‹ Le Louvre et son histoireChapitre 48 sur 67 · LV. l.OLIVIiK DE NOS JOTliS. 31'J · texte numérisé non relu

LV. l.OLIVIiK DE NOS JOTliS. 31'J

OÙ François P'' recevait Charles Quiiil, il a laissé subsister les élégants corps de logis où les Valois et les premiers Bourbons ont tenu leiucour brillante. Pendant plus de cent ans, de 1559 à 1066, le Louvre a été la principale résidence du souverain. Aux reflets tragiques ou trioni-

phauts dont il s'éclaire , succèdent les lueurs plus pures que les arts et les lettres répandent, dans ces salles que les rois n'habitent plus et qui reçoivent des hôtes nouveaux. Mais il conserve toujours son aspect de grandeur historique , et la gloire de Napoléon viendra s'y affirmer dans son mariage avec Marie-Louise comme dans les collections réunies par ses victoires. A toutes les époques, il a ressenti l'influence et le contre-coup de nos gloires et de nos revers, de la pros-

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périté publique et des révolutions ; il semble avoir subi l'influence des institutions elles-mêmes, hérissé de tours à toits aigus aux temps du particularisme féodal, nivelant ses faites sur des lignes horizontales, lorsque l'État veut tout aplanir sous une règle uniforme; chaque siècle, cliaque régime, depuis François P'', a mis sur le monument actuel son empreinte qu'il faut se garder d'effacer. Peut-être ses architectes n'ont-ils pas assez respecté l'œuvre de leurs devanciers, notamment en remplaçant l'ordre colossal d'une partie des galeries par la reproduction d'une architecture plus brillante, mais moins sincère. Il faut aussi conserver les initiales comme les inscriptions qui rappellent les titres des constructeurs, et l'on doit espérer qu'un sentiment de justice fera rétablir un jour, en regard de la plaque où le nom de François l" est inscrit, le marbre où l'on rappelait que Napoléon 111 avait achevé le Louvre en 18D7.

Achevé? Le sera-t-il jamais? Abstraction faite de l'ancien palais des Tuileries, n'y a-t-il pas à raccorder les nouvelles constructions de Lefuel à celles de Percier et de Fontaine, au nord de la place du Carrousel. De nombreuses niches attendent encore leurs statues, dans la cour du Louvre. Les portes de la colonnade ne devraientelles pas être accompagnées de piédestaux surmontés de figures allégoriques, tandis que des statues et des trophées figureraient s^r le fronton et sur les balustrades du faite, comme on le voit dans les dessins du temps de Claude Perrault? Et comme si les abords du palais paraissaient irrémédiablement voués aux baraques, n'en a-t-on pas vu construire de nouvelles, au printemps de 1894, pour le service du ministère des finances, sous les fenêtres même d'une partie du musée?

Le musée est aujourd'hui circonscrit dans les bâtiments de la cour et dans ceux dont le pavillon Denon forme le centre. A partir du guichet de La Tremoille, qui forme la limite du Louvre, les corps de logis, qui s'étendent jusqu'au pavillon de Flore, ont été occupés en grande partie par le conseil municipal de Paris et la Préfecture delà Seine, en attendant que le ministère des colonies y fût installé. Le pavillon de Marsan devait être affecté à la Cour des comptes; il est rem-

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