‹ Le lotus de la bonne loiChapitre 8 sur 283 · CHAPITRE PREMIER. II · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER. II

prédication où la loi soit proclamée, qu'il désire qu'elle soit grandement entendue, puisqu'il vient de manifester un ancien miracle de cette espèce. Pourquoi celà^ C'est que le Tathâgata vénérable, parfaitement et complètement Buddha, désire faire entendre une exposition de la loi avec laquelle le monde entier doit être en désaccord, puisqu'il a produit un grand miracle de cette espèce , et cet ancien prodige qui est l'apparition et l'émission d'un rayon de lumière.

Je me rappelle, ô fds de famille, qu'autrefois, bien avant des Kalpas plus innombrables que ce qui est sans nombre, immenses, incommensurables, inconcevables, sans comparaison comme sans mesure, qu'avant cette époque, dis-je, et bien avant encore apparut au monde le Tathâgata vénérable, etc., nommé Tchandrasûryapmdîpa, doué de science et de conduite, heureusement parti, connaissant le monde, sans supérieur, domptant l'homme comme un cocher [dompte ses chevaux], précepteur des Dêvas f. w a. et des hommes, Bhagavat, Buddha. Alors ce Tathâgata enseignait la loi; il exposait la conduite religieuse qui est vertueuse au commencement, au milieu et à la fin, dont le sens est bon, dont chaque syllabe est bonne, qui est homogène, qui est accomplie, qui est parfaitement pure et belle. C'est ainsi que, pour faire franchir aux Çrâvakas la naissance, la vieillesse, la mort, les peines, les lamentations, la douleur, le chagrin, le désespoir, il leur enseignait la loi qui pénètre dans la production de l'enchaînement mutuel des causes [ de l'existence ] , qui embrasse les quatre vérités des Aryas, et qui a pour but le Nirvâna. Commençant pour les Bôdhisattvas Mahâsattvas, parfaitement maîtres des six perfections, par l'état suprême de Buddha parfaitement accompli, il enseignait la loi dont le but est la science de celui qui sait tout.

Or autrefois, ô fils de famille, bien avant le temps de ce Tathâgata Tchandrasûryapradîpa, vénérable, [etc., comme ci-dessus, f. lo 6,] il avait apparu dans le monde un Tathâgata vénérable, etc., nommé aussi Tchandrasûryapradîpa, doué de science et de conduite, [etc., comme ci-dessus, f. 1 G 6.] Or il y eut, ô toi qui es invincible, vingt mille Tathâgatas vénérables, etc., qui portèrent tous successivement ce même nom de Tchan- {.ni. drasûryapradîpa, et qui étaient de la même famille et du même lignage, savoir du Gôtra de Bharadvâdja. Dans cette série, ô toi qui es invincible, en partant du premier de ces vingt mille Tathâgatas jusqu'au dernier,

chacun fut un Tathâgata nommé du nom de Tchandrasûryapradîpa, vénérable, etc. Chacun d'eux enseigna la loi. Chacun d'eux exposa la conduite religieuse, [etc., comme ci-dessus, f. 1 1 a, jusqu'à] dont le but est la science de celui qui sait tout, f. 12 a. Or ce bienheureux Tathâgata Tchandrasûryapradîpa, vénérable, etc., quand il n'était encore que Kumâra et qu'il n'avait pas quitté le séjour de la maison, avait huit fds, savoir : Mati qui était Râdjakumâra, Sumati, Anantamati, Ratnamati, Viçêchamati, Vimatisamudghâtin , Ghôchamati, Dharmamati qui était Râdjakumâra. Ces huit Râdjakumâras, fils de ce bienheureux Tathâgata Tchandrasûryapradîpa, avaient une puissance surnaturelle, immense. Chacun d'eux avait la jouissance de quatre grandes îles, où il exerçait la royauté. Ayant appris, ô toi qui es invincible, que le Bienheureux avait quitté le séjour de la maison, et ayant entendu dire qu'il était parvenu à i'état suprême de Buddha parfaitement accompli, renonçant eux-mêmes à toutes les jouissances de la royauté, ils entrèrent aussi dans la vie religieuse à l'imitation du Bienheureux; ils parvinrent tous à l'état suprême de Buddha parfaitement accompli, et devinrent interprètes de la loi. Et ils furent de constants observateurs de la conduite religieuse; et ces Râdjakumâras firent croître sous plusieurs centaines de f. 12 h. mille de Buddhas les racines de vertu [qui étaient en eux].

Or dans ce temps, ô toi qui es invincible, le bienheureux Tathâgata Tchandrasûryapradîpa, vénérable, etc., après avoir exposé le Sûtra nommé la Grande démonstration, ce Sûtra où est expliquée la loi, qui contient de grands développements, qui est destiné à l'instruction des Bôdhisattvas , et qui a été possédé par tous les Buddhas, après s'être couché, en ce moment même, au milieu de l'assemblée réunie, sur le siège de la loi, entra dans la méditation nommée la Place de la démonstration sans fin : son corps était immobile, et sa pensée était également arrivée à une complète immobilité. A peine le Bienheureux fut -il entré dans cette méditation, qu'une grande pluie de fleurs divines de Mandâras et de Mahâmandâravas, de Mandjûchakas et de Mahâmandjûchakas se mit à tomber, le couvrant lui et l'assemblée, et que la terre de Buddha tout entière fut ébranlée de six manières différentes; elle remua et trembla, elle fut agitée et secouée, elle bondit et sauta.

Or en ce temps, ô toi qui es invincible, les Religieux et les Religieuses,

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