesne s'entendait proclamer « l'Idole du Peuple », le « Patriote par excellence ».
Aujourd'hui la foule assurait qu'Hébert, « agent de Pitt », était cause de la disette et qu'il avait payé les tricoteuses qui jadis l'applaudissaient si fort!
Cet effondrement ne fut d'ailleurs une surprise que pour les mal renseignés. Depuis quelques jours, le glas d'Hébert tintait sinistrement. Le 9 ventôse an II, le club des Cordeliers avait déclaré suspect l'hébertisme, et
gendarmerie, mettra en arrestation le citoyen Hébert, demeurant Cour des Miracles, section Bonne-Nouvelle, et le conduira sur-lechamp à la Conciergerie. Les scellés seront apposés sur ses papiers. Paris, le 23 ventôse an II de la République une et indivisible. Le chef de bataillon de la Gendarmerie près les Tribunaux,
BOTOT-DUMESNI.
Dossier Hébert. Archives de la Justice de Paix du Xme arrondissement.
devant le tableau des Droits de l'Homme, recouvert d'un
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voile noir, Carrier, de cette voix sépulcrale qui avait ordonné les noyades de Nantes, avait déclaré : « J'ai été
effrayé de ce que j'ai vu... Ceux-là ne veulent pas de guillotine qui en sont dignes »... C'est par l'affreux Carrier qu'Hébert avait été dénoncé!
En même temps, Camille Desmoulins, dans le cinquième numéro du Vieux Cordelier, « empoignait » le Père Duchesne et cinglait férocement ce « fripon d'Hébert... ce voleur dont les directeurs de théâtre se plaignaient de la recette lorsque autrefois il distribuait des contremarques... cet écrivain de charnier, avilisseur du peuple et de la Convention, dont la feuille, qui fait les délices de Coblentz, pousse au désespoir trois millions de Français... ce scélérat qui boit le vin de Pitt en compagnie de sa Jacqueline »...
Sa Jacqueline, c'est-à-dire la malheureuse femme, l'ex-religieuse ramassée à la « Société fraternelle des deux sexes », ne tardait pas à subir le sort de son mari. Le même jour, à quatre heures du soir, les gendarmes revenaient place des Forges et la « Mère Duchesne », arrêtée à son tour, prenait le chemin de Sainte- Pélagie (*).
(1) En vertu d'un ordre du Comité de Sûreté générale, nous nous sommes transportés chez la citoyenne Hébert, afin de la mettre en arrestation et d'apposer les scellés sur ses papiers, ce que nous avons fait, et l'avons conduit aux Anglaises, rue de Lourcine, n'ayant pas de place à Sainte-Pélagie. A Paris, le 26 ventôse, l'an II de la République française une et indivisible.
Henry, Poupart,
secrétaire commis. secrétaire commis.
Archives nationales. F. 7. 4739.
LA MAISON DU « PÈRE DUCHESNE » (ÉTAT ACTLEl) .
Richard et Bourdon, phot.
Le 1er germinal, Hébert, plus mort que vif, comparaissait devant le Tribunal. L'idée de l'expiation prochaine avait affolé le cerveau de ce misérable pourvoyeur de guillotine, dont la pire infamie s'étale sur le procès-verbal, figurant aux Archives nationales, où, pour salir plus ignoblement Marie-Antoinette, il invoquait le témoignage d'un enfant ivre, tentant de faire déshonorer une mère par son fils.
Après trois jours de débat, le Tribunal prononça la sentence de mort au milieu des applaudissements. A quatre heures de l'après-midi, la charrette conduisait le Père Duchesne à l'échafaud, et lorsque ce gredin vint « éternuer à la petite fenêtre », ce fut un quasi-cadavre que décapita le « rasoir de Sanson » (1).
Quelques jours plus tard, le 13 avril, la Mère Duchesne était à son tour condamnée. Le même public qui avait hué son mari sur le chemin du supplice vint l'insulter pareillement.
« La femme Hébert, écrit Desessart, était presque mourante au bout du trajet fatal, on fut obligé de la
(1) Le jour de l'exécution d'Hébert et de ses complices, Camille Desmoulins fut rencontré sur le Pont-Neuf par deux de ses amis. — Je sors, leur dit-il, de la mairie pour savoir si on a pris les mesures convenables, afin que le supplice de ces scélérats d'hébertistes ne soit pas troublé par le peuple. Ces coquins ont toute la canaille pour eux ; mais je leur prépare un tour de mon métier ; j'ai donné l'idée de porter au bout d'une pique les fourneaux du Père Duchesne.
