‹ Le Louvre et son histoireChapitre 46 sur 67 · LE LOUVRE DE NOS JOURS · texte numérisé non relu

LE LOUVRE DE NOS JOURS

La série de fatalités, qui s'était attachée au Louvre pendant sa construction, s'était continuée en ne lui permettant pas de rester longtemps achevé. Â vrai dire, le palais des Tuileries, que l'incendie avait détruit, nefaisaitpas partie intégrante du Louvre; mais par sa réunion avec lui, il l'avait complété, en devenant un des traits les plus caractéristiques de la physionomie monumentale que présentait leur ensemble. Ses ruines restèrent debout pendant douze ans, comme le témoignage des maux que le génie sauvage de la révolte et de la destruction peut accomplir. Les dégâts causés par le feu au pavillon de la bibliothèque étaient moins considérables; ils furent rapidement réparés, afin qu'on pût installer dans les corps de logis qui faisaient face au Palais- Royal les bureaux du ministère des finances, dont le vaste hôtel, situé rue de Rivoli, avait été également brûlé par les insurgés. Les services de trésorerie de l'État étaient désormais placés au Louvre, non loin de l'emplacement où Philippe le Bel et François l"' avaient eu leur trésor et les bureaux de leur épargne.

Le musée, heureusement préservé, avait conservé toutes ses richesses. Il se dépouilla môme en 1872de quelques-unes d'entre elles, en distribuant 1214 tableaux et 2574 objets d'art aux musées des départe-

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