HENRI III ET LA LIGUE
gages ne sont pas payés. Le roi leur répond en colère qu'ils risquent à se faire jeter à la Seine dans un sac.
Une nuit, à la suite d'un bal, le roi se rend dans la chambre de son
,iY}t,T'^T'*'^'wripr|r r \\ iw
frère, le duc d'Alençon. Une violente altercation éclate entre eux; le duc d'Alençon est arrêté. Mais il peut circuler dans le château; il en profite pour s'évader avec l'aide de sa sœur, la reine Margot. Les fenêtres de la chambré de cette princesse ouvrent au second étage sur les fossés; à l'une d'elles fut déroulée une forte corde, et le long de cette corde, que tenaient la reine et ses femmes, le duc descendit, « riant et gaussant, s malgré le danger qu'il courait.
Les alarmes précèdent les fêtes et y succèdent. Parfois on fait des perquisitions dans toutes les chambres, même dans celles des dames, pour s'assurer des armes qui pourraient y être cachées. Le château, qui a perdu au midi et à l'ouest son aspect féodal, s'entoure de nouveaux moyens de défense. En attendant le retour de Henri ill, Catherine
Hosted by