Fantin-Désodoards. Histoire philosophique de la Révolution de France, t. V, p. 247.
50 LE I,ONf, DES RUES
monter à léchafaud. » En même temps que cette triste mégère, mourait de la même mort un esprit de grâce et de charme, Lucile Duplessis, la veuve de Camille Desmoulins; mais celle-ci expira le sourire aux lèvres, radieuse à l'idée de retrouver celui qu'elle avait tant aimé.
Il y a quelque vingt ans, avant le percement de la rue Réaumur, tout ce vieux quartier Bonne-Nouvelle avait encore gardé un cachet étrange dans le Paris moderne. Il était resté bizarre, populeux et mal famé.
Nous avons raconté dans quelles conditions avaient été édifiés le passage du Caire et les rues avoisinantes. L'inauguration eut lieu en 1798, année où Bonaparte, à la tête de l'armée d'Egypte, venait d'entrer au Caire. De là l'origine des noms donnés au passage et aux rues voisines: rue du Caire, rue d'Aboukir, rue de Damiette, rue du Nil.
Le passage affectait une sorte d'imitation ridicule des bazars orientaux : on appelait la « foire du Caire » ce dédale de petites galeries tortueuses, fréquentées par des plumassiers, des tourneurs en bois, des marchandes de chapeaux de paille, des lithographes et des lingères (*).
(1) En 1808, lorsque David d'Angers vint de sa ville natale à Paris, le logement qu'il occupa, avec un lit de sangle pour tout mobilier, était au dernier étage d'une maison du passage du Caire, bâti alors depuis dix ans.
Le passage n'est qu'une imitation assez gauche des bazars du
A l'extrémité du passage du Caire passait une sentine : la rue des Filles-Dieu. Le nom vénérable des religieuses cloîtrées à qui jadis avaient appartenu tout le quartier servait d'enseigne à une ruelle abominable, puante, à peine large de cinq mètres, bordée de maisons crasseuses, ventrues, disloquées, abritant chacune un ou deux mastroquets. Les portes ouvraient sur le pavé gras; derrière ces portes, les marches d'escaliers noirs. Et la population qui fréquentait ces bouges était à l'unisson...
La percée de la rue Réaumur a jeté bas ce repaire et balayé ces pittoresques taudis ; la place du Caire ellemême s'est modifiée, les têtes de sphinx se désagrègent, les bas-reliefs et les hiéroglyphes imités des sarcophages de Sésostris ou de Ramsès s'atténuent, s'effritent, Des maisons modernes ont tout envahi et je ne puis encore revoir les hautes bâtisses construites dans le fond
pays où notre armée faisait, quand on le construisit, l'expédition d'Egypte.
Il s'appela d'abord la Foire du Caire; c'est un dédale de petites galeries tortueuses, assez animé par le va-et-vient des ouvriers lithographes, des lingères et des marchands de chapeaux de paille. L'industrie des cardeuses de matelas aussi est spéciale à ce quartier. La place triangulaire sur laquelle s'ouvre le passage sert de prétoire à ces bruyantes commères.
La démolition du couvent des Filles-Dieu fit les frais de la construction du passage ; elle fournit le terrain et les matériaux. Les dalles avec lesquelles on pava les galeries étaient faites des pierres tombales des religieuses, effacées sous les pieds des passants.
Edouard Fournier. Promenades historiques dans Paris, p. 207.
de la place sans me rappeler une curieuse histoire qui me fut racontée par Rosa Bonheur, la grande artiste.
Vers 1835, les restes d'une petite chapelle appartenant aux chevaliers du Temple occupaient l'angle actuel de la rue de Damiette. C'est là que notre amie fut « consacrée » par les Templiers! (*)
Le père de Rosa Bonheur, fort épris des cultes bizarres et des religions hétéroclites, s'était lié — quai de l'École, au café du Parnasse, jadis tenu par le limonadier Charpentier, beau-pèrede Danton, avec un nommé Fabre-Palaprat, grand maître des Templiers, car l'ordre du Temple détruit, comme on le sait, par Philippe le Bel, comptait encore en 1835 quelques adeptes, tant en France qu'en Angleterre.
Palaprat, chef de l'Ordre, possédait dans son petit logement le casque, l'épée, la cuirasse de Jacques Molay, le premier grand maître, martyr de sa foi, brûlé vif en 1314 dans l'île de la Cité.
