Tome ii
— ni -
— Dans les bras de Dieu, mon liis! »
— Puis, rejetant son capuchon en arrière î « Me reconnais-tu? demanda le vieillard.
— Juste ciel! Fra-Eusebio!
— Oui, Fra-Eusebio, qui désormais veillera sur ton ûme comme il a veillé sur ton corps ; Fra-Eusebio, qui t'avait vu et entendu dans la chapelle, lorsque tu te relevas du sein des ombres de la mort... Viens ! je te sauve delà tourmente do ton cœur, je te sauve de toi-même ! «
Ijn^, heure après, le couvent des Augustins avait reçu un nouveau frère que les hommes nommaient autrefois Marcello, et qui, en mémoire de la peinture, voulut être appelé frère Luc. Nul n'entendit plus parler de sa vie ni de sa mort. La vie du monastère n'est-elle pas une mort continuelle? Seulement on aperçut quelque; fois dans l'église des Augiistins un rell-
gieux pâle et mélancolique, agenouillé au pied du maître-autel, et levant sur l'immense tableau qui le décorait des regards de vénération, de mélancolie et d'amour. — » Ce tableau, c'était celui que Pise entière avait porté en triomphe devant le corps de Marcello !
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