NÉE AU PONT D'ÂIN EN BRESSE, LE 11 SEPTEMBRE 1476. — MORTE EN
Louise de SaToie, fille da comte Philippe de Bresse , fut mariée dès Tâge de douze ans à Charles d'Orléans, comte d'Angoulème. Devenue veuve à rage de dix-huit ans , elle se consacra complètement, dans la solitude du château de Cognac, à l'éducation de son fils, depuis François L A Favénement de Louis Xll au trône elle reparut à la cour. Agée seulement de vingt-deux ans , belle , spiritueUe, passionnée, elle s'y livra à tous les plaisirs, mais sans jamais cesser de se montrer mère attentive et intelligente. 11 paraît qu'à cette époque elle avait désiré épouser le connétable de Bourbon, qui lui prâéra une fille contrefaite , Suzanne de Bourbon, dont Talliance favorisait ses vues sur le recouvrement du duché de Bourbon. Louise ne lui pardonna pas s^ calculs d'intérêt; et la malveillance avec laquelle elle le poursuivit amena l'ambitieox connétable à trahir son pays et son nom.
Lorsque François I devint roi, Louise de Savoie conserva sur lui la phis grande influence et fut nommée par lui r^ente de France à son départ pour ntalie. Après la défaite de Pavie , Louise de Savoie fit preuve de courage et d'habileté dans le gouvernement du royaume , et elle signa en 1529, avec Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-
Bas , pour la délivrance de sou fils , le traité de Cambray, appelé aussi le Traité des Dames. "^
Lorsqu'elle mourut en 1532, à Grez en Gfttinois, on trouva 1,500,000 écus d'or dans ses coffres. L'avidité était un des traits dominants de son caractère. On lit dans les mémoires du temps que plusieurs fois elle retint pour elle l'argent qui devait être envoyé aux armées , et qu'elle fut ainsi la cause de beaucoup des désastres de l'armée française. L'affection réelle qu'elle avait pour son fils, au milieu de son ardeur des plaisirs et malgré son avidité, la protégea toujours dans son esprit.
Louise de Savoie a laissé une sorte de journal que Guichenon a publié dans les pièces jointes à son histoire généalogique de la maison de Savoie. Il le tenait de père Hilarion de Coste , religieux minime, qui l'avait trouvé dans la bibliothèque de Hardy, conseiller au Châtelet. Ce n'est qu'une sorte de mémorandum sans développement , mais où éclate de temps à autre d'ime manière assez heureuse la vive affection et la profonde admiration que Louise de Savoie portait à son (ils. 11 avait été republié dans la collection des mémoires , et je le reproduis ici.
^^^* 8iict«| Chron. et Méni,