Les Templiers du règne de Louis-Philippe étaient propriétaires de la chapelle gothique délabrée. Dans ces ruines pittoresques ils avaient installé leur autel, leur chaire à prêcher, leurs fonts baptismaux; ils officiaient
(1) Aujourd'hui (1846), la cour des Miracles forme une vaste cour, dont un des côtés est bordé par un immense bâtiment à six étages ; au fond de cette cour, qu'une étroite et sale ruelle fait communiquer à la rue Thévenot, est une école primaire gratuite, qui était occupée autrefois par l'église des Templiers.
Gina.jlt de Saint-F arceau. Les à8 Quartiers do Paris, t. II, p. 267.
selon des rites spéciaux, et la petite Rosa Bonheur dut « passer sous la voûte d'acier ». Les chevaliers de l'Ordre, de braves négociants du quartier, et quelques illuminés parisiens — velus comme des figurants de Lohengrin : grand manteau blanc, croix rouge sur la poitrine, tunique blanche, bottes de daim, l'épée à poignée en croix au côté, sur la tête une toque de drap blanc surmontée de trois plumes, jaune, noire et blanche — avaient croisé au-dessus de l'enfant leurs glaives nus... et c'est ainsi que Rosa Bonheur avait été sacrée « apprentie templière », à deux pas de la Cour des Miracles!
Dans ses admirables Souvenirs entomologiques , M. Fabre nous prouve qu'il est à peu près impossible de soulever un caillou sans déranger des insectes; n'est-il pas également vrai d'affirmer qu'à Paris on ne saurait remuer une pierre sans évoquer des fantômes!
Rue du Cloître. — Rue des Juges-Consuls. — Rue de la Verrerie. — Rue Taille-Pain. — Rue Brise- Miche. — Rue Pierre-au-Lard. — Rue Simonie-Franc. — Rue de Venise. — Rue des Blancs- Manteaux. — Rue Beaubourg. — Rue Aubry-le- Boucher.
C'est décidé; un remaniement très prochain de notre carte parisienne va faire sauter le curieux lacis de ruelles, d'impasses, de culs-de-sac, qui s'enchevêtrent derrière l'église Saint-Merri. Un très vieux quartier, un reste encore intact du Paris d'autrefois, doit disparaître. Les noms seuls des rues vouées à la pioche du démolisseur fleurent à plein nez la langue de Rabelais : rue du Cloître, rue Brise-Miche, rue Taille-Pain, rue Pierre-au-Lard. C'est vraiment le décor choisi, cher à Panurge. où Clopin Trouillefou, la grosse Maheude et la « gente saulcissière du coin » rejoignent, à travers les siècles, le Rempart du Sébasto, Irma la Pommadée, et le féroce Liabeuf !
Nous avons voulu revoir tout ce décor où jadis les
mille métiers de la rue clamaient leurs marchandises; devant ces massives façades de pierre, saumurées par la crasse des ans, passaient et repassaient les débitants de lie de vin, de sauce à l'ail, de sauce au miel, les crieurs « de poivre pour un denier », les vendeurs de « jonchées d'herbes », les chanteurs de complaintes... Aujourd'hui les marchandes de quatre-saisons y poussent leurs voiturettes pleines de choux, de carottes, criant « la pomme de terre au boisseau », mais les métiers ambulants y sont rares. Ces ruelles sombres, ces allées tortueuses, sont en quelque sorte devenues terre d'élection pour les apaches, les filous, les « échoués »; chaque masure, ou presque, héberge quelque louche mastroquet, quelque bar inquiétant où de pâles clients aux yeux de proie, la cigarette collée à la lèvre, jouent au Zanzibar la peau du passant attardé ou une seconde « tournée d'apéros ».
Par-ci, par-là, un camelot en espadrilles galope en criant : « Paris-Sport... Complet des courses... »; il est d'ordinaire le bienvenu; on le guette, on l'appelle, on le consulte aussi, car cette aimable population s'intéresse prodigieusement aux luttes sportives et aux progrès de notre élevage national.
C'est vers six heures du soir — entre chien et loup — qu'il convient à l'amateur pas trop nerveux de promener sa curiosité dans ces ruelles étranges. L'heure de l'absinthe — de « l'herbe sainte » est une heure sacrée pour la grouillante pègre des « rues chauldes ».
État actuel.
N. B. — Ce plan et les plans suivants ont été dressés par notre celant <*o!hibofftrc I îspectev ailles
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Le quartier Saint-Merri en ijgi {tiré du plan de Verniquet).
