CHAPITRE VL
f. 79 b. J^ vais vous témoigner mon affection.] Lisez, «Je vais vous parler, ô Religieux,» et
voyez une note sur cette expression, ci-dessus, chap. m, f. 38 a, p. 362.
L'univers nommé Âvabhâsa.] Il faut lire, Avahhâsa prâpta.
f. 8o a D'aspérités.] Le texte se sert ici d'un mot que je ne trouve pas dans nos dictionnaires,
c'est celui de kaihalyam, suivant le manuscrit de la Société asiatique, et de kathallam, suivant les deux manuscrits de M. Hodgson. Je l'ai traduit comme si c'était un dérivé de kathara, « rude, dur. » Ce terme se trouve égalenaent dans le Lalita vistara, au commencement du chap. V, où mon manuscrit l'écrit kathalya^\ M. Foucaux traduit ce mot par sahle, d'après le tibétain. Je préfère maintenant cette interprétation à celle que j'avais admise, quoique je ne puisse pas déterminer encore avec précision la nuance qui distingue ce mot de celui de vâlakâ (ou hâlakâ], qui dans les livres sanscrits, comme dans les livres pâlis des Buddhistes , désigne le plus souvent le sable. Quoi qu'il en puisse être , la leçon des deux manuscrits de M. Hodgson est une véritable forme pâlie. Ce n'est cependant pas tout à fait avec cette orthographe que ce terme se rencontré dans les livres du Sud : je le trouve en effet vers la fin du Sâmanna phala suita dont j'ai donné une traduction au n° II de ï Appendice : mon manuscrit porte" saftftftara kathalam, «le gravier et le « sable 2. » On en verra encore un autre exemple dans des vers pâlis cités sous le n" VIII de Y Appendice, à l'occasion du trente-deuxième et dernier des signes caractéristiques d'un grand homme. C'est ce terme même que M. R. Rost a proposé , à tort selon moi , de changer couMne' fautif dans une citation qu'il a faite du Manusâra que possède le British Musemn: le manuscrit porte vâlukafn kathalagkârafh , que M. Rost propose de lire vâlukatihalam âggâram, « un tas de sable , des charbons ; » la correction d^agkâram en aggâram est nécessaire et justifiée par la confusion possible des lettres .fta fet ga dans l'écriture barmane ; mais il n'est pas besoin de changer vâlukam kathàla, si l'on admet, comme cela semble nécessaire l'authenticité du mot kaihala ^.
D'ordures et de taches.] J'ai traduit ainsi le mot difficile apagata gûthôdillam,- dont la première partie gûtha est seule connue, du moins d'après le Dictionnaire de Wilson. Quant à la seconde partie, comme elle a une apparence prâkrite, puisque le double l, lia, résulte ainsi
* Laiitatjistaro, f. 26adc mon man. A. * R. Rost, dans Weber, Iniische Studien, t. I,
^ Sâmanna phala sutta, dans Dtgh.nik. f, 55 a. p. 3i8 et 3ig.