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Toutefois, les amoureux des vieilles pierres peuvent, sans le moindre risque, parcourir le quartier dans la matinée; c'est peut-être moins original, mais certainement beaucoup plus sûr, car il n'y a pas que des gredins dans les rues dont nous parlons; un grand nombre de travailleurs y passent et repassent: des ouvriers en cottes bleues, des garçons livreurs, des mécaniciens, des apprentis; et il y demeure beaucoup de braves gens pauvres. Il est certain cependant que ces ruelles sinueuses, ces maisons noires, sillonnées de couloirs, de corridors, de caves à double étage, de toits hérissés de fenêtres à tabatière et de tuyaux tumultueux, semblent faites pour étouffer les plongées mystérieuses des malandrins pressés d'échapper aux recherches de la police. Empressons-nous d'ajouter que nos courageux agents, eux aussi, connaissent les terriers où vient gîter le mauvais gibier et qu'en ces chasses aux malfaiteurs les gredins ont affaire à forte partie.
Nous nous contenterons aujourd'hui d'indiquer à nos lecteurs la promenade — je n'ose dire sentimentale — qu'ils pourraient entreprendre dans ce grouillant quartier. Partons de l'église Saint-Merri — (rue Saint-Martin) — suivons la rue du Cloître, la rue des Juges-Consuls, la rue de la Verrerie, la rue Taille-Pain, la rue Brise-Miche, la rue Pierre-au-Lard, la rue Simon-le-Franc, la rue Beaubourg, la rue Brantôme, la rue de Venise, la rue Quincampoix, puis, par la rue Aubry-le-Boucher, rejoignons le boulevard Sébastopol. C'est l'affaire d'une heure environ.
Rue du Cloître. — H y a quelques mois encore la rue du Cloître — ainsi dénommée parce qu'elle traversait jadis le « cloître » de l'église Saint-Merri — avait gardé son caractère d'antique tristesse. Des forêts de madriers, des poutres placées horizontalement, des chevrons de fer soutenaient les maisons branlantes. Aujourd'hui, trois des vieux hôtels qui jadis avoisinaient l'église ont été mis à bas, une section de la rue est devenue chantier de démolition, et les maisons qui subsistent, patinées par le temps, salies par l'usage, semblent toutes surprises de se voir Daignées de lumière. Ce matin, la buée grise qui ouate Paris leur donne un aspect moins rébarbatif, elle estompe leur misère... Le pavé sale et gluant fait corps avec les pans de murs délabrés; on semble traverser un décor construit en bruns cartonnages. Tout y prend une allure pittoresque, depuis l'amusante rampe de fer forgé encore intacte dans l'escalier du n° 16, à la porte massive semée de gros clous saillants, jusqu'aux dix gargouilles monstrueuses, surplombant la rue et couronnant l'abside de Saint- Merri sur laquelle, depuis des siècles, des bicoques sont venues s'incruster, et qui semble quelque gigantesque proue de navire coincée dans une épave biscornue...
Rue des Juges-Consuls. — A droite, la rue des Juges-Consuls. Ce nom seul ne saurait manquer
d'éveiller dans l'âme des Balzaciens le souvenir des scènes de la vie parisienne, où le grand évocateur de
LA RUE DR LA VfcP.RERlE.
F*. Vouillemont, phot.
la « Comédie humaine » donne pour cadre à ses études les ruelles étranges du quartier compris entre Saint- Merri et l'Hôtel de Ville, dont la percée de la rue de
Rivoli a depuis longtemps déjà emporté la majeure partie.
La rue des Juges-Consuls — du nom des fondateurs du Tribunal de commerce (1570) — est d'aspect lugubre. Un vaste hôtel y étale sa façade sombre, ses croisées de fer forgé, sa haute porte écussonnée d'une tête de lion... Mais, au bout de cette rue se profile sur le ciel la silhouette tourmentée d'une antique maison sise rue de la Verrerie. Poussons la porte de la bicoque — portant le numéro 83. — Un écriteau : « A vendre terrain de 820 mètres, avec vieilles constructions », indique qu'il faut nous hâter... La chose est d'importance : cette masure loqueteuse offre un parfait spécimen des étonnants logis de jadis : une cour, des écuries, trois étages de cintres ajourés éclairant un escalier à rampe de bois datant vraisemblablement du xvie siècle... Demain peut-être ce bizarre décor aura disparu !
Rue de la Verrerie. — Que de souvenirs évoque la rue de la Verrerie! Les verriers-vitriers y avaient au xne siècle le siège de leur confrérie; Jacquemin Gringoneur, qui inventa les cartes à jouer pour « l'esbatement de son Roy Charles sixième », y demeurait et aussi l'amiral de Châtillon, massacré lors de la Saint-Barthélémy. En 1672, la rue fut élargie par arrêt du Parlement : « attendu que la rue de la Verrerie est le passage ordinaire du Roi pour aller de son château du Louvre en